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Hellfest 2026, la deuxième journée vue sous l'oeil du Rédacteur en Chef

«Maiden, Ceremony et Ultra Vomit, mes coups de coeur de la journée !»
CARMZIOFA
Rédacteur en Chef
19/06/2026
184 vues

Clisson, deuxième round


Clisson, 19 juin 2026

Il y a des journées qui n'appartiennent qu'à un seul groupe. Ce vendredi 19 juin en est une. Iron Maiden célèbre ses 50 ans de carrière avec la tournée ''Run For Your Lives'', centrée sur ses neuf premiers albums — soit la discographie qui a littéralement inventé le heavy metal tel qu'on le connaît. La simple idée de voir Steve Harris, Bruce Dickinson et leurs compagnons d'armes jouer ''Killers'', ''Number of the Beast'' ou ''Aces High'' sur la Mainstage 1 de Clisson justifie à elle seule le déplacement. C'est une messe, pas un concert. Et dans cet encadrement, tout le reste devient l'écrin qui fait briller le diamant.

Mais cet écrin est lui-même exceptionnel. Helloween ouvre le bal de soirée avec son set de power metal festif et exubérant, Sepultura joue ce qui pourrait être l'un de ses derniers concerts européens en approchant de sa tournée d'adieux, et Mastodon — en pleine reconstruction après le départ de Brent Hinds — occupe la Valley avec cette tension particulière des groupes en mutation. La Warzone accueille l'un des retours les plus attendus de l'année avec The Dillinger Escape Plan, dont la reformation a fait couler autant d'encre que leur mathcore dévastateur en son temps. Blood Incantation tient l'Altar et confirme que le death metal le plus ambitieux du moment vient d'une poignée de garçons de Denver entichés de Kubrick et de Lovecraft.

Et puis il y a Ultra Vomit. Le groupe de parodie metal nantais, fierté locale par excellence, programmé juste après Iron Maiden en clôture de la Mainstage 1 — un choix délibérément subversif et jouissif de la part des organisateurs, un pied de nez affectueux à toute la solennité des deux heures précédentes. Cette journée est celle des extrêmes et des contrastes, celle où le Hellfest confirme qu'il n'a pas besoin de choisir entre la légende et la dérision pour faire de la grande musique. Les deux cohabitent, se respectent, et le public applaudit des deux mains.

KILLUS


Temple, 19 juin, 12h15

Depuis plus de vingt-cinq ans, Killus défend une vision sombre et théâtrale du métal industriel. Les Espagnols ont progressivement construit leur réputation grâce à une esthétique soignée mêlant influences horrifiques, métal moderne et sonorités électroniques. En 2024, le groupe a publié '' Years Feeding the Monster'', une sortie symbolique célébrant un quart de siècle de carrière. Présent sur les scènes européennes depuis de nombreuses années, Killus continue d'entretenir une identité forte qui lui permet de se démarquer dans un univers particulièrement concurrentiel.

Ouvrir un vendredi de Hellfest à 12h15 sous la chaleur de la Temple, c'est une mission que peu de groupes accomplissent avec autant de relief. Killus n'a pas attendu l'heure de pointe pour imposer sa loi. Le concert à l'esthétique industrielle léchée est spectaculaire par le charisme d'un chanteur qui gratifie le public d'une superbe reprise d'ABBA et d'une énergie qui fait plaisir à voir.

L'ambiance shock rock tourne à plein régime dès les premières secondes : les lumières crépusculaires, les arrangements électro-sombres et la présence magnétique de Javi Ssagittar créent immédiatement une bulle dense dans laquelle le public se laisse volontiers aspirer. Le set déroule un catalogue solide, de 'H.E.L.L.' à 'Feel the Monster', avant que la reprise de 'Gimme! Gimme! Gimme!' d'ABBA ne vienne clore le tout avec une jubilation décomplexée. Sur le papier, le choix fait sourire. Sur scène, il explose. C'est bien simple : dans cet écrin du métal extrême, Killus a prouvé qu'un groupe de métal industriel espagnol peut faire danser Clisson dès midi. Pas rien.

