Impureza
Altar, 19/06/2026, 10:30>11:00
Finalement, j’ai opté pour Impureza à Altar comme entame. La tente rouge est remplie mais pas bondée (normal il n’est que 10h30). Le combo franco-espagnol propose un « Hispanic Metal » en fusionnant brutal death metal et influences espagnoles. Les morceaux sont plutôt techniques avec souvent des guitares flamencos bien amenées pour briser la violence. Sur plusieurs titres, une bailaora (comprendre une danseuse) rejoint les musiciens pour un peu de grâce au milieu de la tornade sonore. Malheureusement, surtout en début de set, le groupe doit faire face à des problèmes de son (souvent brouillon). Cela dit, le quintette ne lâche rien avec notamment le chanteur qui réussit a faire réagir l’auditoire (plutôt sage) présent. Tout cela donne envie de revoir dans de meilleures conditions.
Blackrain
Mainstage 01, 19/06/2026, 11:05>11:35
Direction les mainstages où je vais y passer pas mal de temps aujourd’hui. Il est que 11h00 du matin et déjà 25°. Changement d’ambiance avec Blackrain et leur glam accrocheur. Trente minutes plutôt énergiques et sans temps morts pour le combo savoyard. Accompagné par de nombreux clips plutôt réussis qui passent sur les grands écrans, le groupe embarque les scènes principales qui se remplissent tranquillement. Le public réagit bien. Le dernier morceau (« UNTAMED ») donne lieu à un Braveheart entre festivaliers en guise de clôture. Sympa.
Return To Dust
Mainstage 02, 19/06/2026, 11:40>12:10
Première fois en Europe et donc à Clisson pour Return To Dust. Dès le premier titre, on comprend que la musique du quatuor américain tient ses bases sur le mouvement grunge des années 90. Les harmonies vocales (chants doublés par l’un des guitaristes et le bassiste) et les compositions ne trompent pas. On pense immédiatement à Alice in Chains. Avec seulement trente minutes alloués, pas de longs discours entre les morceaux. Agréable découverte même si rien de novateur sous le fort soleil de Clisson.
Wings of Steel
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 11:05>11:35
Direction les mainstages où je vais y passer pas mal de temps aujourd’hui. Il est que 11h00 du matin et déjà 25°. Changement d’ambiance avec Blackrain et leur glam accrocheur. Trente minutes plutôt énergiques et sans temps morts pour le combo savoyard. Accompagné par de nombreux clips plutôt réussis qui passent sur les grands écrans, le groupe embarque les scènes principales qui se remplissent tranquillement. Le public réagit bien. Le dernier morceau (« UNTAMED ») donne lieu à un Braveheart entre festivaliers en guise de clôture. Sympa.
Return To Dust
Mainstage 02, 19/06/2026, 11:40>12:10
Première fois en Europe et donc à Clisson pour Return To Dust. Dès le premier titre, on comprend que la musique du quatuor américain tient ses bases sur le mouvement grunge des années 90. Les harmonies vocales (chants doublés par l’un des guitaristes et le bassiste) et les compositions ne trompent pas. On pense immédiatement à Alice in Chains. Avec seulement trente minutes alloués, pas de longs discours entre les morceaux. Agréable découverte même si rien de novateur sous le fort soleil de Clisson.
Wings of Steel
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Direction les mainstages où je vais y passer pas mal de temps aujourd’hui. Il est que 11h00 du matin et déjà 25°. Changement d’ambiance avec Blackrain et leur glam accrocheur. Trente minutes plutôt énergiques et sans temps morts pour le combo savoyard. Accompagné par de nombreux clips plutôt réussis qui passent sur les grands écrans, le groupe embarque les scènes principales qui se remplissent tranquillement. Le public réagit bien. Le dernier morceau (« UNTAMED ») donne lieu à un Braveheart entre festivaliers en guise de clôture. Sympa.
