Au rayon des nouveautés, le Hellcity accueille la Hellcity Stage, nouvelle scène entièrement dédiée aux artistes acoustiques. Pour les amateurs de café (boissons chaudes ou glacées), le Hellfest Coffee fait également son apparition. Notons également les présences de nouveaux partenaires : Decathlon, Qobuz ou encore l’enseigne Picard (collaboration récente avec le HF pour un bâtonnet à la griotte). Rapide coup d’œil aux interminables files d’attentes pour le merch du Hellfest (même celle des PMR) et direction la Valley pour mon premier concert d’une première journée sans conflit de running order.
Truckfighters
Valley, 18/06/2026, 16:00>16:40
Alors que 35° s’affiche sur mon téléphone, Truckfighters investit la scène de la Valley. Malgré la chaleur, il y a du monde pour le combo originaire d’Örebro. Durant 40 minutes, le trio suédois va nous livrer avec énergie son stoner rock, fusionnant riffs massifs et groove psychédélique. Ne portant qu’un short et des baskets rouges, le guitariste « Dango » est déchainé et arpente la scène de gauche à droite. Plus statique, le chanteur-bassiste « Ozo » incite à chanter avec ses « make some noise » ou « test your mouth ressources ». Belle entame.
Mikkey Dee & Friends
Mainstage 02, 18/06/2026, 16:45>17:25
Pour mon premier concert en main stages, ce sont Mikkey Dee et ses deux acolytes qui débarquent pour faire revivre l’esprit du célèbre bombardier musical anglais. D’emblée, « The best drummer in the world », comme le surnommait son regretté pote Lemmy, annonce qu’il ne s’agit pas de Motörhead, mais promet en revanche d’en retrouver toute l’énergie. La première moitié de la setlist propose des morceaux assez rares ('Killers', 'Love Me Like a Reptile', 'In the Name of Tragedy', 'Shoot You in the Back', 'I Got Mine'). Si le chanteur-bassiste Viktor Skatt évoque avec respect l’influence déterminante de celui qui fut « 49% Motherf**ker, 51% Son Of A Bitch », Mikkey confie combien ces chansons lui sont chères et que ses deux potes disparus lui manquent. Pour les derniers titres, les gros classiques sont de sortis : 'Sacrifice', 'Born to Raise Hell' chantée par le guitariste, 'Killed by Death' beuglée par Chuck Garric (le bassiste d’Alice Cooper), 'Ace of Spades', ' Overkill'. Oui, vous nous manquez Lemmy & Phil.
The Plot In You
Mainstage 01, 18/06/2026, 17:30>18:10
Cette édition n’a démarré que depuis 1h30 et les scènes principales sont bondées. Que de monde. Le mélange de chaleur et de consommation (sans modération) d’alcool fait déjà des « victimes ». Ici et là, on voit des premiers étourdissements et des personnes qui tentent de s’extirper de cette marée humaine concentrée. C’est une ovation qui accueille The Plot In You pour les entrées en scène. Aujourd’hui, les Américains ont choisi de mettre en avant leurs productions les plus récentes. Malgré la forte chaleur, le combo déroule un set de qualité grâce notamment à un Landon Tewers passant avec aisance de passages rugueux aux refrains les plus posés. Musicalement irréprochable, la formation exécute son metalcore avec une précision remarquable.
The Pretty Reckless,
Mainstage 02, 18/06/2026, 18:15>19:00
C’est étonnamment un quintette qui débarque sur la mainstage 1 à 18h15. D’ordinaire quatuor sur disque, le combo intègre aujourd’hui un cinquième et très discret comparse en tant que guitariste rythmique. Face à la foule particulièrement dense, Taylor Momsen capte tous les regards dès son arrivée. Que ce soit en venant chanter près des barrières de sécurité (pour le plus grand plaisir des veinards frontrow) ou de part et autre de la scène, la chanteuse multiplie les interactions. Le groupe déroule son rock hard efficace, nourri de blues et porté par cette voix toujours aussi impressionnante. Ben Phillips profite lui aussi de plusieurs moments de mise en avant grâce à ses nombreux solos. La setlist pioche dans l’ensemble de la discographie du groupe tout en présentant en exclu « a couple of new one » (sortie de leur cinquième opus « Dear God » le 26/06/26). Malgré quelques coupures sonores par moments, le concert reste très plaisant et efficace.
Breaking Benjamin,
Mainstage 01, 18/06/2026, 19:05>19:55
Huit ans après sa dernière venue en Europe, Breaking Benjamin fait un arrêt-concert de quasi une heure à Clisson. Dès la première chanson ('I Will Not Bow'), la foule montre que le combo originaire de Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, à bien fait de traverser l’atlantique. A chaque morceau, l’auditoire réagit et s’époumone à reprendre en chœur les refrains, malgré la chaleur. En grande forme, le chanteur Benjamin Burnley confie d’ailleurs que « c’est un cadeau d’entendre les gens chanter » leurs chansons. Les cinquante minutes passent finalement trop vite. Bonne prestation.
Deep Purple,
Mainstage 02, 18/06/2026, 20:00>21:15
C’est un concert bien tranquille que va nous proposer Deep Purple. Musicalement, ça tourne bien. Que d’incontournables du rock à leur répertoire : 'Highway Star', 'When a Blind Man Cries', 'Space Truckin'', 'Black Night', et bien évidement le classique de chez classique 'Smoke on the Water' en final. Seulement voilà, le chanteur Ian Gillian, souvent tremblotant, n’a plus de voix. Alors, pour l’économiser, on rallonge la sauce avec de longues parties instrumentales. On étire les intros ('Lazy') et les titres. Et un solo de guitare puis un autre de claviers (avec quelques bribes de la 'Toccata', 'Mr. Crowley' ou encore 'La Marseillaise'). Nul doute que ces musiciens de légende prennent plaisir mais ce n’est peu être pas/plus le cas dans le public. Il y a un moment où il faut savoir arrêter avant les concerts de trop.
