Novelists
Mainstage 2, 22/06/25, 12:50>13:30
Mon dernier jour démarre avec le metalcore de Novelists sur les mainstages. Même si elle a intégré le groupe « que » depuis deux ans, la chanteuse Camille Contréras assume totalement son poste de frontwoman. Alternant parties growlées et passages clairs, la jeune femme fait montre d’une bonne et grosse énergie qu’elle communique à ses camarades et à la foule. Le public est bouillant (de nombreux slams durant le set) et répond à chacune des sollicitations de la meneuse. Les musiciens sont visiblement contents d’être là. Souriante, la vocaliste nous avoue que ce moment « rempli mon cœur d’amour et de joie ». Belle découverte live et démarre de journée intense pour moi.

Blackgold
Mainstage 1, 22/06/25, 13:35>14:15
A peine le temps de respirer, voilà Blackgold qui déboule. C’est une clique toute masquée et vêtue de tenues noires et or/jaune (de la tête aux pieds) qui fait son entrée. Même s’il fait moins chaud qu’hier, porter ces accoutrements est pour le moins courageux. Quoi qu’il en soit, avec sa fusion de Nu metal bien vénère, de rap et de scratchs de platines, la formation new-yorkaise réussit à embarquer l’auditoire. Rapidement, le frontman annonce qu’ils n’ont pas faits tout ce trajet pour ne pas voir de mosh pits. Les réactions de l’assistance ne tardent pas. Même combat à l’invitation à « jumper ». Comme leurs prédécesseurs, les Américains ont livrés un set aussi énergique qu’efficace. Bravo.
Lorna Shore
Mainstage 2 22/06/25 16:00>16:45
Retour en Mainstage (après une pause dej’) pour du deathcore avec Lorna Shore. La foule reste survoltée malgré la chaleur. En quarante cinq minutes, le quintette américain va nous livrer « la guerre totale ». La fosse est totalement déchaînée. Dans le public, vont se succéder slams, pogos et autre Wall of death. Sur scènes, les jets de flammes vont s’enchainer. Quelle intensité. Mention spéciale au chanteur Will Ramos pour avoir fait l’effort de parler français et surtout pour certains de ses screams venus d’ailleurs. Encore un uppercut dans ma face.

Shaârghot
Temple, 22/06/25, 16:50>17:40
Je zappe Eagles Of Death Metal sur le Mainstage (pas fan musicalement) pour préférer Shaârghot à la Temple (mon seul concert sous tente ce jour). Les cinquante minutes du gig des Français vont être furieuses. C’est bien simple, à chaque titre, au moins une idée différente. Pas un instant de répit. Entre les musiciens tous couverts de noir, les interventions scéniques de deux sinistres Mantis (sorte de mantes religieuses maléfiques) et d’un autre acolyte tout aussi étrange, les slams, les walls of death, les circle pits, une séance de « Jump » après s’être agenouillé (effet garanti), une guitare qui lance des étincelles, des déplacements de foule en gauche-droite, un jeu de lumières dingue, c’est un tourbillon qui déferle sur la foule. Je viens d’assister à un concert de metal indus, aussi sombre que théâtral, tout simplement WAOUH.

Motionless In White
Mainstage 2, 22/06/25, 17:45>18:35
17:45, me (re)voilà entre MS1 et MS2 pour Motionless In White. Durant 50 minutes, les Américains vont vous assener leur Metalcore furieux, accompagnés par de nombreux et fréquents jets de flammes et/ou de fumées (parfois les 2 en alternances) pour le moins impressionnants (« c’est pour qui la facture de mazout ? »). Cinquante minutes sans temps mort. Quoiqu’un peu trop répétitif musicalement pour moi, force est de constater que ce bulldozer est efficace et extrêmement bien rodé (textes qui s’affichent sur les écrans pour aider à chanter, milliers de confettis sur le dernier morceau).

