Car si le jeudi avait posé ses jalons avec l'énergie frontale de Bring Me the Horizon et si le vendredi avait soulevé la foule autour d'Iron Maiden célébrant un demi-siècle de carrière, le samedi change de braquet. La Mainstage 1 passe en mode nu-metal et metal alternatif, portée par un Limp Bizkit en tête d'affiche qui s'annonce comme l'un des moments les plus attendus — et les plus discutés — du festival. La Mainstage 2, de son côté, offre un après-midi thrash d'anthologie avec Anthrax et Megadeth en fermeture de soirée, ce dernier dans le cadre de sa tournée d'adieux.
Mais c'est peut-être la Warzone qui frappe le plus fort ce samedi, avec une programmation hardcore qui va de Cancer Bats à Hatebreed en passant par les Cro-Mags, alignant sans respiration les groupes qui ont façonné la scène extrême de ces trente dernières années.
Cette journée du samedi est un concentré brut de ce que le Hellfest sait faire de mieux : mettre face à face des générations différentes, des esthétiques contradictoires, des publics qui ne se seraient peut-être jamais croisés ailleurs, et les faire vibrer ensemble autour d'une même religion du son et de l'énergie.
LOCOMUERTE
Mainstage 2, 20 juin, 10h30
Pour lancer cette troisième journée, Locomuerte débarque avec son crossover thrash aux influences hardcore et latines. Les Franciliens sont réputés pour leurs concerts explosifs où riffs musclés et ambiance festive font toujours bon ménage. Malgré un créneau matinal, le groupe ne met que quelques minutes à réveiller le public. Les premiers circle pits apparaissent rapidement et l'énergie communicative du groupe transforme la Mainstage 2 en véritable bagarre bienveillante.
Setlist
Bandolero
Parano Booster
La Bridaga de los muertos
Demonios
Barrio
Los Narcos
La vida loca

DOPE SPELL
Mainstage 1, 20 juin, 11h05
Alors qu’ils ont effectués leur tout premier concert ever trois jours plus tôt, c’est donc carrément au Hellfest, sur les mainstage, en ouverture du troisième jour, que Dope Spell donne le second gig de sa carrière.
Le chanteur en souri rapidement et ironise en annonçant qu’ils réfléchissent déjà aux options pour leur futur troisième set live. Quoi qu’il en soit, avec énergie, le combo 100 % DIY va proposer durant trente minutes leur zique mêlant néo metal, death et hardcore. Guettons avec intérêt leur futur et premier skeud annoncé pour cet automne.

INSANITY ALERT
Mainstage 2, 20 juin, 11h40
Par le Rédacteur en Chef
Fondé à Graz en Autriche, Insanity Alert s'est imposé depuis la fin des années 2000 comme l'une des formations les plus jouissives du crossover thrash européen. Leur recette est simple et imparable : des riffs thrash à toute vitesse, un sens de l'humour aussi décapant que leurs blast beats, et un frontman — Heavy Kevy — dont l'énergie sur scène semble fonctionner à des carburants non homologués.
Sept ans après leur dernier passage à Clisson en 2019, le retour était attendu. 2019-2026 : 7 ans de malheur sans pouvoir se régaler des prestations déjantées de ces fêlés du bulbe et de leur pitre-en-chef, l'infatigable Heavy Kevy ! Ambiance de fête survoltée assurée et incitation à la ripaille sans la moindre modération avec le retour aux affaires d'Insanity Alert, qui plus est en cette journée qui fait la part belle au thrash metal.
11h40 du matin. 32 degrés annoncés. La Mainstage 2 est encore à moitié endormie. Et Insanity Alert arrive comme une boule de flipper incontrôlable dans un couloir d'hôpital. Heavy Kevy débarque sur scène dans sa combinaison habituelle de festivard possédé, et c'est parti pour quarante minutes de crossover thrash aussi subtil qu'une luge lancée sur l'autoroute. La MS2 allait rapidement être retournée, comme elle l'avait été par les passages de Locomuerte un peu plus tôt — et Insanity Alert n'a pas déçu à ce titre.
Le set dévale les classiques du groupe à une vitesse indécente : ''Shredator'', ''Glorious Thrash'', ''Twist-off Betrayal'' — chaque titre fait le travail en moins de deux minutes, et l'ensemble des festivaliers présents, même ceux qui n'avaient pas encore eu leur café, se retrouvent à headbanguer sans avoir vraiment décidé de le faire. C'est là la marque des grands groupes de festival : l'adhésion est automatique, presque involontaire.
Deux moments font sortir le set de la norme habituelle. D'abord, ''Run to the Pit'' — leur déclaration d'amour thrashisé à Iron Maiden, dont la simple évocation à ce festival la veille du headliner le plus attendu de l'édition prend une résonnance particulière. La Mainstage 2 du samedi matin répond avec l'enthousiasme du croyant reconnaissant un cantique. Ensuite, ''Moshemian Thrashody'' : leur version crossover de Bohemian Rhapsody de Queen, absurde, irrésistible, et qui transforme le solo de guitare de Brian May en une débauche de palm-mutes d'anthologie. Le public reprend le refrain avec la ferveur de gens qui ont attendu ce moment toute leur vie sans le savoir. C'est ridicule, c'est génial, c'est Insanity Alert.