Javi Ssagittar, chant
Ruk, guitares
Premutoxx, basse, claviers
Anhell, batterie

Setlist
Skeletons of Society
Man‐Made Tragedy
H.E.L.L.
Ascending Antichrist
Imperator
Free
Grøtesk
Stranger Things
White Lines
Paralyzed
Hypocrisy
Ultrazombies
Feel the Monster
Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight) (ABBA cover)

REZN


Valley, 19 juin, 12h50

Placés en début d’après-midi sous la Valley, les Américains de Chicago n’avaient pas forcément la mission la plus simple : capter un public encore en phase de montée en régime, coincé entre découvertes matinales, chaleur, déplacements et premières grosses affiches de la journée.

Les morceaux s’installent lentement, presque en suspension, avant de laisser surgir des murs de guitares lourdes, des nappes psychédéliques et cette voix lointaine qui semble davantage flotter au-dessus du son que le diriger. Le stoner-doom du groupe n’est jamais uniquement massif : il est brumeux, spatial, parfois presque shoegaze, traversé par des textures de synthé et de saxophone qui lui donnent une couleur immédiatement identifiable. Je ne connaissais pas le groupe et j'en avais entendu parlé et c'est la raison pour laquelle je suis allé les voir

Du coup, difficile cependant de donner un avis totalement tranché sur un concert de ce type lorsqu’on ne s’y est pas immergé de bout en bout. REZN ne cherche pas à séduire immédiatement, encore moins à provoquer l’adhésion par la puissance seule. C’est une musique de climat, d’épaisseur, de patience. Pour les amateurs du genre, la prestation a certainement offert ce qu’ils étaient venus chercher : une traversée lourde, hypnotique et enveloppante. Pour les autres, elle a pu rester plus distante, presque opaque, comme si le groupe jouait derrière un voile de fumée sonore.

REZN n’a pas livré le concert le plus spectaculaire de la journée, mais a installé un monde. Et au Hellfest, c’est déjà beaucoup.

Rob McWilliams — chant, guitare
Phil Cangelosi — basse
Patrick Dunn — batterie
Spencer Ouellette — synthétiseurs, saxophone, lap steel, claviers

QUEENSRYCHE


Mainstage 1, 19 juin, 15h05

Véritable institution du métal progressif américain, Queensrÿche continue d'écrire son histoire plus de quarante ans après sa création. Avec des albums devenus des références absolues comme ''Operation: Mindcrime'' ou ''Empire'', le groupe a profondément marqué l'évolution du heavy métal à partir des années 1980. Depuis l'arrivée du chanteur Todd La Torre, Queensrÿche connaît un regain de créativité salué par les fans et la critique. Son dernier album studio, ''Digital Noise Alliance'', est paru en 2022.

Un passage en milieu d'après-midi sur la Mainstage 1, créneau ingrat avant l'arrivée d'Accept et de l'enchaînement titanique de la soirée. Le gros du public était bien là pour Queensrÿche, mais la setlist n'est pas des plus accrocheuses dans ses premiers titres, l'ensemble s'inscrivant dans une efficace linéarité qui manque toutefois d'un tantinet de piquant. Todd La Torre assure avec ses cordes vocales irréprochables, Michael Wilton joue avec la maîtrise qu'on lui connaît, et les extraits d'''Operation: Mindcrime'' font leur effet sur les connaisseurs.

Mais l'alchimie du moment ne s'embrase pas vraiment. Un concert correct, bien exécuté, qui manquait peut-être de l'urgence nécessaire pour s'imposer dans une journée aussi chargée.

Todd La Torre – chant
Michael Wilton – lead guitare
Mike Stone – guitare rythmique, choeurs
Eddie Jackson – basse, choeurs
Casey Grillo – batterie

Setlist
Queen of the Reich
Operation: Mindcrime
Speak
NM 156
Screaming in Digital
Eyes of a Stranger
Neue Regel
Empire
I Remember Now
Anarchy-X
Revolution Calling

CEREMONY


Warzone, 19 juin, 18h35

Depuis sa formation en Californie au début des années 2000, Ceremony n'a cessé de surprendre son public. Initialement identifié comme l'un des groupes les plus radicaux de la scène hardcore américaine, le quintette a progressivement fait évoluer son identité musicale vers des territoires post-punk, new wave et rock alternatif, sans jamais perdre son intensité ni son caractère. Son dernier album, ''Vanity Spawned by Fear'', paru en 2023, illustre parfaitement cette évolution artistique permanente. Passé d'un punk hardcore virulent, à la limite de la powerviolence, à un post-punk aux contours presque indie rock, c'est le grand écart que proposent les Californiens — un parcours tortueux, sombre et plein de traumatismes qui n'en est pas moins une réussite immense.