Refused
Mainstage 1, 22/06/25, 18:40>19:40
C’est officiel, Refused Are (bientôt) Fucking Dead. Pour la deuxième (et ce coup-ci définitive) fois, les légendes du punk hardcore suédois vont à tirer leur révérence fin 2025, à l’issue d’une ultime et présente tournée d’adieu. Du fait de leur statut de groupe référence dans leur genre, les faire jouer sur les mainstages est un bel hommage. Cela étant dit, on est sur le quatrième jour du fest’ (chaleur + fatigue générale), et vu ce qui va suivre (Cypress Hill et Linkin Park), les localiser en Warzone aurait été (selon moi) plus pertinent. Quoi qu’il en soit, le chanteur Dennis Lyxzén (chemise rose à jabot vêtu) et ses petits camarades vont proposer un set rempli de leurs classiques (la moitié des titres joués venant de « The Shape of Punk to Come... »). Visiblement bien remis de sa crise cardiaque de l’an passé, le frontman suédois ne se ménage pas. Le vocaliste profite d’une intervention entre deux morceaux, sans pour autant « politiser » ses propos, pour réclamer « Free Free Palestine » et brandir le drapeau dudit pays. Une sortie en grande classe.

A Day To Remember
Mainstage 2, 22/06/25, 19:45>20:45
Changement d’ambiance avec le metalcore de A Day To Remember. Le quatuor floridien s’éclate en live et cela se ressent. Les morceaux sont accrocheurs et l’ambiance est festive. La foule chante et se laisse emmenée par un Jeremy McKinnon en grande forme et souriant. Une heure de show aussi maitrisée que généreuse.

Cypress Hill
Mainstage 1, 22/06/25, 20:50>21:50
Les programmations de Muse et Royal Republic ont divisées. En faisant venir Cypress Hill à Clisson, les organisateurs font un autre pas (bond ?) de plus vers leur volonté assumée d’ouverture (= « plus mainstream ») du festival. Comme entame de set, pour chauffer l’ambiance, le DJ scratche et balance un medley mêlant des bribes et morceaux choisis de 'There Goes the Neighbourhood' de Body Count, 'Seven Nation Army' (de The White Stripes mais ici en version Audioslave) et de 'Enter Sandman' (Metallica). Avec des « Say Yo, say Yeah », « Lalalala » et autre « Everybody jump in the air », les deux rappeurs chanteurs réussissent à faire réagir et « danser » l’auditoire. Outre leurs propres compos, la clique de Latinos Américains nous propose deux reprises : 'Bombtrack' de Rage Against The Machine et ses « Burn, burn, yes, you're gonna burn » toujours aussi efficaces, 'Jump Around' de House of Pain en guise de final. Si on peut saluer la prise de risques des organisateurs, il est aussi probable que « Les bornes des limites » sont peut-être atteintes pour certains métalleux/fans de musiques extrêmes.

