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Hellfest 2026, la quatrième journée vue sous l'oeil du Rédacteur en Chef

«Une journée 100% punk et Hardcore de haut vol !»
CARMZIOFA
Rédacteur en Chef
21/06/2026
92 vues

Clisson, quatrième round


Clisson, 21 juin 2026

Dernier jour. Ce mot sonne toujours un peu trop tôt au Hellfest. Après trois journées épuisantes et exaltantes, ce dimanche 21 juin — Fête de la Musique, comme pour rappeler que la culture n'est jamais loin — vient refermer cette 19ᵉ édition avec une dernière carte maîtresse : une journée entière dédiée au punk, au hardcore et au sludge metal sudiste, dans toute la diversité que ces termes peuvent recouvrir.

La Mainstage 1 s'offre une programmation 100 % punk californien et pop-punk, un choix assumé et réjouissant qui convoque une décennie entière de culture skate, de lycéens en colère et de refrains entêtants. The Ataris, Pennywise, les Dwarves, The Bones : autant de noms qui évoquent des époques et des esthétiques différentes mais qui partagent cette même croyance fondamentale que deux minutes de punk bien exécuté peuvent changer une journée.

La Warzone joue dans son registre de prédilection avec Circle Jerks, Buzzcocks, Agnostic Front et The Adicts — un alignement qui pourrait presque se lire comme un cours accéléré d'histoire du punk des années 80. La Valley, quant à elle, garde ses armes les plus lourdes pour la fin : Corrosion of Conformity en milieu d'après-midi, et Down en clôture absolue du festival, Phil Anselmo et ses acolytes de la Nouvelle-Orléans pour une nuit tardive et lugubrement belle dans l'air chaud de Clisson.

Ce dimanche est la journée du Hellfest pour ceux qui connaissent vraiment leur affaire. Moins spectaculaire en termes de noms commerciaux, elle est peut-être la plus honnête, la plus cohérente, la plus punk au sens profond du terme. Une conclusion qui ne cherche pas à en mettre plein la vue mais à finir comme on a commencé : dans la sueur, le bruit, et la conviction que rien de tout cela ne sert à rien d'autre qu'à être pleinement vivant.

THE DWARVES


Mainstage 1, 21 juin, 12h15

Quarante ans de provocations, de concerts expéditifs et de disques scandaleux : The Dwarves sont l'une des formations punk les plus irrévérencieuses de l'histoire underground américaine. Formé à Chicago dans les années 80 avant de migrer vers San Francisco, le groupe autour du chanteur Blag Dahlia n'a jamais cédé sur rien, ni sur les pochettes suggestives, ni sur les concerts à moitié nus, ni sur les fake-deaths pour faire parler.

En 2026, ils arrivent au Hellfest avec ''Jenkem'', treize petites bombes hardcore en guise de carte de visite. Mauvais goût, violence, scatologie : autant de délicieux ingrédients dont ces iconoclastes usent et abusent depuis la fin des années 80, qui ont contribué à écrire la légende de ce groupe inclassable. Provocateurs dans l'âme, les Dwarves divertissent autant qu'ils choquent ou mystifient les foules avec des blagues graveleuses et potaches.

Ce dimanche, le soleil est déjà brutal, la Mainstage 1 se réveille doucement et ces énergumènes de San Francisco débarquent pour mettre le feu avec la finesse d'un marteau-piqueur dans une bibliothèque. Le ton est donné d'entrée : Blag Dahlia, survivant de lui-même, harangue la fosse avec ce mélange de charisme authentique et de mauvais esprit constitutif. Les chansons durent en moyenne deux minutes, parfois moins, s'enchaînent sans interruption notable, et chacune fonctionne comme une petite bombe à fragmentation de punk hardcore. La fosse matinale, qui n'avait peut-être pas prévu de se livrer à une thérapie de choc à midi, s'est retrouvée à pogotter avec une conviction dont elle-même semblait surprise. Et c'était exactement ce dont cette dernière journée avait besoin pour démarrer.