Return To Dust
Mainstage 02, 19/06/2026, 11:40>12:10
Première fois en Europe et donc à Clisson pour Return To Dust. Dès le premier titre, on comprend que la musique du quatuor américain tient ses bases sur le mouvement grunge des années 90. Les harmonies vocales (chants doublés par l’un des guitaristes et le bassiste) et les compositions ne trompent pas. On pense immédiatement à Alice in Chains. Avec seulement trente minutes alloués, pas de longs discours entre les morceaux. Agréable découverte même si rien de novateur sous le fort soleil de Clisson.
Wings of Steel
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 02, 19/06/2026, 11:40>12:10
Première fois en Europe et donc à Clisson pour Return To Dust. Dès le premier titre, on comprend que la musique du quatuor américain tient ses bases sur le mouvement grunge des années 90. Les harmonies vocales (chants doublés par l’un des guitaristes et le bassiste) et les compositions ne trompent pas. On pense immédiatement à Alice in Chains. Avec seulement trente minutes alloués, pas de longs discours entre les morceaux. Agréable découverte même si rien de novateur sous le fort soleil de Clisson.
Wings of Steel
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Première fois en Europe et donc à Clisson pour Return To Dust. Dès le premier titre, on comprend que la musique du quatuor américain tient ses bases sur le mouvement grunge des années 90. Les harmonies vocales (chants doublés par l’un des guitaristes et le bassiste) et les compositions ne trompent pas. On pense immédiatement à Alice in Chains. Avec seulement trente minutes alloués, pas de longs discours entre les morceaux. Agréable découverte même si rien de novateur sous le fort soleil de Clisson.
Wings of Steel
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 12:15>12:45
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Avec un nom comme Wings of Steel (Ndt : Ailes d'acier), cela laisse peu de doute sur le style proposé par le combo fondé par le chanteur suédois Leo Unnermark et le guitariste américain Parker Halub. Durant une demi-heure, on va avoir le droit à du hard rock/heavy metal à l’esprit old school (donc un rien cliché). Malgré des petites galères de son (qui vont rapidement s’arranger) sur le premier titre, les regards et les sourires complices entre Parker et Léo ne trompent pas. Les musiciens semblent prendre plaisir à être là (une première pour eux) et ce malgré le fait que les mainstages soient encore bien loin d’être bondées (vu le créneau du déjeuner et la température cela se comprend). Il est plus que près probable que d’ici quelques années le groupe soit plus haut dans la programmation. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Brothers of Metal
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 02, 19/06/2026, 12:50>13:30
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
« We are Brothers of Metal, We are True Metal Warriors ». Voilà les mots prononcés par l’un des chanteurs lorsque la petite équipe entre en scène. Bien que disposant de trois skeuds studio (dont le dernier remonte à 2024), les Suédois ont préférer se concentrer majoritairement sur des morceaux fédérateurs extraits de leurs deux premiers efforts ('Fimbulvinter', 'Njord' , 'Ride Of The Valkyries', 'Hel' rebaptisé aujourd’hui « Hel-fest »). Le temps file assez vite en compagnie de nos très sympathiques vikings jusqu’à la ballade rassembleuse de cloture reprise en chœur par une foule par des fans venus nombreux (Yggdrasil). J’ai vu et ne suis clairement pas déçu.
Sortilège
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 13:35>14:15
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Second passage au Hellfest pour Sortilège depuis sa renaissance de 2021. Ne disposant que de quarante minutes, le chanteur Christian « Zouille » Augustin et ses comparses vont droit au but avec leur compos heavy metal puisées dans les différents opus du groupe. Des titres récents, extraits de « Apocalypso » ('Poséidon', 'Vampire') et du « Le Poids de l'Ame » (chanson éponyme) sont mêlés aux classiques du groupe en provenance des années 80 ('D'ailleurs', 'Chasse le Dragon', 'Mourir pour une Princesse', 'Amazone', 'Sortilège' en clôture). Les refrains de ces « vieux morceaux » sont repris par les fans des premières heures (dont mézigue). Peu avant la fin, Christain dédie le concert à son ami Bruno Ramos, décidé il y a un an tout-pile. Pur plaisir nostalgique.
