Coté programmation, ce samedi semble maudit. Apres l’annulation voilà quelques jours de Volbeat, on a appris hier que Tom Morello déclarait forfait (pour raisons familiales), tout comme les frangins Cavalera (un gros canard aurait explosé le pare-brise de leur tour bus ?!). C’est donc muni de mon running order remanié (tous les groupes en MS1 monte d’un créneau et intégration de Dope Spell en tant qu’ouvreur d’hostilités) que j’attaque ce jour 3, prévu à 100% sur les scènes principales, alors que les températures annoncées vont une fois encore dépasser les trente degrés.
Dope Spell
Mainstage 01, 20/06/2026, 11:05>11:35
Alors qu’ils ont effectués leur tout premier concert ever trois jours plus tot, c’est donc carrément au hellfest, sur les mainstage, en ouverture du troisième jour, que Dope Spell donne le second gig de sa carrière. Le chanteur en souri rapidement et ironise en annonçant qu’ils réfléchissent déjà aux options pour leur futur troisième set live. Quoi qu’il en soit, avec énergie, le combo 100 % DIY va proposer durant trente minutes leur zique mêlant néo metal, death et hardcore. Guettons avec intérêt leur futur et premier skeud annoncé pour cet automne.
Insanity Alert
Mainstage 02, 20/06/2026, 11:40>12:20
On peut résumer la prestation des Autrichiens de Insanity Alert à quarante minutes de crossover thrash et de grosses poilades. Durant bon nombre de titres, le frontman hurleur Kevin « Heavy Kevy » Stout et deux acolytes, pancartes en main (vite jetées dans la foule), vont venir haranguer l’auditoire. Outre les titres de morceaux inscrits (« ALL MOSH / NO BRAIN », « RUN TO THE PIT / MOSH FOR YOUR LIFE » très inspiré de 'Run to the Hills' de Iron Maiden), on pouvait également lire des « THRASH ‘EM ALL », « MOSH », « FUCK THIS SHIT / LET’S CIRCLE PIT », « DETRUISEZ TOUT » ou encore « OUBLIEZ MACRON » ?!. Remonté comme une pendule, le frontman va déplorer la mort de Freddy Mercury ('Moshemian Thrashody') et s’en prendre à David Guetta ('Why Is David Guetta Still Alive?'), aux nazis, aux politiques, aux footeux. Prescription recommandée en cas de morosité ambiante.
Escuela Grind
Mainstage 02, 20/06/2026, 13:10>13:50
Escuela Grind n’est clairement pas venu au Hellfest pour faire figuration. En quarante minute, le groupe mené par sa survoltée de chanteuse nommée Katerina va tout dévaster avec leur mélange de Grindcore / Brutal Death / HxC. Attendez que je vérifie, « On est bien en main stage, pas en Warzone ? ». Lancés par le growleuse frontwoman, les wall of death et autres circle pits vont s’enchainer sans interruption. Grosse beigne dans la che-tron.
Thornhill
Mainstage 01, 20/06/2026, 13:55>14:35
On baisse un peu dans la violence (encore que) avec Thornhill. Pour leur premier arrêt au festival de l’enfer, les Australiens sont accueillis chaleureusement. En délaissant quelque peu son metal alternatif originel pour quelque chose plus orienté metalcore moderne, le quartette a probablement gagné en efficacité (et perdu en nuances). Cela étant dit, il faut admettre que les refrains rassembleurs et les gros riffs écrasants (comme la chaleur du jour) sont plébiscités par l’auditoire. Très communicatif, le frontman Jacob Charlton motive la foule par ses « Wake the fuck up » réguliers. Vu les poings levés, la succession de vagues de slammeurs et un maousse wall of death observés, le job est fait et bien fait.
House of Protection
Mainstage 01, 20/06/2026, 15:25>16:05
C’est avec une bonne dizaine de minutes de retard que House Of Protection prend possession de la MS1. Le combo mené par Stephen Harrison (vocaux-guitare) et Aric Improta (vocaux-batterie) propose une sorte de fusion joyeusement foutraque, mêlant l’électro, le metalcore et le hip-hop (des « Yo-yo » à go-go). Accompagné par deux-trois complices en invités sur certains morceaux, le tandem principal fait télescoper riff furieux, samples technos et basse dubstep. A un moment du set, Aric lâche ses baguettes pour descendre aux barrières de sécu et haranguer la foule. Mais me direz-vous, où est le sixcordiste Stephen pendant ce temps-là ? Réponse : ledit acolyte a disparu pour mieux réapparaitre pour œuvrer assis, à plus de quinze mètres de haut sur une petite plateforme du dernier échafaudage de la Mainstage. Un gig de barrés pour deux sympathiques frappés du ciboulot qui font du bien.