Pour clore le tout, le groupe remercie le public avec la même énergie qu'ils avaient en arrivant, c'est-à-dire beaucoup. Bilan : quarante minutes de bonheur thrash pur, un public réveillé pour toute la journée, et le sentiment que ce samedi allait être brutal dans le bon sens du terme.
Par FredH
On peut résumer la prestation des Autrichiens de Insanity Alert à quarante minutes de crossover thrash et de grosses poilades. Durant bon nombre de titres, le frontman hurleur Kevin « Heavy Kevy » Stout et deux acolytes, pancartes en main (vite jetées dans la foule), vont venir haranguer l’auditoire.
Outre les titres de morceaux inscrits (« ALL MOSH / NO BRAIN », « RUN TO THE PIT / MOSH FOR YOUR LIFE » très inspiré de 'Run to the Hills' de Iron Maiden), on pouvait également lire des « THRASH ‘EM ALL », « MOSH », « FUCK THIS SHIT / LET’S CIRCLE PIT », « DETRUISEZ TOUT » ou encore « OUBLIEZ MACRON » ?!.
Remonté comme une pendule, le frontman va déplorer la mort de Freddy Mercury ('Moshemian Thrashody') et s’en prendre à David Guetta ('Why Is David Guetta Still Alive?'), aux nazis, aux politiques, aux footeux. Prescription recommandée en cas de morosité ambiante.
Par Nowa
Originaire d'Autriche, Insanity Alert est l'un des représentants les plus déjantés de la scène crossover thrash. Entre riffs ultra rapides, humour omniprésent et énergie punk, le trio est réputé pour transformer chacun de ses concerts en véritable défouloir.
À peine monté sur scène, le groupe déclenche une avalanche de circle pits et de stage diving. Les morceaux s'enchaînent à toute vitesse dans une ambiance aussi festive que chaotique, faisant de la Mainstage 2 l'un des endroits les plus agités du festival en ce début de journée.
Heavy Kevy — chant
Andreas Pronegg — guitare
B.Bonecrusher — guitare
Skuggs — basse
Misch — batterie
Setlist
Glorious Thrash
Chronic State of Hate
A Skullcrushin' Good Time
I Come / I Fuck Shit Up / I Leave
Moshemian Thrashody
Why Is David Guetta Still Alive?
Shredator
All Mosh / No Brain
Run to the Pit

ESCUELA GRIND
Mainstage 2, 20 juin, 13h10
Escuela Grind n’est clairement pas venu au Hellfest pour faire figuration. En quarante minute, le groupe mené par sa survoltée de chanteuse nommée Katerina va tout dévaster avec leur mélange de Grindcore / Brutal Death / HxC.
Attendez que je vérifie, « On est bien en mainstage, pas en Warzone ? ». Lancés par le growleuse frontwoman, les wall of death et autres circle pits vont s’enchainer sans interruption. Grosse beigne dans la che-tron.
THORNHILL
Mainstage 1, 20 juin, 13h55
On baisse un peu dans la violence (encore que) avec Thornhill. Pour leur premier arrêt au festival de l’enfer, les Australiens sont accueillis chaleureusement. En délaissant quelque peu son metal alternatif originel pour quelque chose plus orienté metalcore moderne, le quartette a probablement gagné en efficacité (et perdu en nuances).
Cela étant dit, il faut admettre que les refrains rassembleurs et les gros riffs écrasants (comme la chaleur du jour) sont plébiscités par l’auditoire. Très communicatif, le frontman Jacob Charlton motive la foule par ses « Wake the fuck up » réguliers. Vu les poings levés, la succession de vagues de slammeurs et un maousse wall of death observés, le job est fait et bien fait.

HOUSE OF PROTECTION
Mainstage 1, 20 juin, 13h55
Par FredH
C’est avec une bonne dizaine de minutes de retard que House Of Protection prend possession de la MS1. Le combo mené par Stephen Harrison (vocaux-guitare) et Aric Improta (vocaux-batterie) propose une sorte de fusion joyeusement foutraque, mêlant l’électro, le metalcore et le hip-hop (des « Yo-yo » à go-go).
Accompagné par deux-trois complices en invités sur certains morceaux, le tandem principal fait télescoper riff furieux, samples technos et basse dubstep. A un moment du set, Aric lâche ses baguettes pour descendre aux barrières de sécu et haranguer la foule. Mais me direz-vous, où est le sixcordiste Stephen pendant ce temps-là ? Réponse : ledit acolyte a disparu pour mieux réapparaitre pour œuvrer assis, à plus de quinze mètres de haut sur une petite plateforme du dernier échafaudage de la Mainstage. Un gig de barrés pour deux sympathiques frappés du ciboulot qui font du bien.