TesseracT
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 02, 19/06/2026, 14:20>15:00
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Exit les dragons et les princesses, place à TesseracT et son univers bien plus sombre. Ce créneau de début d’après-midi et la chaleur (pourtant encore bien éloignée des extrêmes prévus dimanche) n’aident pas à s’immerger totalement dans le metal progressif aussi technique que captivant du groupe britannique. Malgré ces conditions, et bien que beaucoup de festivaliers se sont déplacés pour voir Steve Harris & Cie, les Anglais ne déméritent pas, soutenus par un light-show des plus soigné (plusieurs colonnes de lumières disposées à différents endroits). Les musiciens sont en pleine forme, à l’image du chanteur Daniel Tompkins, parfait dans son rôle, et venu grimé pour l’occasion. Tout cela donne envie d’en voir plus et dans une salle/horaires plus adaptés.
Queensrÿche
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 15:05>15:50
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Etant grand fan de « Operation : Mindcrime et « Empire », j’attendais vraiment la prestation de Queenryche. Alors que j’espérais pouvoir entendre un ou deux titres de ces deux albums, c’est carrément un retour aux toutes premières heures que nous a proposé le combo originaire de Bellevue, Washington. Outre les deux opus précités, on a eu le droit à des morceaux sélectionnés dans le 1er EP homonyme, « The Warning » et « Rage for Order ». Au micro, Todd La Torre est impérial avec par moments ses pointes aiguës maîtrisées à la perfection mais aussi deux-trois petits growls venus d’ailleurs et glissés ici et là. Moi, je m’époumone sur 'Anarchy-X', 'Eyes of a Stranger', 'Revolution Calling' et les deux morceaux éponymes extraits de mes deux skeuds préférés de la formation américaine. Attente pleinement satisfaite.
Sinsaenum
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Altar, 19/06/2026, 15:55>16:40
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Petite escapade à Altar pour quarante-cinq minutes avec Sinsaenum. Durant ce laps de temps, le groupe de Fred Leclercq, bassiste de Loudblast et Kreator mais ici guitariste, ne va pas faire de quartier. D’entrée, Fred lâche un « we play death fucking metal » sans équivoque. Etonnamment, mais peut-être ai-je raté un épisode, l’ami Stéphane Buriez (meneur de Loudblast) n’est pas sur scène (on va y revenir). Qu’importe cette absence, le quintette va nous rouler dessus. Moment de kiffe personnel avec la boucherie dédiée à l’ex-Slipknot Joey Jordison, leur ancien frère d’arme de 2016 jusqu’à son décès en 2021 ('Last Goodbye'). Trois quart d’heure bien utilisée.
Accept
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 16:45>17:35
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Accept à 16h45 et pour seulement 50 minutes ?! Choix de programmation étrange pour un combo qui a plus d’un demi-siècle d’existence et qui est en tournée « 50th Anniversary ». Qu'à cela ne tienne, le combo de Wolf Hoffmann a justement misé sur une setlit comprenant que de très vieux titres (le medley « The riffology » : 'Demon's Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin' Man') et plusieurs de ses très nombreux hits ('Metal Heart', 'Restless and Wild', 'Princess of the Dawn', 'Balls to the Wall' et 'Fast as a Shark' avec en soutien Fredrik Åkesson, guitariste d’Opeth). Parmi les festivaliers à reprendre en chœur les refrains, un certain Stéphane « Bubu ». Petit susucre, en milieu de set, on a le droit à un invité vocal en la personne de de Todd LaTorre de Queensrÿche (qui officiait sur cette même MS1 deux heures plus tôt). Cela ne rajeunit personne mais qu’est ce gros et bon best-of live fait toujours du bien.
