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Hellfest 2025, mon live report de la 1ere journée @FredH

«La Cuisson à Clisson, Jour 1»
FRED H
Journaliste
19/06/2025
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On y est, jeudi 19 juin, le Hellfest 2025, c’est parti. Pour cette 18eme édition (nommée « OUT OF BOUNDS »), ce sont des températures très chaudes voire caniculaires qui sont annoncées. Ce sera donc « La Cuisson à Clisson ». Quoi qu’il en soit, comme les années précédentes, j’arrive sur les lieux vers 13h45. Plusieurs nouveautés m’attendent. D’abord, l’emblématique muret Clisson Rock City avec son « H » en métal a disparu et a été remplacé par un imposant mur en pierre indiquant Hellfest Festival Park. Ensuite, le Hellcity, un brewpub & restaurant, a été construit « en dur », avec un parc à jeux pour enfants installé juste à côté. On continue avec la toujours impressionnante Gardienne des Ténèbres qui a été placée devant une imposante et nouvelle arche en forme de guitare.

Une fois mon pass récupéré, je vais me mettre dans l’ambiance en faisant un tour au Hellcity Square/Metal Corner. A l’entrée, encore une nouveauté avec la Purple House (ex-Fanzone). Il s’agit d’une sorte d’enceinte / « boîte noire » au centre de laquelle se trouve une scène 360° en forme de cage où tout un tas de groupes vont jouer durant le festival. Après un passage devant la Hell stage et quelques stands (ventes de vinyles, goodies, …), j’entre finalement sur le site. Le constat est le même que l’an passé. Que de monde. Les files d’attentes devant The Sanctuary sont déjà interminables (la plus proche de la sortie VIP va jusqu’à Altar, les trois autres sont toutes aussi longues). Pour ma part, on verra plus tard pour le merch, place à la musique. Mon programme s’annonce dense et « sportif ». J’ai prévu de naviguer entre cinq scènes différentes ?! De grands écarts musicaux et cavalcades en prévision. Je déclenche le podomètre, le « marathon » démarre. GO !

Tar Pond


Valley, 19/06/25, 16:30>17:10


Mon entame de fest’ s’opère en Valley avec Tar Pond. Dans une bonne ambiance, les Suisses proposent un Doom organique et planant permettant une entrée en matière tout en « douceur ». Durant le set, le chanteur Thomas Ott va notamment nous remercier d’être venu (« Merci d’être là… au chaleur… moi, je ne le ferais pas »), dédier un morceau à leur regretté membre co-fondateur Martin Eric Ain (Celtic Frost) disparu en 2017, et saluer les deux personnes qui ont capté les quelques phrases qu’il à lâcher en suisse allemand. Après quarante trop courtes minutes, le groupe nous abandonne après un « Enjoy the rest of your lifes » suggéré par Thomas.




Seven Hours After Violet


Mainstage 2, 19/06/25, 17:15>17:55


Cinq minutes pour rejoindre les Mainstages. À cette heure, je suis « Large ». 17h15, les membres de Seven Hours After Violet (= acronyme de Shav/diminutif de Shavo Odadjian), le projet mené par ledit bassiste de System of A Down, entrent en scène. Le quintet propose un Nu metalcore avec des growls et screams balancés par le « beau bébé » Taylor Barber et des parties en chants clairs lâchées par le guitariste Alejandro Aranda. La petite bande est visiblement heureuse d’être là (« it’s insane » annonce le colosse frontman). Malgré la chaleur, quelques slammeurs se lancent jusqu’aux barrières de sécurités. Finalement, la clique nous achève en demandant un wall of death.






Apocalyptica


Mainstage 1, 19/06/25, 18:00>18:40


C’est sur 'The Ecstasy of Gold' du maestro Ennio Morricone, l’un des thèmes d’entrée bien connu d’un obscur combo co-fondé par un certain Lars Ulrich, que les membres d’Apocalyptica débarquent sur la MS1. D'emblée, Eicca Toppinen nous annonce que leur set sera dédié à … Metallica (sans déc ?!). Vont alors s’enchaîner plusieurs morceaux en version metal symphonique (dont 'Ride the Lightning', 'St. Anger' ou encore 'Blackened'). A l’invitation du trio de violoncellistes finlandais, les bras vont se balancer et les poings se lever. Pour aider au karaoké géant, les paroles de 'Enter Sandman' s’affichent en grand sur les écrans pendant qu’une voix (témoin) grave chante. Le gig s’achève sur 'Master of Puppets' (et ses « Master… Obey your master » repris en chœurs) suivi de 'Seek & Destroy' pour lequel Eicca harangue le public avec des « Clisson(e), Sing for me France ».