Blag Dahlia (Blag Jesus) – chant
Gianluca 'Ginger' Panero – guitare
Nick Oliveri – basse, chant
Snupac – batterie


THE BONES


Mainstage 1, 21 juin, 13h35

Karlskrona, Suède, 1996 : quatre types se réunissent pour jouer un punk rock gras, huilé, quelque part entre Social Distortion, Johnny Cash et les Devil Dogs. Trente ans plus tard, The Bones tiennent toujours leur promesse d'un rock taillé à la serpe, sans ornement inutile, efficace comme un coup de poing. Leur discographie va de l'EP ''Horrorway'' aux albums ''Burnout Boulevard'' et ''Flash the Leather'', chroniques de la vie sur la route et des lendemains qui déchantent. Peu connus du grand public mais vénérés par la scène punk européenne, ils se produisent pour l'une de leurs rares apparitions en France.

The Bones, c'est le genre de groupe qui ne fait jamais la une des magazines et qui pourtant remplit ses salles partout en Europe depuis vingt-cinq ans sur la force d'une seule chose : ils jouent comme si c'était leur dernier concert. Marcus Petersson, voix rendue rauque par des années de tournée intensive, cheveux en désordre, posture de type qui n'a pas dormi depuis trois jours — est exactement ce que l'étiquette "punk rock" promettait sans toujours livrer.

La Mainstage 1 du Hellfest, c'est un cadre disproportionné pour un groupe de leur calibre, et les Suédois le savent. Plutôt que d'en être intimidés, ils s'en emparent avec la décontraction de gens qui ont vu d'autres salles et d'autres contextes. Les titres s'enchaînent avec la fluidité d'un groupe qui connaît son affaire sur le bout des doigts. Pas de grande dramaturgie, pas d'effets de manche : juste du punk rock taillé dans le bois brut, servi par des gens qui y croient encore après trente ans. Une belle surprise de cette dernière journée.

Marcus "Beef Bonanza" Petersson – chant, guitare
Jonas "Boner" Andersén – chant, guitare
Andi Nero – basse
Fredrik "Spooky Fred" Andersén – batterie


BUZZCOCKS


Warzone, 21 juin, 16h00

Ils ont tout inventé ou presque : le punk-rock pop, l'amour adolescent transformé en énergie punk, la première tournée des Sex Pistols. Fondés à Bolton, Manchester, en 1976, les Buzzcocks de Pete Shelley et Howard Devoto ont changé la face du punk britannique en montrant qu'une chanson de deux minutes pouvait être à la fois rugueuse et mélancolique. La mort de Pete Shelley en décembre 2018 aurait pu tout arrêter, mais Steve Diggle a décidé de maintenir le groupe en vie, avec le guitariste Mani Perazzoli comme complément indispensable. Ces classiques absolus que sont 'Ever Fallen in Love', 'Orgasm Addict' ou 'What Do I Get' continuent de résonner avec une fraîcheur intacte. Les vétérans du punk anglais ont encore beaucoup sous le coude : force discrète à l'influence indiscutable.

Et il y a quelque chose d'émouvant à voir les Buzzcocks sur la Warzone du Hellfest en 2026. Un groupe fondé il y a cinquante ans, qui a traversé le punk originel, la mort de son chanteur emblématique, et qui se retrouve là, sous un soleil de plomb de 35 degrés à Clisson, à jouer 'Orgasm Addict' devant des gamins de vingt ans qui n'étaient pas nés quand Pete Shelley a écrit la chanson. Steve Diggle porte tout ça avec une légèreté remarquable. Il joue, il sourit, il harangue la fosse avec l'enthousiasme d'un vétéran qui sait ce qu'il a entre les mains et qui refuse de s'en excuser. La setlist est un best-of quasi parfait qui remonte le fil de l'histoire en quarante minutes chrono, de 'What Do I Get ?' à 'Harmony in My Head', avec le sommet absolu de 'Ever Fallen in Love' qui déclenche une communion collective inattendue dans l'après-midi clissonnaise. Seul regret, le groupe n'a pas profité de ce nouveau public pour jouer des titres de son nouvel album ''Attitude Adjustment''(à l'exception de 'Queen of the Scene').