Crisix
Mainstage 02, 20/06/2026, 16:10>16:50
Au royaume des doux frappadingues, Crisix ne laisse clairement pas sa place. Trois ans après son dernier passage (pour remplacer au pied levé Incubus), le quintette est revenu retourner les scènes principales. « It’s good to be back lâche le chanteur Juli Baz « Bazooka » Sánchez dès son entrée. Les morceaux thrash vont s’enchainer sans temps mort, tout comme les wall of death dans l’auditoire. Vu les titres des chansons ('G.M.M. (The Great Metal Motherfucker)', 'Bring 'em to the Pit', 'Fast Music' avec Arthur Alternatif de Downterra en guest vocal, 'Ultra Thrash' pour lequel le guitariste Marc « Busi » Busqué Plaza ira au milieu de la foule), il n’y a pas tromperie. Au cours du set, Sylvain Demercastel de Savage Lands vient annoncer que les Espagnols rejoignent le mouvement. La clique en profite alors pour nous envoyer un medley de reprises en mode missile ('(You Gotta) Fight for Your Right (To Party!) ' des Beastie Boys Fight for Your Right' / 'Walk' de Pantera / 'Antisocial' de qui vous savez). Une vraie boucherie qu’il ne fallait pas rater.
Sidilarsen
Mainstage 01, 20/06/2026, 16:55>17:40
C’est face à une foule bien dense que Sidilarsen va livrer une prestation des plus explosive. Du premier ('Comme on vibre') au dernier morceau ('Des milliards' avec son refrain repris a cappella par l’auditoire), le public à réagit à la musique survoltée du combo toulousain. Leur mélange de riffs percutants et de beats électroniques est redoutable d’efficacité sur scène ('Le Meilleur est à Venir', 'Back to Basics', 'ON VA TOUS CREVER'). Très communicatif, le chanteur David Cancel a multiplié les échanges avec le public (« Est-ce que vous êtes prêts à vibrer ? / Est-ce que vous êtes prêts à jumper ? »), dénonçant notamment toutes les formes de violences exercées ('Adelphité'). Voilà un concert aussi fédérateur qu’intense. On en redemande.
Enhancer
Mainstage 01, 20/06/2026, 18:35>19:25
Dans la famille « Free style et joyeux bordel », je demande Enhancer. Pour son premier passage au Hellfest, entouré de son « crew » et avec une grosse énergie, Enhancer a renvoyé les Mainstages dans les années 2000. Ah, nostalgie quand tu nous tiens. Ravis, les festivaliers ont donc pu reprendre en chœur les classiques du groupe ('Electrochoc', 'Street Trash', 'K.O.', … 'Cinglés'). Qu’importe si tout part un peu dans tous les sens, que le son ne soit pas parfait ou que les « flows » ne soient pas bien placés. Oui, qu’importe, car finalement ON S’EN FOUT un peu. L’essentiel est ailleurs et comme l’annonce l’intenable et surexcité frontman David Giltis, il a « envie de se faire plaisir » (quitte à donner de petites sueurs froides aux gars de la sécu). En plus de leurs propres compos, la clique francilienne nous a concocté trois surprises. D’abord, un titre avec en guest Niko de The Arrs (un retour dudit combo pour 2027 est prévu). Première beigne ('Hardcore Version Dancefloor'). Ensuite, ce n’est autre que… Joey Starr qui déboule pour un medley de reprises de l’intéréssé ou de Suprême NTM ('That's My People' / 'J'arrive' / 'Qu'est-ce qu'on attend' pour foutre le feu). Re-torgnole. Estocade finale avec les gars de Pleymo ('Nowhere / Ce soir c'est grand soir'). Mer**, c’est passé trop vite.
Guilt Trip
Mainstage 01, 20/06/2026, 18:35>19:25
C’est à Guilt Trip que l’orga a refilé le créneau initialement prévu pour les frangibus Cavalera. Malgré un remplacement au pied levé, les Britanniques vont retourner les scènes principales avec leur hardcore des plus agressif. Un an après leur passage à la Warzone, voilà une bien belle prestation pour les Britanniques.