Voilà le genre de concert qui justifie à lui seul l'existence d'un pass festival. Ceremony n'est pas un groupe facile à caser dans une programmation de métal et de rock extrême — pas vraiment métal, pas vraiment punk, pas vraiment post-punk non plus. Et pourtant, la Warzone les a accueillis avec une attention et une ferveur qui disent beaucoup sur la maturité du public hellbangers.

Dès les premiers morceaux, Ross Farrar impose sa présence. Pas de longs discours, pas de mise en scène superflue : le chanteur canalise toute l'énergie du groupe vers un seul objectif, maintenir une tension permanente. Il est une présence hors-norme sur scène, habité par quelque chose qui dépasse la simple performance, oscillant entre confession intime et cri de colère. Il garde à la main le cable de son micro qu'il enroule parfois autour de sa tête. Clairement, une présence scénique qui marque. Derrière lui, Anthony Anzaldo et Andy Nelson alternent riffs abrasifs et passages plus mélodiques, tandis que Justin Davis et Jake Casarotti verrouillent une section rythmique d'une efficacité redoutable.

Face à eux, la Warzone répond immédiatement. Les premiers circle pits se forment dès l'entame du concert, les stage dives s'enchaînent et les premiers rangs vivent chaque morceau comme une véritable décharge d'adrénaline. L'ambiance reste intense sans jamais perdre cet esprit de communion propre aux concerts hardcore, où le public devient presque un sixième membre du groupe.

Le choix de la setlist reflète parfaitement la carrière de Ceremony. Les classiques des débuts côtoient des compositions plus récentes issues de ''Vanity Spawned by Fear'', démontrant que le groupe assume pleinement toutes les périodes de son évolution. Loin de casser le rythme, ces incursions plus modernes apportent au contraire davantage de relief à une prestation qui refuse toute monotonie.

Ce qui impressionne le plus reste finalement la capacité de Ceremony à conserver une identité unique. Là où beaucoup de groupes oscillent entre hardcore et post-punk au risque de perdre leur personnalité, les Californiens réussissent à faire cohabiter violence, mélodie et urgence avec une étonnante cohérence. Chaque titre possède sa propre couleur tout en participant à une montée en puissance continue.

Le son est tendu, précis, les chansons se succèdent sans temps mort avec une force narrative rare. Les reprises — ''Pressure's On'' de Red C et ''California Über Alles'' des Dead Kennedys — tombent comme des gifles naturelles dans le fil du set, sans ostentation. Un moment authentiquement fort, l'une des bonnes surprises de cette journée, et la preuve que les interstices du Hellfest sont parfois là où tout se passe.

Ross Farrar - chant
Anthony Anzaldo - guitares
Andy Nelson - guitares, choeurs
Justin Davis - basse
Jake Casarotti - batterie

IRON MAIDEN


Mainstage 1, 19 juin, 21h00

Difficile d'imaginer une affiche du Hellfest sans penser immédiatement à Iron Maiden. Cette tournée 2026 revêt une dimension particulière puisqu'elle s'inscrit dans les célébrations du cinquantième anniversaire du groupe à travers le monde. Célébrant 50 ans de carrière, la Vierge de Fer reprend la route à l'occasion du second volet de son Run For Your Lives Tour — sans aucun doute la tournée la plus mémorable que la bande à Steve Harris ait jamais livrée au regard de sa setlist concentrée sur les neuf premiers albums de sa féconde carrière et des moyens techniques dantesques déployés à cette occasion. Hellfest

Un détail capital pour cette édition : Nicko McBrain, qui a pris sa retraite en décembre 2024 après 44 ans de service, est remplacé derrière les fûts par Simon Dawson (British Lion).

À peine les premières notes de ''The Ides of March'' retentissent-elles que la Mainstage 1 se transforme en une immense marée humaine. Soixante mille personnes, ou presque, reprennent chaque refrain avec une ferveur rarement observée, comme si chacun avait conscience d'assister à l'une des grandes célébrations de cette dix-neuvième édition du Hellfest. Il faut dire que cette tournée Run For Your Lives, imaginée pour célébrer les cinquante ans du groupe, puise exclusivement dans les neuf premiers albums d'Iron Maiden, offrant aux fans une véritable plongée dans les années fondatrices du groupe.