Par Nowa
Projet porté par des figures issues de la scène hardcore moderne, House of Protection mélange influences metalcore, électronique et post-hardcore avec une approche très actuelle et nerveuse. Un groupe encore jeune mais déjà taillé pour les scènes de festival.
Dès les premières minutes, le groupe impose un rythme intense et sans respiration. Les breakdowns lourds et les passages électroniques font réagir un public encore en train de monter en puissance. La prestation est courte mais efficace, avec une vraie énergie moderne qui tranche avec le reste de la matinée.
Setlist
Pulling Teeth
Learn to Forget
It’s Supposed to Hurt
Fuse
Better Off
Godspeed

CANCER BATS
Warzone, 20 juin, 15h25
Formés à Toronto en 2004, les Cancer Bats sont devenus au fil des années l'un des groupes de hardcore les plus fiables du circuit festival. Leur cocktail brasse punk, hardcore, sludge et stoner avec une urgence qui ne faiblit pas d'un album à l'autre. Concassant à l'envi punk, hardcore et metal, les Canadiens proposent un cocktail brut où la rugosité du riffing et la sauvagerie du chant se taillent la part du lion. Groupe de scène par essence, c'est sur les planches et dans le pit que le cocktail Molotov musical cancerbatien prend tout son sens. Les prestations de 2011 et de 2019 sont passées à la postérité.
Un troisième passage au Hellfest pour les Canadiens, et le constat reste le même : la Warzone est leur territoire naturel. Le set est dense, sans fioriture, Liam Cormier arpentant la scène avec l'intensité d'un homme qui a quelque chose à prouver. La chaleur des 32 degrés se marie assez bien avec leur son de fournaise, et la fosse répond avec l'enthousiasme attendu. Rien de révolutionnaire par rapport à leurs précédentes visites, mais une valeur sûre du genre exécutée proprement et avec engagement. Le set manque peut-être du coup d'éclat qui marque, mais pour les amateurs de hardcore direct et sans détour, c'est du bonheur pur.
Liam Cormier – chant
Jackson Landry – guitare
Jaye R. Schwarzer – basse
Mike Peters – batterie

SIDILARSEN
Mainstage 1, 20 juin, 15h25
Par FredH
C’est face à une foule bien dense que Sidilarsen va livrer une prestation des plus explosives. Du premier ('Comme on vibre') au dernier morceau ('Des milliards' avec son refrain repris a cappella par l’auditoire), le public à réagit à la musique survoltée du combo toulousain. Leur mélange de riffs percutants et de beats électroniques est redoutable d’efficacité sur scène ('Le Meilleur est à Venir', 'Back to Basics', 'ON VA TOUS CREVER').
Très communicatif, le chanteur David Cancel a multiplié les échanges avec le public (« Est-ce que vous êtes prêts à vibrer ? / Est-ce que vous êtes prêts à jumper ? »), dénonçant notamment toutes les formes de violences exercées ('Adelphité'). Voilà un concert aussi fédérateur qu’intense. On en redemande.
Par Nowa
Valeur sûre de la scène alternative française, Sidilarsen transforme la Mainstage 1 en véritable machine à groove militant. Leur mélange de metal, d’électro et de textes engagés fait une nouvelle fois mouche auprès d’un public déjà bien chaud en milieu de matinée.
Le groupe enchaîne les titres avec une énergie constante et une forte interaction avec le public. Les refrains fédérateurs sont repris en chœur, et l’ambiance monte progressivement jusqu’à un final très efficace. Une prestation solide, comme toujours avec Sidilarsen.
Setlist
Comme on vibre
Intox
MONEY GAME
Adelphité
Le meilleur est à venir
Back to Basics
ON VA TOUS CREVER
Des milliards

CRISIX
Mainstage 2, 20 juin, 16h10
Par FredH
Au royaume des doux frappadingues, Crisix ne laisse clairement pas sa place. Trois ans après son dernier passage (pour remplacer au pied levé Incubus), le quintette est revenu retourner les scènes principales. « It’s good to be back lâche le chanteur Juli Baz « Bazooka » Sánchez dès son entrée.
Les morceaux thrash vont s’enchainer sans temps mort, tout comme les wall of death dans l’auditoire. Vu les titres des chansons ('G.M.M. (The Great Metal Motherfucker)', 'Bring 'em to the Pit', 'Fast Music' avec Arthur Alternatif de Downterra en guest vocal, 'Ultra Thrash' pour lequel le guitariste Marc « Busi » Busqué Plaza ira au milieu de la foule), il n’y a pas tromperie. Au cours du set, Sylvain Demercastel de Savage Lands vient annoncer que les Espagnols rejoignent le mouvement. La clique en profite alors pour nous envoyer un medley de reprises en mode missile ('(You Gotta) Fight for Your Right (To Party!) ' des Beastie Boys Fight for Your Right' / 'Walk' de Pantera / 'Antisocial' de qui vous savez). Une vraie boucherie qu’il ne fallait pas rater.