La Warzone, qu'on pouvait redouter un peu froide face à un groupe de cette génération, a répondu avec une générosité qui dit beaucoup sur la qualité et la durabilité de ce répertoire. Les Buzzcocks n'ont pas besoin d'être spectaculaires — leurs chansons font le travail depuis un demi-siècle, et elles le font encore.

Steve Diggle – guitare, chant
Mani Perazzoli – guitare, chant
Chris Remington – basse
Danny Farrant – batterie

Setlist
What Do I Get?
I Don't Mind
Everybody's Happy Nowadays
Queen of the Scene
Senses Out of Control
Sick City Sometimes
Why Can't I Touch It?
Destination Zero
Love You More
Orgasm Addict
Manchester Rain
Ever Fallen in Love (With Someone You Shouldn't've)
Harmony in My Head


CIRCLE JERKS


Warzone, 21 juin, 17h45

Keith Morris, l'une des grandes voix du punk hardcore américain, a fondé les Circle Jerks en 1979 après avoir quitté Black Flag. Avec leur premier album ''Group Sex'' (1980), un chef-d'œuvre de quinze minutes à peine et quatorze chansons explosives, le groupe de Los Angeles s'est imposé comme l'une des formations fondatrices du hardcore californien. Après une longue mise en sommeil, le groupe s'est reformé en 2020 avec le line-up classique et tourne depuis avec une conviction intacte. Keith Morris incarne cet esprit du hardcore originel : sans compromis, sans filet, 100% punk. Sauf que la réalité d'un concert des Circle Jerks en 2026 est légèrement plus complexe — et beaucoup plus intéressante — que le résumé ne le laisse entendre.

Le concert démarre bizarrement. Pas de riff immédiat, pas d'assaut frontal — Keith Morris prend le micro et présente ses musiciens un par un, à la façon d'un compère de soirée, incluant dans le tour de présentation l'ingénieur du son, salué comme s'il était membre à part entière du groupe. L'assistance rit, un peu déconcertée. On n'est pas exactement sur la même longueur d'onde que les autres groupes de la matinée. Morris, soixante-dix ans au compteur et l'air d'un homme qui a survécu à des décennies que beaucoup n'auraient pas traversées, prend son temps. Il explique que le punk existait bien avant qu'on lui colle l'étiquette "hardcore" — qu'à l'époque, c'était l'ère des platform boots, que ses contemporains s'appelaient Mott the Hoople et David Bowie, et que ce qu'ils ont fondé s'est construit en réaction à tout ça, pas dans le vide.

Puis vient la musique, et là tout s'accélère. 'World Up My Ass', 'Beverly Hills', 'I Just Want Some Skank' — les titres s'enchaînent avec la densité compressée qui est la signature du groupe : courts, brutaux, quasi-interchangeables dans leur virulence, et pourtant parfaitement distincts pour qui les connaît.

Mais Morris ne s'arrête pas là. Entre les morceaux, il parle. Beaucoup. Il évoque la Social Security, avec ce mélange de sarcasme et d'amertume sincère qui lui est propre : à son âge, disait-il en substance, il devrait être en train de toucher sa retraite fédérale plutôt que de jouer du punk dans un festival français — mais tant qu'il peut se payer à manger et garder un toit, il continue. Il trouve le public un peu mou, trop sage, comme aux funérailles — « I hope you're gonna move a little more than that » — et le pit finit par se débloquer progressivement sous la pression rhétorique.

Le moment le plus saisissant arrive avant 'Moral Majority'. Morris demande s'il y a des chrétiens dans le public. Il laisse passer un silence. Puis il parle de cette catégorie de gens — les nationalistes chrétiens blancs, ceux qui agitent leur Bible comme une arme, ceux qu'on appelait autrefois la Moral Majority et qu'on appelle aujourd'hui d'autres noms tout aussi peu recommandables. Il dit : « When we wrote this song, when Greg and I wrote this song, we had a group of people back then, we called them the white fucking moral majority » — et le groupe enchaîne sur le titre. Dans un Hellfest de 60 000 festivaliers européens qui n'ont pas voté Trump, le discours sonne différemment que sur une scène de Las Vegas face à des fans MAGA — mais l'énergie de la chanson, elle, ne perd rien de sa pertinence.