Jerry Cantrell
Valley, 22/06/25, 21:55>22:55
Ayant manqué le set de Jerry Cantrell lors de l’édition de 2022, hors de question de refaire cet impair cette année. A l’heure dite, le guitariste et co-chanteur d’Alice In Chains entre en scène accompagné de ses musicos. Me voilà front row et quasi dans l’axe du meneur américain pour ne pas en rater une miette. Une heure de set en lévitation pour moi. Placées entre des compos extraites de ses opus en solo (albums « Brighten » et « I Want Blood » les plus représentés), Jerry et ses compères nous ont offert rien de moins que quatre hits puisés dans « Dirt » ('Them Bones', 'Man in the Box', 'Would?' et 'Rooster'). Sur l’ensemble des titres proposés, les harmonies vocales en binôme avec l’autre vocaliste, Greg Puciato de Dillinger Escape Plan, sont des vrais régals. Et quand le second guitariste et/ou même le bassiste s’ajoutent aux vocaux, je ne vous dis pas le bonheur pour les esgourdes. Merci Monsieur Cantrell & cie. MER-CI.
Note : Comme quelques autres veinards, j’ai réussi à chopper un médiator « I WANT BLOOD » (content le gars).
Avant de rejoindre la zone les mainstages et jeter les dernières forces qui me restent pour Linkin Park, comme chaque année (depuis 2023), je passe dire « au revoir » à Lemmy (enfin à son imposante statue d’acier). Instant recueillement devant The godfather of Heavy metal.
Linkin Park
Mainstage 1, 22/06/25, 23:00>00:30
Il fait désormais nuit et voilà l’heure de mon dernier concert pour cette édition 2025. Depuis le retour de Linkin Park fin 2024 avec un huitième album studio et surtout leur nouvelle chanteuse Emily Armstrong, difficile d’échapper à la hype de ce come-back fracassant après sept ans d’absence. Quand j’arrive à l’arbre d’acier HELLFEST, vu le monde qui m’entoure, il ne faut pas espérer aller beaucoup plus loin et encore moins atteindre le devant de la MS1. C’est avec un petit de retard que le groupe investit la scène. Dès le premier titre (le tube 'Somewhere I Belong'), on comprend quel membre du combo est liée à la « raison médicale » qui a contraint à l’annulation du concert de vendredi en suisse. Emily ne semble pas en super forme. Sa voix est certes juste mais reste faible à côté de celle du gars Mike Shinoda qui, ce soir, va « porter » tous ses camarades. Comme il faut « économiser » la chanteuse, les transitions et les interludes scénographiques entre les morceaux sont clairement allongés de manières excessives. Probable aussi que la setlist a été « adaptée » pour éviter les morceaux trop exigeants vocalement. Succéder à Chester Bennington n’est déjà pas facile mais être frontwoman quand tu es malade, c’est très compliqué. Cela étant dit, l’effet « nostalgie » fonctionne et, sans trop de surprises, les hits les plus connus ('Numb', 'What I’ve Done', etc.) sont repris par la foule (votre serviteur inclus). Finalement, compte tenu de la situation, même si je reste un chouia sur ma faim, le concert a bien eu lieu et le pire a été évité.


Fin de festival.
Mes Tops du jour :
• Verdict : 43,94 kms finalement parcourus sur ces 4 jours. Objectif personnel (le marathon) atteint.
• Cuisson à Clisson en cette ultime journée = « A point » (si on compare aux canicules des deux jours précédents évidement).
• Une vraie tuerie à la Temple avec Shaârghot.
• Moment suspendu à la Valley avec Jerry Cantrell.
Mes Flops du jour :
• Les personnes qui filment durant de longues minutes avec leur smartphone et qui polluent la vue et le plaisir des autres.
Conclusions des 4 jours :
• Un nouveau cap de la fréquentation a été franchi : 280 000 personnes sur les 4 jours pour cette édition contre les 240 000 de l’an passé. Combien de « vrais » de musiques extrêmes/métalleux vs. le nombre de « festivaliers » ?
• Que cela (me) plaise ou non, aujourd’hui, aller au fest’ de Clisson, c’est « tendance » (passages télé, …). On y vient avec le conjoint et/ou les enfants. On fait plus de 4 heures de queue pour obtenir son t-shirt estampillé Hellfest qu’on arborera ensuite fièrement. Il parait bien loin le temps où le métalleux cumulait les mauvais stéréotypes.
• En faisant venir Muse, Cypress Hill ou encore Royal Republic, et au risque de (encore) perdre des partisans, les organisateurs du Hellfest poursuivent leurs partis pris et leur volonté d’ouvrir/renouveler l’affiche (avec une édition nommée « Out Of Bounds », NdT : Hors Limites, il fallait s’y attendre).
• Comme à chaque fois au sortir du Hellfest, on est tellement sur les rotules qu’on se dit, un bref instant, « Plus Jamais ». La lucidité rapidement revenue, on a déjà mis une croix sur son calendrier (rdv le 8 juillet cette année) pour ne pas rater la mise en vente des billets pour l’édition 2026 « Tales From the Pit » en espérant être parmi les chanceux qui obtiendront lesdits passeports tant convoités.
• MERCI LE HELLFEST.
FredH
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