Par Nowa
Les Espagnols de Crisix débarquent en mode rouleau compresseur sur la Mainstage 2. Leur thrash ultra rapide et leur humour permanent transforment immédiatement le pit en zone de chaos contrôlé. Le groupe ne laisse aucun répit au public avec une succession de morceaux rapides et efficaces. Les circle pits s’enchaînent, et l’énergie reste constante du début à la fin du set.
Setlist
Leech Breeder
G.M.M. (The Great Metal Motherfucker)
Bring 'em to the Pit
Full HD
Get Out of My Head
Fight for Your Right / Walk / Antisocial
Fast Music
Ultra Thrash

ENHANCER
Mainstage 1, 20 juin, 16h55
Par le Rédacteur en Chef
Le retour d'Enhancer au Hellfest faisait incontestablement partie des événements de cette édition 2026. Plus de quinze ans après sa séparation, le groupe emblématique de la Team Nowhere retrouvait une scène qui semblait taillée pour lui. À cela s'ajoutait une promesse alléchante : plusieurs invités prestigieux devaient venir célébrer avec eux cette page importante de l'histoire du neo metal français.
Autant le dire d'emblée : j'attendais énormément de ce concert. Quelques jours auparavant, j'avais eu la chance d'assister à leur prestation au Forum de Vauréal. Dans une salle à taille humaine, Enhancer avait livré un concert incandescent, porté par une proximité avec le public et une intensité de chaque instant. C'est précisément cette comparaison qui rend ce passage au Hellfest un peu frustrant.
Pourtant, tout semblait réuni. Les premiers morceaux installent immédiatement l'univers du groupe, entre riffs massifs, samples électroniques et refrains fédérateurs. Le public répond présent, heureux de retrouver une formation qui a marqué toute une génération de fans de fusion française.
Musicalement, le groupe reste solide et les titres ont remarquablement résisté au temps.
Le concert prend une autre dimension avec l'arrivée des invités. Niko de The Arrs rejoint le groupe sur ''Hardcore Version Dancefloor'', avant que Joey Starr ne fasse son apparition pour interpréter ''J'arrive'' puis ''Qu'est-ce qu'on attend'', offrant un joli clin d'œil aux racines rap qui ont nourri toute une partie de la scène fusion française. Les références à Pleymo viennent compléter cette réunion de famille particulièrement attendue. Sur le papier, difficile d'imaginer affiche plus séduisante.
Et pourtant…
Je n'ai jamais retrouvé la déflagration ressentie quelques jours plus tôt à Vauréal. Était-ce l'immensité de la Mainstage ? Une prestation plus calibrée pour un festival ? Une émotion moins palpable que dans une salle de quelques centaines de personnes ? Sans doute un peu de tout cela. Les invités apportent leur lot de nostalgie et déclenchent les acclamations, mais ils ne suffisent pas à recréer cette impression d'urgence qui m'avait tant marqué lors du concert précédent.
Cela ne signifie évidemment pas que le concert soit mauvais. Loin de là. Les musiciens restent parfaitement en place, les morceaux fonctionnent toujours aussi bien et le public prend visiblement beaucoup de plaisir. Simplement, lorsque l'on a vécu une prestation aussi intense quelques jours auparavant, il est difficile de ne pas comparer.
Ce concert restera donc comme une belle célébration du retour d'Enhancer et de toute une époque du metal français, mais aussi comme l'une des rares petites déceptions personnelles de ce Hellfest 2026. Parfois, les plus beaux souvenirs naissent justement dans les salles les plus modestes
Par FredH
Dans la famille « Free style et joyeux bordel », je demande Enhancer. Pour son premier passage au Hellfest, entouré de son « crew » et avec une grosse énergie, Enhancer a renvoyé les Mainstages dans les années 2000. Ah, nostalgie quand tu nous tiens.
Ravis, les festivaliers ont donc pu reprendre en chœur les classiques du groupe ('Electrochoc', 'Street Trash', 'K.O.', … 'Cinglés'). Qu’importe si tout part un peu dans tous les sens, que le son ne soit pas parfait ou que les « flows » ne soient pas bien placés. Oui, qu’importe, car finalement ON S’EN FOUT un peu. L’essentiel est ailleurs et comme l’annonce l’intenable et surexcité frontman David Giltis, il a « envie de se faire plaisir » (quitte à donner de petites sueurs froides aux gars de la sécu).
En plus de leurs propres compos, la clique francilienne nous a concocté trois surprises. D’abord, un titre avec en guest Niko de The Arrs (un retour dudit combo pour 2027 est prévu). Première beigne ('Hardcore Version Dancefloor'). Ensuite, ce n’est autre que… Joey Starr qui déboule pour un medley de reprises de l’intéréssé ou de Suprême NTM ('That's My People' / 'J'arrive' / 'Qu'est-ce qu'on attend' pour foutre le feu). Re-torgnole. Estocade finale avec les gars de Pleymo ('Nowhere / Ce soir c'est grand soir'). Mer**, c’est passé trop vite.