Sepultura
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 02, 19/06/2026, 17:40>18:30
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Fin 2026, Sepultura tirera définitivement sa révérence. Alors, assister à ce concert, leur dernier en France, c’est forcément un moment particulier pour votre serviteur qui suit le groupe depuis « Beneath The Remains » en 1987. Vu le monde amassé devant les scènes principales, je ne suis visiblement pas le seul. Durant leurs cinquante minutes imparties, le quatuor va nous ravir avec bons nombres de ses classiques ('Inner Self', 'Attitude', 'Refuse/Resist', 'Arise', 'Ratamahatta' beuglée en duo vocal par le guitariste Kisser et le hurleur Green, la bourrine quoi que raccourcie 'Roots Bloody Roots'). Cela étant, et plus surprenant, le combo a inclus à sa setlist trois des quatre titres issus du récent ultime EP studio « The Cloud of Unknowing » et qui passent plutôt bien l’épreuve du live ('All Souls Rising', 'Beyond the Dream', 'The Place'). Très souriant, Derrick (moustache grise) est visiblement ému par ce dernier gig. Andréas, lui, après avoir remercié la foule pour les quarante ans de soutien, parle de l’action de Savage Lands (partenariat avec le Hellfest), l’ONG où 100 % des royalties de la musique servent à protéger la biodiversité. Quelques invités entrent donc en scène (dont entre autres Sylvain Demercastel, Alissa White-Gluz, Frédéric Leclercq, Dirk Verbeuren). pour un jam tribal et percussif ('Kaiowas'). Dernier rendez-vous français réussi pour la formation américano-brésilienne.
Helloween
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 18:35>19:35
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
A peine le temps de récupérer, c’est au tour de Helloween de débarquer sur la MS1. Evoluant depuis plusieurs années désormais en configuration septuor, la formule est bien rodée, entre précision chirurgicale et bonne humeur générale. Cette année, pas d’énorme citrouille pour porter l’ensemble batterie. La nouvelle scénographie se veut plus moderne. Notons ici le monstrueux kit du frappeur Dani Löble comprenant quatre grosses caisses ?! Disposant de trois chanteurs (le tandem principal Kiske/Deris et le guitariste Kai Hansen), la formation germanique peut donc proposer ses compos avec un (chacun d’eux peut donc avoir son moment à lui), deux voire trois vocalistes. Sans grande surprise (et mon bon plaisir), les deux opus références « Keeper of the Seven Keys » sont bien représentés ('Future World' et 'Twilight of the Gods' pour la « Part I » et 'March of Time', 'Dr. Stein', 'Eagle Fly Free', 'I Want Out', la dernière partie de 'Keeper of …'). Le complément est fait du matériel plus récent. A ce titre, les chansons puisées dans le dernier effort en date (« Giants & Monsters ») rencontrent un bon accueil live ('Into the Sun' et surtout 'This Is Tokyo'). Chouette moment.
Opeth
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 02, 19/06/2026, 20:00>20:55
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
J’aurais personnellement préféré voir/entendre Opeth à la nuit tombée (pour une ambiance bien « creepy » vous voyez). Cette petite frustration passée, il faut reconnaitre que même sur un créneau de 20h-quasi 21h, cela fonctionne aussi malgré la chaleur. Les Suédois ont profité de ce laps de temps alloué pour dérouler un set aussi subtil qu’intense, porté par un Mikael Åkerfeldt toujours aussi charismatique. Les derniers morceaux en date ('§1' et '§7' issus de « The Last Will and Testament ») s’intègrent parfaitement aux classiques du combo. Avec un humour pince-sans-rire, le frontman a détendu une atmosphère globalement contemplative. Avec seulement cinq titres joués dont un final danteque ('Deliverance'), on reste sur goût de trop peu. On n’aurait pas dit non à un peu de rabe.