Papa Roach
Mainstage 01, 18/06/2026, 21:20>22:25
C’est sur une légère baisse des températures (il fait encore 31° tout de même) et une fraicheur bienvenue que les musiciens de Papa Roach font leurs entrées. Le show part à 100 à l’heure avec un premier titre explosif et une succession de jets de flammes. Durant le set, en bon frontman, Jacoby Shaddix fait le boulot avec quelques punchlines bien senties (NdT : On est à la maison […] merci pour votre Energie […] êtes-vous prêt pour emmener ce show a un autre niveau ?). Le meneur va aussi descendre dans la fosse des photographes pour haranguer la foule et chanter près des barrières. Arrivés jusqu’à là, certains slammeurs, auront même le droit à une accolade avec le vocaliste. Parmi les autres bons moments, citons les deux titres joués avec ces deux plus jeunes fils ('See U in Hell' avec Jagger puis 'BRAINDEAD' avec un impressionnant Brixton à peine âgé de 13 ans). Et puis, il y a cette guitare sèche parvenue jusqu’à la scène, qui sera signée par le chanteur et le guitariste avant d’être restitué à son très jeune propriétaire heureux. Bref, une prestation aussi généreuse qu’énergique.
Alice Cooper
Mainstage 02, 18/06/2026, 22:30>23:30
La nuit est tombée et Alice Cooper accompagné de ses six musiciens déboule sur la MS2. Assister à un concert du pape du Shock Rock, c’est forcément toujours un moment à part. Malgré ses 78 piges, le « Coop’ » assure toujours autant. Quelle présence scénique. A chaque morceau/hit ('No More Mr. Nice Guy', 'I'm Eighteen', 'Hey Stoopid', 'Poison', 'School's Out' et même 'Smells Like Teen Spirit' de Nirvana), mister Vincent Furnier (pour les intimes) change de costumes (camisole, blouse de médecin ensanglantée, …) ou d’accessoires (canne, couteau, …). Chaque chanson devient un mini-film d’horreur rock : un acolyte-faux photographe trop zélé qui se fait transpercer d’une lance, des complices masqués venant torturer le maitre, la créature de Frankenstein, un mannequin en plastique à martyriser… et évidement, la fameuse guillotine pour une séquence de décapitation toujours impressionne. Musicalement, ça assure sévère avec notamment le récente recrue en date, la guitariste Anna Cara venue remplacer temporairement et avec brio miss Nita Strauss absente pour cause d’un imminent heureux évènement. Bref, une heure de pure régalade.
Hommage à Ozzy Osbourne
Mainstage, 18/06/2026, 23:30>23:45
Alice Cooper et sa bande quittent à peine le mainstage 2 que les trois écrans géants diffusent une vidéo de 'Mama, I'm Coming Home' nourrie d’images de concerts et d’interventions marquantes du regretté Madman. Instant recueillement pour les milliers de spectateurs amassés (inclus votre serviteur). Alors que le titre s’achève et qu’un « LET’S THE MADNESS BEGIN » s’affiche sur les écrans à côté d’un portrait du Prince ouf Darkness, c’est 'Bark at The Moon' qui retentit. Le ciel de Clisson se voit alors illuminer par un feu d’artifice durant toute la chanson. Bel hommage tout en sobriété. RIP Mister Osbourne.
Social Distorsion
Warzone, 18/06/2026, 00:45>01:45
Pour conclure ma première journée, j’opte pour Social Distortion à la Warzone. Bien m’en a pris. En heure de temps, le combo va m’embarquer avec son punk rock des plus énergique. Mike Ness et ses potes sont heureux d’être là (« It’s good to see you all tonight! ») et le public ne s’y trompe pas. Rescapé d’un cancer des amygdales, le chanteur-guitariste est clairement en forme. Sa voix est intacte malgré le temps et son récent combat cotre cette saloperie de crabe. Qu’importe si la zone de guerre n’est pas complètement remplie comme un œuf (en même temps cela facilite le circulation), l’ambiance est totalement folle. Les californiens vont interpréter plusieurs classiques de leurs répertoire (dont 'Story Of My Life') mais aussi plusieurs compos du récent « Born To Kill » sorti il y a quelques semaines. Ici, pas de triche, pas de gros lights ni d’explosions ou autres flammes, simplement « quelques gars sur scène avec leurs guitares » comme l’annonce le leader américain. Trop court mais trop bon.
Fin de première journée. A demain.
Mes Tops du jour :
• Mercis aux orgas et aux 2 arches/cascades d’eau pour les douches régulières et les points d’eau pour les ravitos réguliers.
• Une ambiance de fou, une fois encore.
• Alice Cooper à la hauteur de sa légende.
• De la générosité en pagaille avec Papa Roach.
• Concerts réussis pour Social Distorsion en warzone.
Mes Flops du jour :
• Que de monde et quelle chaleur.
• Deep Purple, il est (peut-être ?) temps de raccrocher.
• Même si je salue l’idée, je dois reconnaitre que je suis mitigé sur la statue d’Ozzy Osbourne, qui a (je trouve) un côté « mako moulages ».
FredH
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