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Hellfest Jour 1

«Cette 19ème édition du Hellfest fut aussi brûlante que les feux de l’enfer eux-mêmes.»
CELINE DEHEDIN
Journaliste
19/06/2025
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Disconnected


Altar 19/06/2516:30>17:10

Après avoir enflammé la mainstage 2 lors de notre double édition de 2022, les 5 gars de DISCONNECTED reviennent répandre leur metal moderne et ouvrir les hostilités en Altar au pied levé pour cette version 2025. Véritable pendant tricolore de toute la clique Ricaine en la matière (Tremonti, Alter Bridge, Godsmack, Five Finger Death Punch…), il ne nous a pas bien fallu longtemps pour nous laisser séduire par leur groove étincelant et leurs mélodies accrocheuses. Les gars ont assurés comme des chefs pour le plus grand plaisir du public bien au chaud sous le toit de la scène.


Till Lindeman


Mainstage 219/06/2521:20>22:20

Le concert de Till Lindemann était un événement qui a non seulement repoussé les limites de la provocation, mais qui a également créé un spectacle à la fois déroutant et profondément vulgaire. La setlist, composée de titres tels que "Zunge", "Schweiss", et "Fat", a offert un aperçu d'un univers où l'absurde et l'érotique s'entremêlent.

Dès le début, le ton est donné avec "Zunge", une introduction audacieuse qui annonce la couleur. Au fur et à mesure que le concert avançait à travers des morceaux comme "Altes Fleisch" et "Allesfresser", le public était plongé dans une ambiance où le grotesque devenait la norme. La performance se distinguait non seulement par les choix musicaux, mais également par des éléments scéniques audacieux et souvent dérangeants.

L'un des moments les plus marquants fut sans conteste la pianiste qui, au milieu du concert, s'est mise à faire de la pôle dance sur une barre, ajoutant une dimension de provocation spectaculaire. Pendant ce temps, le batteur portait une fausse poitrine et un corset, le tout couronné par un masque de clown effrayant. Ces choix visuels, loin d'être anodins, amplifiaient un sentiment de malaise qui flottait dans l'air.

Et puis il y avait Till Lindemann lui-même, qui a choqué l'assemblée en masturbant le pied de son micro, un acte qui illustre parfaitement la quintessence de ce show : l'incongruité et la vulgarité. Face à des titres comme "Praise Abort" et "Du hast kein Herz", le spectacle était une montagne russe d'émotions, oscillant entre le rire nerveux et la gêne palpable.

Le moment où "Entre dos tierras" (la reprise de Héroes del Silencio) a été exécuté, le public semblait perdu, oscillant entre l'admiration et l'incompréhension face à une telle cacophonie artistique. "Ich hasse Kinder" et "Home Sweet Home" ont clôturé le concert sur une note tout aussi déroutante.

En conclusion, le spectacle de Till Lindemann a tenté d'élever la provocation à un niveau presque théâtral, mais a finalement laissé une impression d'incohérence. Les performances étaient à la fois ridicules et dérangeantes, marquant un moment où le vulgaire dépasse la compréhension. Ce concert ne saura sûrement pas être oublié, mais il ne laissera pas tous les spectateurs sur une note positive.