La première surprise vient d'un homme que beaucoup attendaient avec curiosité : Simon Dawson. Succéder à Nicko McBrain relevait presque de l'impossible. Pourtant, dès les premiers morceaux, le nouveau batteur trouve naturellement sa place derrière les fûts. Son jeu, légèrement plus direct et plus sec, insuffle une énergie nouvelle sans jamais trahir l'esprit des compositions. Très vite, les interrogations disparaissent pour laisser place à une évidence : Iron Maiden continue d'avancer.

Devant lui, Steve Harris reste l'infatigable chef d'orchestre de cette mécanique parfaitement huilée. Les trois guitaristes se partagent les harmonies avec une précision chirurgicale tandis que Bruce Dickinson impressionne une nouvelle fois. À bientôt soixante-huit ans, le chanteur parcourt la scène sans relâche, alternant courses, mimiques théâtrales et interventions en français qui déclenchent régulièrement les acclamations du public. Vocalement, il affiche une maîtrise qui force le respect, donnant à des titres comme ''Phantom of the Opera'', ''Infinite Dreams'' ou ''Rime of the Ancient Mariner'' une intensité remarquable.

La scénographie constitue elle aussi un véritable spectacle. Chaque morceau bénéficie de son propre décor, entre toiles monumentales, effets pyrotechniques, changements d'ambiance et apparitions successives d'Eddie sous différentes formes. Sans jamais tomber dans la surenchère gratuite, le groupe parvient à transformer chacune de ses chansons en véritable tableau vivant, rappelant pourquoi Iron Maiden demeure l'une des références absolues en matière de spectacles live.

Musicalement, difficile de trouver le moindre temps faible. Le retour de morceaux rarement joués comme ''Murders in the Rue Morgue'', ''Killers'', ''Phantom of the Opera'' ou ''Infinite Dreams'' ravit les fans de longue date, tandis que les incontournables ''The Trooper'', ''Run to the Hills'', ''Hallowed Be Thy Name'' ou ''Fear of the Dark'' provoquent des chœurs gigantesques repris par l'ensemble de la foule. Peu de groupes peuvent aujourd'hui s'appuyer sur un catalogue aussi riche tout en maintenant un tel niveau d'exécution pendant plus de deux heures.

Lorsque résonnent les dernières notes de ''Wasted Years'', chacun sait qu'il vient de vivre bien davantage qu'un simple concert. Iron Maiden n'a pas seulement livré une démonstration de savoir-faire ; le groupe a rappelé pourquoi, cinquante ans après sa création, il continue d'incarner une certaine idée du heavy metal : ambitieuse, spectaculaire, généreuse et profondément fédératrice. Sans doute l'un des très grands moments de cette édition 2026 du Hellfest.

Bruce Dickinson – chant
Steve Harris – basse, choeurs
Dave Murray – guitares
Janick Gers – guitares
Adrian Smith – guitares, choeurs
Simon Dawson – batterie

Setlist
Murders in the Rue Morgue
Wrathchild
Killers
Phantom of the Opera
The Number of the Beast
Infinite Dreams
Powerslave
2 Minutes to Midnight
Rime of the Ancient Mariner
Run to the Hills
Seventh Son of a Seventh Son
The Trooper
Hallowed Be Thy Name
Iron Maiden

Rappel:
Aces High
Fear of the Dark
Wasted Years

ULTRA VOMIT


Mainstage 1, 19 juin, 00h50

Il est près d'une heure du matin lorsque les lumières de la Mainstage s'éteignent. Après une journée dominée par les légendes du heavy metal, place à un tout autre registre. Enfin… pas tant que ça. Car derrière leurs textes absurdes et leurs parodies irrésistibles, Ultra Vomit possède aujourd'hui un statut unique dans le paysage métallique français : celui d'un groupe capable de faire rire des dizaines de milliers de personnes tout en leur administrant une véritable leçon de metal.

Dès ''Évier Metal'', la fête est lancée. Devant une Mainstage noire de monde, les Nantais n'ont besoin que de quelques secondes pour déclencher une immense vague de bonne humeur. Les premiers rangs chantent chaque parole, les pogos se mettent immédiatement en mouvement et les sourires se lisent jusque sur les visages des festivaliers venus découvrir le groupe.