Un concert bancal dans sa forme, lumineux dans sa substance — exactement le genre de show que seul un groupe de cette génération et de cette trempe pouvait livrer.

Keith Morris – chant
Greg Hetson – guitare
Zander Schloss – basse
Joey Castillo – batterie

Setlist
Deny Everything
Letterbomb
In Your Eyes
Back Against the Wall
Behind the Door
I Just Want Some Skank
Beverly Hills
When the Shit Hits the Fan
Under the Gun
Coup d'état
Moral Majority
Don't Care
Live Fast Die Young
Wild in the Streets
I, I & I
Beat Me Senseless
World Up My Ass
Wasted
Revenge
Nervous Breakdown
What's Your Problem
Question Authority


AGNOSTIC FRONT


Warzone, 21 juin, 19h45

RRoger Miret et Vinnie Stigma incarnent à eux seuls l'histoire du New York hardcore. Fondé en 1980, Agnostic Front est l'un des groupes fondateurs de la scène NYHC, avec des albums comme ''Victim in Pain'' (1984) et ''Cause for Alarm'' (1986) qui ont posé les bases d'un sous-genre entier. Leur musique, à la croisée du punk hardcore et du metal crossover, a influencé des centaines de groupes. Vinnie Stigma, pilier indéboulonnable depuis l'origine, est une institution. Roger Miret, qui règne au micro depuis 1983, est la voix de toute une culture. Légendaire hardcore new-yorkais dans toute sa brutalité : rapide, vindicatif, plein de rage. Agnostic Front a posé les fondations d'une scène entière avec une sincérité sans compromis et une énergie explosive. Sur scène, c'est le chaos et la communion — un mur de son, des hymnes hardcore comme des uppercuts soniques.

La Warzone était pleine pour accueillir ce pilier important de l'histoire du hardcore. Le groupe a démarré sans attendre avec le titre 'AF Stomp' puis 'Way of War' avec l'arrivée sur scène de Roger Miret qui a immédiatement demandé au public de former un circle pit — ce que celui-ci a fait sous le soleil brûlant de Clisson. Le groupe a enchaîné les morceaux avec très peu de pauses entre chacun, juste le temps de prendre un peu d'eau. Roger Miret, entre les titres, a tenu des discours d'union face à ce qui cherche à nous diviser, insistant sur ce qui lui importe vraiment : des amitiés vraies, des gens sur qui on peut compter.

Le concert était aussi un show de l'inépuisable Vinnie Stigma, qui affiche 70 ans au compteur. Il bouge, prend sa pose habituelle les deux poings sur chaque côté du ventre, salue le public avec un grand sourire et sillonne la scène en permanence. Même si on peut le voir parfois reprendre son souffle par cette chaleur et sans ombre, c'est une sacrée performance. Il a d'ailleurs été célébré en ayant la possibilité de chanter l'un des derniers titres du set, tandis que Roger Miret demandait au public de scander son nom — Stigma levant alors sa guitare avec son nom gravé dessus.

Comme d'habitude, pour clore le set, Roger Miret rend hommage aux Ramones avec une reprise de 'Blitzkrieg Bop', estimant que sans eux, le hardcore n'aurait pas pu exister. Un concert de classe, un groupe d'une intégrité rare, et une des belles heures de ce dimanche de clôture.