Par Nowa
Retour des années 2000 avec Enhancer, qui reforme une belle page du nu metal français. Le groupe attire un public nostalgiquedont moi venu revivre les hymnes d’une époque où rap et metal cohabitaient sans complexe.
Le concert joue à fond la carte de la nostalgie. Les anciens fans répondent immédiatement présents et les refrains sont repris avec enthousiasme. Une ambiance très “retour en 2000” qui fonctionne parfaitement en festival. J'aurais pour ma part aimé un peu plus de titre de l'album "Street Trash" mais ce n'est pas grave, on ressent vraiment que le groupe s'est fait plaisir en invitant sur scène Joey Starr, Nico de The Arrs et Mark de Pleymo.
Bill – chant
Vida – chant
Nitro – chant
Difré – guitare
Davy – guitare
Eda – DJ / séquenceur
MarQ – basse
Nejo – batterie
Setlist
Electrochoc
Street Trash
Hardcore Version Dancefloor (avec Niko de The Arrs)
K.O.
That's My People
J'arrive (avec Joey Starr)
Qu'est ce qu'on attend (avec Joey Starr)
Pas sommeil
Street Playground
United Nowhere (avec Pleymo)
Ce soir c'est grand soir (avec Pleymo)
Cinglés
Hot


GUILT TRIP
Mainstage 1, 20 juin, 18h35
C’est à Guilt Trip que l’orga a refilé le créneau initialement prévu pour les frangibus Cavalera. Malgré un remplacement au pied levé, les Britanniques vont retourner les scènes principales avec leur hardcore des plus agressif. Un an après leur passage à la Warzone, voilà une bien belle prestation pour les Britanniques.

ANTHRAX
Mainstage 2, 20 juin, 19h30
Par le Rédacteur en Chef
Quarante ans de carrière, des millions de disques vendus, une place incontestable parmi les Lorsque l'on évoque le Big Four du thrash metal américain, Anthrax occupe une place particulière. Plus festif que Slayer, moins démonstratif que Megadeth et toujours animé par ce sens du groove qui lui est propre, le groupe new-yorkais est depuis plus de quarante ans l'une des valeurs sûres de la scène metal. Pourtant, en arrivant au Hellfest, un imprévu vient bouleverser la donne.
Quelques heures avant le concert, Charlie Benante annonce qu'une blessure à la main droite l'oblige à interrompre temporairement sa tournée européenne. Pour assurer les concerts, c'est le Britannique Darby Todd, déjà aperçu avec Devin Townsend ou The Darkness, qui prend place derrière les fûts. Une responsabilité immense lorsqu'il s'agit de remplacer l'un des batteurs les plus influents du thrash metal.
Dès ''A.I.R.'', Darby Todd dissipe pourtant les premières inquiétudes. Son jeu est puissant, précis et parfaitement en place. Sans chercher à imiter Charlie Benante, il respecte l'esprit des morceaux tout en y apportant sa propre énergie. Pour un remplacement décidé dans l'urgence, la performance force le respect et constitue sans doute l'une des très bonnes surprises de ce concert.
Autour de lui, Anthrax déroule une prestation irréprochable sur le plan technique. Scott Ian distribue ses riffs avec l'autorité qu'on lui connaît, Frank Bello multiplie les déplacements et les échanges avec le public, tandis que Jon Donais reproduit les parties solistes avec une précision remarquable. Joey Belladonna, quant à lui, reste un frontman particulièrement charismatique, dont la voix continue de porter les grands classiques du groupe avec une étonnante aisance.
Le public répond naturellement présent lorsque retentissent ''Madhouse'', ''Caught in a Mosh'', ''Indians'', ''I Am the Law'' ou encore ''Antisocial'' repris en cœur par le public, bien sûr. Les premiers rangs s'agitent et l'ambiance reste excellente tout au long du concert. Et pourtant…
Malgré toutes ces qualités, je suis resté un peu sur ma faim. J'ai trouvé le son des guitares brouillon et celui de la batterie un peu "casserole" (ce qui n'est pas le cas de l'enregistrement du concert dur Arte). Il m'a manqué ce petit supplément d'âme qui fait parfois toute la différence. Là où Iron Maiden, Limp Bizkit ou même Insanity Alert avaient réussi à créer une véritable connexion émotionnelle avec le public, Anthrax donne davantage l'impression de dérouler un concert parfaitement maîtrisé que de vivre un moment exceptionnel. La machine fonctionne, mais elle ne me surprend jamais vraiment.
Il ne s'agit évidemment pas d'un mauvais concert. Bien au contraire. Anthrax prouve une nouvelle fois qu'il reste une référence incontournable du thrash metal, et la prestation de Darby Todd mérite d'être saluée tant le défi était immense. Simplement, à l'issue du set, je ressens davantage le respect que l'enthousiasme, d'autant plus que j'ai en mémoire leur gigantesque show du Download France en 2016.