Anthrax
Mainstage 02, 20/06/2026, 19:30>20:30
Anthrax débute son set par 'Among the Living' (le skeud du même nom est mon préféré de la période Joey Belladonna). Cela augure que du bon. Souriant et énergique, ledit frontman saute sur les différents niveaux prévus et arpente l’espace de gauche à droite. Blessé à la main il y a peu, le batteur historique Charlie Benante n’est pas aux baguettes. Il est temporairement remplacé par Darby Todd. Hormis cette petite déception personnelle, le quintette va nous gâter avec des vieux titres (dont 'Caught in a Mosh', 'Indians' et sa « Waaaaaaaar Dance » demandée par Scott Ian, 'Madhouse', 'Medusaaaaaaa'). Au rayon des reprises, on a le droit à 'Got the Time' de Joe Jackson et, bien évidemment, la quasi obligée cover de « You're anti, you're 'Antisocial' » de qui vous savez. En exclu, les étasuniens nous livrent un morceau ('It's for the Kids') qui figurera sur le futur opus « Cursum Perficio » prévu dans les bacs en septembre prochain. Chouette attention, bon set.
A Perfect Circle
Mainstage 01, 20/06/2026, 20:35>21:45
Quand on apprécie A Perfect Circle sur disque, on peut être un peu déçu du rendu sur scène. Comme toujours, avec sa fausse coiffure iroquoise, le chanteur Maynard James Keenan, ici en costard comme ses comparses, est en retrait (mais tout de même visible et de face). L’aussi frontman de Tool et Puscifer ne communique pas du tout entre les morceaux. La musique, rien que la musique, à se mettre sous la dent. Le combo étant rare, il faut donc savourer le moment présent pour ce qu’il est. Le gros fan que je suis de « Thirteenth Step », je me délecte des six compos intégrées au set ('Blue', 'Gravity ', 'The Noose', 'The Outsider', 'The Package', 'Weak and Powerless'). Pour le reste, un peu de « Eat the Elephant » (disque que j’aime le moins) et de « Mer de noms » (dont '3 Libras' et surtout 'Judith' jouée en toute fin). Petite sucrerie inattendue, un inédit ('Starless') placé de dernier tier du gig. Pause rafraîchissante et tranquille entre deux thrasheries.
Megadeth
Mainstage 02, 20/06/2026, 21:50>23:05
C’est annoncé, fort d’un dernier effort (homonyme) sorti en janvier dernier, Megadeth va s’arrêter à l’issue d’une ultime tournée d’adieu. Donc, à l’instar de Sépultura hier, il s’agit probablement là de mon dernier rendez-vous avec Dave Mustaine et ses acolytes. Hormis trois chansons puisées dans le skeud mis dans les bacs voilà moins de six mois ('Tipping Point' en ouverture, 'I Don't Care' traduit « Je m’en fou » par Dave, le qui porte bien son nom 'Let There Be Shred'), le quatuor mise sur les hits du passé. Je suis que joie à l’écoute de tous ces morceaux issus d’albums que j’ai sur-poncé ('A Tout le Monde' et son fameux refrain « à tous mes amis, je vous aime… » repris a cappella par l’auditoire, 'Countdown to Extinction', 'Hangar 18', 'Holy Wars... The Punishment Due','Mechanix' = futur 'The Four Horsemen' de qui vous savez, 'Sweating Bullets' ou encore 'Symphony of Destruction'). Certes, on ne va pas se mentir, le rouquin au caractère bien trempé n’a plus trop de voix. Reste ses/ces titres de qualité et l’exécution impeccable (mention spéciale à Teemu Mäntysaari pour ses soli impressionnants). Merci pour tout Mister Mustaine.
Fin de troisième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• Encore et toujours, BIG MEGA RESPECT aux milliers de bénévoles (restaurations, désoiffeurs, sécurité, techniciens, accueil, merch, le Hellcare et tous ceux que j’oublie) pour leurs sourires et le « boulot » accompli malgré la chaleur écrasante.
• Les gigs fédérateurs de Sidilarsen et Enhancer.
• Les sets de furieux de Crisix, House of Protection et Insanity Alert.
• « Au revoir » Méga-Dave.
Mes Flops du jour :
• Des zones d’ombre ont été ajoutées (pouce levé pour ça) mais avec cette foule cela reste très difficile d’en dégoter une pour se poser pour un moment.
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