Roger Miret – chant
Vinnie Stigma – guitare
Craig Silverman – guitare
Mike Gallo – basse
Danny Lamagna – batterie

Setlist
AF Stomp
Way of War
The Eliminator
My Life My Way
You Say
For My Family
Friend or Foe
Fall of the Parasite
Matter of Life & Death
Victim in Pain
Your Mistake
Blind Justice
Old New York
Sunday Matinee
Peace
Crucified
Power
Gotta Go
Police State
Addiction
Blitzkrieg Bop


THE ADICTS


Warzone, 21 juin, 21h55

Ipswich, 1975. Quatre adolescents créent un groupe dont le look emprunté à Orange Mécanique de Kubrick deviendra une marque de fabrique mondiale. The Adicts, emmenés par le chanteur Monkey (Keith Warren) grimé en Alex DeLarge, pratiquent un punk rock mélodique et festif qui doit autant à la culture des skinheads anglais qu'aux Ramones. ''Sound of Music'' (1982), leur album de référence, reste une pépite absolue du punk britannique de la seconde vague. Leurs shows sont de véritables happenings visuels, carnavals électriques où le public ne sait plus où donner de la tête.

Clore la Warzone du dernier jour du Hellfest, c'est une mission que peu de groupes pourraient assumer avec autant d'aplomb que les Adicts. Monkey débarque sur scène. Monkey arrive les bras grands ouverts, dans une pose de showman absolu. Ce qui frappe immédiatement : une immense cape holographique et irisée déployée comme deux ailes de papillon géant — rouge, rose, argentée, couverte de sequins et de reflets qui captent toutes les lumières de la scène violette. Elle occupe les deux tiers de l'image et crée un effet visuel spectaculaire, à mi-chemin entre le music-hall et le carnaval de Venise. En dessous, un gilet noir à étoiles dorées, une ceinture rouge vif, et un pantalon holographique argenté et doré — du sol au plafond, il brille de partout. Sur la tête, le chapeau melon noir iconique, bien vissé. Le visage est grimé de blanc avec les lèvres sombres — le maquillage Alex DeLarge signé Adicts, intact depuis 1975.

Monkey balance des cartes de jeux dans le public, se couvre de confettis issu dans chapeau. Bref ! Un concert de The Adicts ne serait jamais un concert sans tout ces artifices qui transforment un concert en pièce de théâtre sans jamais sacrifier l'urgence punk du truc. La Warzone a tenu bon malgré l'épuisement de quatre jours de festival et des températures caniculaires, et les festivaliers qui avaient survécu jusqu'à cette heure-là méritaient exactement ce genre de clôture : festive, légèrement surréaliste, arrosée de confettis et de 'Viva la Revolution'. Leurs grandes chansons qui n'ont pas vieilli d'une ride. Monkey, qui court, danse et interagit avec la fosse avec une énergie que bien des frontmen de vingt ans lui envieraient, rappelle à chaque concert pourquoi l'esthétique Adicts n'a été copiée par personne. Un final de Warzone à la hauteur d'une journée punk de haute tenue.

Monkey (Keith Warren) — chant
Pete Dee (Pete Davison) — guitare
Highko Strom - guitare
Kiki Kabel — basse
Kid Dee (Michael Davison) — batterie

Setlist
Let's Go
Joker in the Pack
Horrorshow
Johnny Was a Soldier
How Sad
4321
Numbers
Troubadour
Angel
You're All Fools
My Baby Got Run Over by a Steamroller
Just Like Me
Rockin' Wrecker
Who Spilt My Beer?
Fuck It Up
Crazy
Chinese Takeaway
Bad Boy
Viva la revolution
You'll Never Walk Alone


Bilan J4


Clisson, 21 juin 2026

Dernier jour. Les corps portent les stigmates des trois nuits précédentes, mais il y a dans ce dimanche une énergie particulière, ce mélange d'urgence et de nostalgie anticipée propre aux fins de festival. En ce qui me concerne, ce dernier chapitre était 100% punk et hardcore, à cheval entre les Mainstage et la Warzone. L'occasion de découvrir des groupes que je n'avais jamais vu en live pas tels que The Dwarves, The Bones ou Circle Jerks.

Et pendant que je quittais le site, quelque chose dans l'air de Clisson ressemblait à ce sentiment rare qu'on ne sait pas tout à fait nommer : la satisfaction d'avoir été exactement au bon endroit, au bon moment. À l'année prochaine, Hellfest, pour ton 20ième anniversaire.