C'est peut-être aussi cela, le Hellfest. Même les plus grands groupes peuvent parfois laisser une impression plus mesurée lorsque les attentes sont immenses. Anthrax livre un concert solide, professionnel et parfaitement exécuté, mais qui, en ce qui me concerne, ne parvient jamais à provoquer cette étincelle qui transforme une belle prestation en souvenir impérissable.
Par FredH
Anthrax débute son set par 'Among the Living' (le skeud du même nom est mon préféré de la période Joey Belladonna). Cela augure que du bon. Souriant et énergique, ledit frontman saute sur les différents niveaux prévus et arpente l’espace de gauche à droite.
Blessé à la main il y a peu, le batteur historique Charlie Benante n’est pas aux baguettes. Il est temporairement remplacé par Darby Todd. Hormis cette petite déception personnelle, le quintette va nous gâter avec des vieux titres (dont 'Caught in a Mosh', 'Indians' et sa « Waaaaaaaar Dance » demandée par Scott Ian, 'Madhouse', 'Medusaaaaaaa'). Au rayon des reprises, on a le droit à 'Got the Time' de Joe Jackson et, bien évidemment, la quasi obligée cover de « You're anti, you're 'Antisocial' » de qui vous savez.
En exclu, les étasuniens nous livrent un morceau ('It's for the Kids') qui figurera sur le futur opus « Cursum Perficio » prévu dans les bacs en septembre prochain. Chouette attention, bon set.
Joey Belladonna – chant
Scott Ian – guitare rythmique
Jonathan Donais – guitare lead
Frank Bello – basse
Darby Todd – batterie
Setlist
Among the Living
Got the Time
Madhouse
Caught in a Mosh
Medusa
Keep It in the Family
It's for the Kids
Antisocial
Indians
A PERFECT CIRCLE
Mainstage 1, 20 juin, 20h35
Quand on apprécie A Perfect Circle sur disque, on peut être un peu déçu du rendu sur scène. Comme toujours, avec sa fausse coiffure iroquoise, le chanteur Maynard James Keenan, ici en costard comme ses comparses, est en retrait (mais tout de même visible et de face).
L’aussi frontman de Tool et Puscifer ne communique pas du tout entre les morceaux. La musique, rien que la musique, à se mettre sous la dent. Le combo étant rare, il faut donc savourer le moment présent pour ce qu’il est.
Le gros fan que je suis de « Thirteenth Step », je me délecte des six compos intégrées au set ('Blue', 'Gravity ', 'The Noose', 'The Outsider', 'The Package', 'Weak and Powerless'). Pour le reste, un peu de « Eat the Elephant » (disque que j’aime le moins) et de « Mer de noms » (dont '3 Libras' et surtout 'Judith' jouée en toute fin). Petite sucrerie inattendue, un inédit ('Starless') placé de dernier tier du gig. Pause rafraîchissante et tranquille entre deux thrasheries.

MEGADETH
Mainstage 2, 20 juin, 21h50
Par le Rédacteur en Chef
C'est une page de l'histoire du metal qui se tourne. Dave Mustaine a annoncé que la tournée 2026 sera la dernière de Megadeth, une tournée d'adieu qui accompagne la sortie de leur ultime album studio.
Après Anthrax, le Hellfest enchaîne donc avec un autre monument du Big Four. Quarante ans après la sortie de ''Killing Is My Business… And Business Is Good!'', Megadeth continue de défendre son héritage avec une exigence musicale qui force toujours le respect. Dave Mustaine revient une nouvelle fois à Clisson avec une formation particulièrement solide et un catalogue qui reste l'un des plus impressionnants de l'histoire du thrash metal.
Dès 'Hangar 18', le niveau technique saute aux yeux. Les riffs fusent avec une précision chirurgicale, les solos s'enchaînent sans la moindre approximation et la section rythmique déroule un véritable rouleau compresseur. Dirk Verbeuren impressionne une nouvelle fois derrière les fûts, tandis que James LoMenzo apporte toute la puissance nécessaire à des morceaux devenus incontournables. À la guitare, Teemu Mäntysaari confirme qu'il s'est parfaitement intégré au groupe, reproduisant les parties les plus complexes avec une aisance remarquable.
Le public répond immédiatement présent. 'Wake Up Dead', 'Sweating Bullets', 'Symphony of Destruction', 'Peace Sells' ou encore 'Holy Wars... The Punishment Due' déclenchent des chœurs impressionnants. Malgré les décennies, ces morceaux conservent une efficacité redoutable et rappellent pourquoi Megadeth demeure une référence absolue du thrash metal. Reste la question de Dave Mustaine.
