Hotel Lux @ Trabendo, 29/10/2018
Neyelia
Journaliste

«Les cinq membres du groupe ont un coté pop au ralenti, et semblent tout droit sortir d'un « gang » de Mods des années 90.»

Créé 29/10/2018
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Soirée British au Trabendo en ce soir pluvieux, quel cliché !

En route donc pour cette petite salle parisienne qui a l'habitude de rapidement se tranformer en fournaise avant même qu'un concert ne commence. Mais ce soir, la chaleur est montée tout doucement.

Hotel Lux, groupe anglais assure la première partie. Clairement, ce n'est pas eux qui ont réchauffé la salle. Les cinq membres du groupe ont un coté pop au ralenti, et semblent tout droit sortir d'un « gang » de Mods des années 90. Assez similaire dans le look et ayant sûrement eu un prix de gros chez un coiffeur qui maîtrise moyennement la coupe de la frange, on assiste a un set qui s'apparente presque à une répétition. Le chanteur affiche une certaine nonchalance et récitant plus qu'il ne chante ses textes. 30 minutes qui n'ont pas déchaîné la foule et laisse un Trabendo encore un peu frisquet.

Set list :
1. Daddy
2. Eddie's
3. Lonliness
4. Vice
5. English
6. N/S
7. Berlin

Mais cela ne va pas tarder à se réchauffer. Changement de plateau pendant lequel on sent le public qui s'impatiente. Et c'est sur un « We like to party » que Slaves, duo anglais formé en 2012, entre en scène et rentre direct dans le lard avec un ‘Sockets' tonitruant, à l'image d'Isaac Holman chanteur et batteur (debout), qui sautillera et tambourinera sur ses fûts avec une énergie qui ne faillira pas tout au long du set. Il sera soutenu par son acolyte tatoué Laurie Vincent qui alterne entre basse et guitare au gré des chansons. L'ébullition monte dans la salle et ça s'agite autant que nos deux anglais sur scène. Eclairés par un ligthshow principalement monochrome à l'image de leur tenue blanche (l'ingé lumière aura trouvé les boutons rose et vert à la fin du set), Slaves déclenche un gros foutoir dans la fosse enchaînant les morceaux plus punchy les uns que les autres. Et quand on croit que c'est fini, Isaac se rapproche de la foule pour discuter ou faire chanter les fans, et ça repart de plus belle.
Ce n'est pas une sangle foireuse qui perturbe Laurie qui maintient tant bien que mal sa basse sur ‘Cheer up London' avant de la lâcher, se lâcher et se jeter dans le public avant ‘The life they wish they had' que le public scande tel un hymne.
Et c'est toujours Laurie qui essuie les problèmes techniques de la soirée et semble embêté par un ampli récalcitrant jusqu'à ‘Where's your car Debbie'. Cela ne l'empêche pas de maltraiter basse et guitare et de monter sur les enceintes au dessus du public pour entraîner la foule dans leur set survolté.
C'est au bout d'une trop rapide petite heure que le concert s'achèvera. Il paraît que plus c'est long plus c'est bon. Slaves nous a montré ce soir que ça peut être vite fait et bien fait, même très bien fait !!

Set list
1. Sockets
2. Bugs
3. Magnolia
4. Fuck the Hi-Hat
5. Live like an animal
6. Cheer up London
7. The life they wish they had
8. Cut & Run
9. Where's your car Debbie
10. Chokehold
11. Photo opportunity
12. Sugar coated bitter truth
13. Beauty quest
14. The Hunter

Report : Hell Haine