Comme toujours, Nicolas Patra mène la cérémonie avec un sens du timing remarquable. Les interventions sont courtes, parfaitement dosées, laissant toute la place aux morceaux. Car si Ultra Vomit cultive l'autodérision, jamais le groupe ne donne l'impression de se moquer de son public. Au contraire, il célèbre avec lui toutes les facettes du metal, en multipliant les clins d'œil aux styles, aux groupes et aux clichés que chacun reconnaît instantanément.

Musicalement, difficile de prendre le quatuor en défaut. Les riffs sont redoutablement efficaces, les changements de registre parfaitement exécutés et la section rythmique ne laisse jamais retomber la pression. C'est d'ailleurs là toute la force d'Ultra Vomit : derrière chaque gag se cache une véritable démonstration de savoir-faire. Les parodies fonctionnent parce qu'elles sont jouées avec une précision irréprochable.

Le public répond présent du début à la fin. ''Ricard Peinard'', ''Tikawahukwa'', ''Je collectionne des canards (vivants)'' ou encore ''Mouss 2 Mass'' provoquent d'immenses chœurs repris par une foule entièrement acquise à la cause des Nantais. Impossible également de ne pas sourire devant l'enchaînement ''Une souris verte / Phoned to Death / I Like to Vomit'', véritable condensé de l'humour décalé qui fait la réputation du groupe.

Puis vient le final. ''La Puissance du Pouvoir'', ''Kammthaar'' et surtout ''A.N.U.S.'' concluent cette heure de folie dans une ambiance de communion générale. Des milliers de téléphones illuminent la Mainstage tandis que le public reprend les paroles avec un enthousiasme communicatif. Une image aussi improbable que magnifique, parfaitement représentative de ce qu'est devenu Ultra Vomit : un groupe capable de transformer la dérision en véritable moment de partage.

On pourrait réduire Ultra Vomit à un simple groupe humoristique. Ce serait pourtant passer à côté de l'essentiel. Derrière les jeux de mots, les costumes et les références potaches se cachent quatre musiciens remarquables qui connaissent leur metal sur le bout des doigts. C'est précisément cette sincérité qui explique leur succès. Ils ne parodient pas le metal : ils lui rendent hommage.

Après Iron Maiden, il fallait réussir à maintenir l'énergie de plusieurs dizaines de milliers de festivaliers jusqu'au bout de la nuit. Mission accomplie. Ultra Vomit n'a pas seulement fait rire le Hellfest : il lui a offert l'une des plus belles fêtes de cette édition 2026.

Nicolas « Le roi Fetus » Patra — chant, guitare
Emmanuel « L'elfe Manard » Colombier — batterie, choeurs
Fabien « Jojo Framboise ou Le nain Flockos » Le Floch — guitare, choeurs
Matthieu « Le farfadet » Bausson — basse

Setlist
Evier metal
Le Coq
Doigts de Metal
Quand j'étais petit
Takoyaki
Miction: Impossible (Sonde de B!te)
Tikawahukwa
Ricard Peinard
Patatas Bravas
Mortal konkass
Toxoplasma Gondii (Felinus Santus)
Je collectionne des canards (vivants)
Calojira
Crazy Train
Mouss 2 Mass
Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II
La puissance du pouvoir
Kammthaar
A.N.U.S.


Avec cette deuxième journée désormais dans les livres, le Hellfest 2026 confirme tout le bien que l'on pouvait en attendre. Du lever de rideau jusqu'aux derniers accords de la nuit, les festivaliers ont une nouvelle fois navigué entre découvertes, confirmations et prestations d'artistes qui continuent d'écrire l'histoire des musiques extrêmes. La diversité de la programmation a permis à chacun de composer son propre parcours, passant d'une scène à l'autre au gré de ses envies et des nombreuses propositions offertes par le festival.

On le savait depuis des mois : ce vendredi allait être la journée d'Iron Maiden. Et Iron Maiden a tout écrasé sur son passage, comme prévu. La tournée ''Run For Your Lives'', centrée sur les neuf premiers albums du groupe, un moment qui restera sans doute comme l'une des images fortes de cette 19ᵉ édition.

Au-delà de Maiden, mes coups de cœur de la journée vont à Ceremony (que je ne connaissais pas et que je découvrais pour la première fois) et Ultra Vomit.