À la guitare, le fondateur du groupe reste un musicien exceptionnel. Son toucher, son sens du riff et son autorité naturelle demeurent intacts malgré ses récentes déclarations indiquant qu'il avait des problèmes de santé au niveau de sa main. En revanche, sa voix montre aujourd'hui les effets du temps. Certains passages demandent davantage d'efforts, quelques lignes vocales perdent en puissance et les morceaux les plus exigeants révèlent parfois une certaine fragilité. Rien de dramatique, mais suffisamment perceptible pour ne pas passer totalement inaperçu.
Cela n'empêche pourtant jamais le concert de fonctionner. Parce que Megadeth est aujourd'hui bien plus que la seule performance vocale de son leader. Le groupe s'appuie sur une qualité d'exécution remarquable et sur un répertoire qui traverse les générations sans prendre une ride. Chaque classique déclenche instantanément la réaction du public, comme si les imperfections vocales devenaient finalement secondaires face au plaisir de retrouver ces compositions sur scène.
Visuellement, la prestation reste sobre. Peu d'artifices, peu d'effets spectaculaires : Megadeth laisse avant tout parler sa musique. Une approche qui correspond parfaitement à l'identité du groupe et qui contraste avec les productions plus ambitieuses proposées par d'autres têtes d'affiche du festival.
Sans être le concert le plus marquant de cette troisième journée, Megadeth confirme une nouvelle fois qu'il demeure une valeur sûre de la scène metal mondiale. Le temps a naturellement laissé son empreinte sur la voix de Dave Mustaine, mais certainement pas sur son talent de compositeur ni sur la qualité des musiciens qui l'accompagnent. Une prestation solide, portée par des classiques intemporels et un groupe qui continue de défendre son héritage avec une remarquable exigence.
Par FredH
C’est annoncé, fort d’un dernier effort (homonyme) sorti en janvier dernier, Megadeth va s’arrêter à l’issue d’une ultime tournée d’adieu. Donc, à l’instar de Sépultura hier, il s’agit probablement là de mon dernier rendez-vous avec Dave Mustaine et ses acolytes.
Hormis trois chansons puisées dans le skeud mis dans les bacs voilà moins de six mois ('Tipping Point' en ouverture, 'I Don't Care' traduit « Je m’en fou » par Dave, le qui porte bien son nom 'Let There Be Shred'), le quatuor mise sur les hits du passé. Je suis que joie à l’écoute de tous ces morceaux issus d’albums que j’ai sur-poncé ('A Tout le Monde' et son fameux refrain « à tous mes amis, je vous aime… » repris a cappella par l’auditoire, 'Countdown to Extinction', 'Hangar 18', 'Holy Wars... The Punishment Due','Mechanix' = futur 'The Four Horsemen' de qui vous savez, 'Sweating Bullets' ou encore 'Symphony of Destruction').
Certes, on ne va pas se mentir, le rouquin au caractère bien trempé n’a plus trop de voix. Reste ses/ces titres de qualité et l’exécution impeccable (mention spéciale à Teemu Mäntysaari pour ses soli impressionnants). Merci pour tout Mister Mustaine.
Par Nowa
C’est un monument du thrash metal qui monte sur scène avec Megadeth. Dave Mustaine et son groupe livrent une performance millimétrée, entre technicité et classiques intemporels. Le public est immédiatement captivé par l’exécution parfaite des morceaux. Les riffs s’enchaînent sans temps mort et la Mainstage 1 devient un véritable temple du thrash.
Dave Mustaine – chant, guitare
Teemu Mäntysaari – guitare
James LoMenzo – basse
Dirk Verbeuren – batterie
Setlist
Tipping Point
Hangar 18
Take No Prisoners
Sweating Bullets
I Don't Care
Hook in Mouth
Let There Be Shred
A Tout le Monde
Mechanix
Poison Was the Cure
Countdown to Extinction
Tornado of Souls
Symphony of Destruction
Peace Sells
Holy Wars... The Punishment Due

LIMP BIZKIT
Mainstage 1, 20 juin, 23h10
Par le Rédacteur en Chef
S'il fallait désigner le concert le plus fédérateur de cette troisième journée, il y aurait sans doute peu de débats. Plus de trente ans après sa création, Limp Bizkit continue de diviser lorsqu'il est question de discographie. En revanche, lorsqu'il monte sur scène, une chose fait quasiment l'unanimité : Fred Durst et sa bande restent des bêtes de live.
Quelques minutes avant le début du concert, la Mainstage affiche déjà complet. Des festivaliers de toutes générations se pressent devant la scène, preuve que le nu metal continue d'occuper une place particulière dans le cœur du public. Lorsque les premières notes retentissent, la réaction est immédiate : des milliers de bras se lèvent et une immense clameur accompagne l'entrée des musiciens.
Fred Durst apparaît dans son personnage du moment, fidèle à son goût pour l'autodérision et les métamorphoses. En quelques secondes, il reprend le contrôle de la foule avec une aisance déconcertante. Son charisme reste intact. Il joue avec le public, multiplie les échanges, encourage les pogos, provoque les premiers rangs et transforme rapidement cette immense Mainstage en véritable terrain de jeu.