Iron Maiden
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Mainstage 01, 19/06/2026, 21:00>23:10
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Vu la grande quantité de tee-shirts à l’effigie d’Eddie observés aujourd’hui, c’est bien pour Iron Maiden que de nombreux fans sont venus. Avec cette tournée mondiale « Run For Your Lives », le combo anglais propose un voyage dans le temps. La setlist se concentre donc sur la période 1980 (1er opus homonyme) à 1992 (« Fear of the Dark »). Tous les albums entre ces deux dates sont représentés sauf « No Prayer for the Dying ». Que d’incontournables du heavy metal ('Murders in the Rue Morgue', 'Wrathchild', 'Killers', 'The Number of the Beast', …, 'Run to the Hills'). Le batteur historique et respecté Nicko McBrain n’est plus là mais son remplaçant Simon Dawson s’en sort plutôt bien. Fidèle à lui-même, Bruce Dickinson parle beaucoup entre les titres et quasi intégralement en français. Le britannique évoque Gaston Leroux, auteur du « Fantôme de l’Opéra » pour lancer la chanson du même nom. Il s’étonne que sa gourde ne contienne « que de l’eau » alors qu’il aurait souhaité un bon vin à la place. En forme, le frontman arpente la scène avec une inépuisable énergie et ses gestuelles quelques peu théâtrales. Qu’il soit coiffé d’un masque à plumes, accoutré d’une tenue militaire, ou tenant en main la hampe de son union jack, le bonhomme s’est faire réagir cette immense foule pourtant déjà acquise. Ses traditionnels « Scream for me » marchent toujours. Alors qu’il reste quinze minutes théoriques et que certains pensent que c’est la fin, le sextette revient pour trois rappels ('Aces High' introduit par le 'Churchill's Speech', 'Fear of the Dark' et 'Wasted Years' et son put*** de solo). Bref, avec ces oldies, Iron Maiden Lives.
Blood Incantation
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Altar, 19/06/2026, 23:50>00:50
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Blood Incantation en tête d’affiche à Altar, cela ne peut pas se manquer (même si Mastodon est programmé au même créneau en Valley…. grrrr). Pour son heure de set, le quatuor américain a interprété l’intégralité d’ « Absolute Elsewhere » ('The Stargate [Tablet I-II-III]' et 'The Message [Tablet I-II-III]') et un petit bonus en clôture ('Vitrification of Blood (Part 1)'). Après des voyages dans le passé au cours de la journée avec Accept, Helloween ou encore Queensryche, c’est un cosmique trip que nous propose le chanteur-guitariste Paul Riedl (faux sosie de Gerard Jugnot avec des cheveux longs) et ses potes. Leur fusion de death metal et de rock progressif psychédélique transporte. Les nombreux moments de contemplation sont parfois entrecoupés de headbangs furieux. Immersif et captivant.
The Gathering
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Temple, 19/06/2026, 00:55>02:00
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
Comme unique concert en Temple pour moi sur cette édition, j’ai choisi The Gathering. Difficile de ne pas opter pour ce gig avec Anneke Van Giersbergen de retour, de manière limitée malheureusement, avec ses anciens camarades. Ordinairement refuge pour les formations de Black, folk ou de funeral doom, le chapiteau bleu s’offre ici le metal rock progressif du combo originaire d'Oss. Bien que The Dillinger Escape Plan et Ultra Vomit soient programmés en même temps, le tente est tout de même bondée. Dès l’entrée de la chanteuse néerlandaise, l’accueil est tout bonnement dingue. Comment de pas craquer face à ce visage souriant et cette voix douce et chaleureuse si reconnaissable ? Assez logiquement, c’est elle qui attire l’attention et les regards, même si les instrumentistes qui l’accompagne sont sans reproche. La foule est comme envoûtée. C’est ce qu’on appelle un moment de grâce.
Fin de deuxième journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• L’émotion de Sepultura pour son dernier gig en France.
• Back to années 85-90 avec Sortilège, Accept, Helloween et Queensryche.
• Des grands écarts musicaux et pleins de découvertes Live.
Mes Flops du jour :
• Par trop de bons groupes qui m’intéresse en même temps, c’est parfois un crève-cœur de trancher et choisir quel groupe aller voir plutôt qu’un autre. C’est ce qu’on appelle un problème de « riche ».
FredH
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