Derrière lui, la machine Limp Bizkit tourne à plein régime. John Otto retrouve immédiatement ce groove si caractéristique, Sam Rivers imprime une basse toujours aussi percutante, tandis que Wes Borland, fidèle à lui-même, fascine autant par son look que par son jeu de guitare. Ses riffs restent l'une des signatures les plus reconnaissables du nu metal, alternant lourdeur, groove et expérimentations sonores avec une facilité déconcertante.
La setlist enchaîne les classiques sans laisser le moindre répit. ''Break Stuff'', ''Rollin' (Air Raid Vehicle)'', ''My Generation'',''Nookie'', ''My Way'' ou encore ''Take a Look Around'' déclenchent des chœurs gigantesques, d'autant plus que la nouveauté de cette nouvelle tournée sont les textes des chansons qui s'affichent en fond d'écran. Chaque refrain est donc chanté par le public, chaque break devient prétexte à un nouveau circle pit, et chaque intervention de Fred Durst est accueillie comme celle d'un vieux copain revenu faire la fête.
Ce qui frappe surtout, c'est le plaisir communicatif qui se dégage de la scène. Rien ne paraît forcé. Les musiciens s'amusent autant que le public. Cette décontraction donne au concert une spontanéité qui contraste agréablement avec certaines prestations plus millimétrées vues plus tôt dans la journée. Limp Bizkit ne cherche pas à impressionner techniquement ; il cherche à faire passer un bon moment. Et il y parvient avec une facilité déconcertante.
Le public joue lui aussi un rôle essentiel dans la réussite de cette prestation. Des premiers rangs jusqu'au fond de la Mainstage, l'ambiance ne retombe jamais. Les festivaliers chantent, sautent, dansent et répondent au moindre appel de Fred Durst. Cette communion permanente rappelle à quel point les morceaux de Limp Bizkit ont marqué toute une génération, bien au-delà des frontières du metal.
Lorsque les dernières notes résonnent dans la nuit clissonnaise, une évidence s'impose. J'attendais beaucoup de ce concert, et je n'ai pas été déçu. Bien au contraire. Limp Bizkit vient de livrer l'une des prestations les plus réjouissantes de cette édition 2026 du Hellfest. Un concert généreux, festif, incroyablement vivant, qui rappelle qu'au-delà des débats qu'il suscite depuis ses débuts, le groupe reste l'un des plus redoutables entertainers de la planète metal.
Par Nowa
Retour explosif du nu metal avec Limp Bizkit. Fred Durst transforme la Mainstage 1 en immense défouloir où nostalgie 2000 et chaos total se mélangent parfaitement.
Le show est totalement imprévisible : entre freestyle, provocations et hymnes générationnels, le public alterne entre chant grâce aux paroles sur l'écran en fond de scène et pogos massifs. L’énergie est constante et explosive en tout cas pour ma part car j'ai vu quelques avis qui disaient que les morceaux ne s'enchaînaient pas assez rapidement. En tout cas moi je ne l'ai pas ressenti et je me suis éclatée!
Fred Durst – chant
Wes Borland – guitare
DJ Lethal – platines
Kid Not - Basse
John Otto – batterie
Setlist
Break Stuff
My Generation
Livin' it Up
Hot Dog
My Way
Nookie
Full Nelson
Eat You Alive
Rollin' (Air Raid Vehicle)
Gold Cobra
Behind Blue Eyes
Take A Look Around
Break Stuff


BEHEMOTH
Mainstage 2, 20 juin, 00h45
Suite à l'annulation de Volbeat, qui devait clôturer cette journée sur la Mainstage 2 c'est finalement une apocalypse avec Behemoth. Nergal et ses musiciens livrent une messe noire d’une intensité rare, entre black metal et mise en scène rituelle.
L’atmosphère est lourde, presque suffocante. Les flammes, les symboles occultes et la puissance sonore créent un moment totalement immersif. Le public assiste à une véritable cérémonie métallique.
Setlist
The Shadow Elite
Ora Pro Nobis Lucifer
Thy Becoming Eternal
Conquer All
The Shit ov God
Ecclesia Diabolica Catholica
Blow Your Trumpets Gabriel
Nomen Barbarvm
Bartzabel
The Return of Darkness and Evil (Bathory cover)
Ov Fire and the Void
Chant for Eschaton 2000
Encore:
O Father O Satan O Sun!
Si le vendredi était la journée d'un seul groupe, ce samedi a été celle de tous les groupes à la fois — et c'est précisément ce qui en fait la journée la plus épuisante et la plus exaltante du festival. Entre Anthrax puis Megadeth en soirée et les poids lourds de la Warzone, il a fallu choisir. Et choisir, au Hellfest, ça fait toujours un peu mal.
Limp Bizkit en headliner a confirmé que le nu-metal était bel et bien de retour !
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