Thy Catafalque


Temple, 19/06/25, 18:45>19:35


A nouveau, « cours… cours Fred/Forrest » (j’ai cinq minutes) pour aller en Temple (mon unique concert sous tente du jour) et changer d’univers avec Thy Catafalque. C’est un voyage qui va partir dans beaucoup de sens (sans être pour autant du n’importe quoi) auquel je vais assister. Puisant dans le dernier méfait en date (« XII : A gyönyörū álmok ezután jönnek ») mais pas que, la petite équipe (jusqu’à huit musicos en même temps) va nous embarquer dans un maelstrom dans lequel Black Metal, Doom, Thrash Death et Folk vont se mêler. Au gré des différents morceaux, les vocaux (en Hongrois) - entre growls, cris déchaînés et chants clairs - vont être assurés par un et jusqu’à quatre vocalistes en même temps (le meneur Tamás Kátai, un autre compère masculin et deux femmes). A regret, alors que le groupe entame son dernier titre, je (re)file vers les scènes principales pour Airbourne.



Airbourne


Mainstage 1, 19/06/25, 19:30>20:20


Sixième participation au festival de l’enfer pour les Australiens (en 18 éditions). Avec leur Hard Rock AC/DC-ien, il faut reconnaitre que les quatre gars savent s’y prendre pour mettre le feu. De l’ouvreur 'Ready to Rock', en passant par 'Too Much, Too Young, Too Fast' ou 'Gutsy' (single récent annonciateur du futur skeud studio et inscrit en IMMENSE sur l’écran géant en arrière-scène) jusqu’au final 'Runnin' Wild' (et ses « hey hey hey » fédérateurs), l’intensité ne va pas baisser. Le quatuor déborde d’énergie à l’image du chanteur-guitariste Joel O’Keefe, aujourd’hui « torse-poils », totalement survolté comme à son habitude. Le frontman va notamment jeter des pichets de bière (une bonne dizaine et au ¼ remplis) dans le public. Inarrêtable, porté sur les épaules d’un membre de l’équipe de sécurité (ce monsieur à tout mon respect), pendant une des chansons, il va aller fendre la foule tout en continuant à maltraiter sa gratte. Très bon moment.


Till Lindemann


Mainstage 1, 19/06/25, 21:20>22:20


C’est un Till Lindemann vêtu de « rouge sang », des pieds à la tête, qui entre en scène. Cette ambiance/couleur est partout, du kit batterie aux instruments, en passant par les costumes/maquillages des musiciens, les pieds et micros ainsi que les structures/estrades métalliques. Musicalement, c’est plutôt carré et le mélange d’électro et de metal fait le boulot. Coté mise en scène, c’est autre chose. Ici, pas de déluges pyrotechniques comme avec son sextette référence. Format festival oblige (réduit à 1h de show), et peut-être aussi parce que c’est le Hellfest (= « grand public »), c’est un set édulcoré qui est proposé. Suivant certains titres, au lieu des images ou vidéos choquantes prévues, ce sont des « XXX » ou « CENSORED » qui s’affichent et clignotent en grand sur les écrans géants en arrière-plan. Malgré les « casseroles judiciaires » (= accusations d’agressions sexuelles) qu’il traine depuis quelques années, le meneur allemand fait tout sauf profil bas. Le colosse teuton montre son postérieur, agite sa langue de manière très suggestive, « branle » son pied de micro avant de l’envoyer valdinguer dans le pit des photographes. Les comparses qui l’accompagnent ne sont pas en reste coté provocations : Tenues moulantes, gestes et/ou postures lubriques pour les deux femmes guitaristes et surtout la sulfureuse claviériste (et sa barre de pole dance), l’accoutrement et les accessoires sadomaso du batteur (bâillon, faux seins, gourde en forme de b*te). Finalement, après une vingtaine de minutes, je dis « STOP » à cette malaisance, préférant me (re)diriger vers la Valley pour Monkey3.




Monkey3


Valley, 19/06/25, 21:50>22:50


Après la claque que j’avais prise en 2022 lors de leur dernier passage au HF, j’avais hâte de retrouver les « petits Suisses ». Une fois encore, Monkey3 ne m’a pas déçu. Leur stoner rock 100% instrumental, surpuissant et hypnotique, nous emmène hors du temps. Les quatre gars ont beau être plutôt « statiques », ils remplissent pourtant tout l’espace. Entre les inspirations Pink Floyd-iennes de Boris à la guitare, le toucher planant de Walter derrière ses futs, la basse hyper groovy de Jalil et les claviers psychédéliques de dB (il a un faux air de Gandalf avec sa tignasse et sa longue barbe grise), TOUT EST TOTALEMENT FOU. L’ambiance et l’accueil sont dingues, le groupe ne s’y trompe pas. Les musiciens ne communiquent pas verbalement, leurs pouces levés et poings dressés en l’air valent tous les mots. PUT*** QUEL PIED.


Orange Goblin


Valley, 19/06/25, 00:00>01:00


Tout juste avant minuit, me (re)voilà en Valley pour dire « au revoir » à Orange Goblin. Car, oui, c’est annoncé depuis quelques temps, le combo raccrochera définitivement les gants fin 2025 alors qu’il fête pourtant cette année ses trente piges d’existence. Le dernier passage du groupe britannique à Clisson en 2022 m’avait mis K.O. debout (malgré Metallica « en face » sur les Mainstages qui faisait son 1er passage au HF). Il me fallait donc une dernière dose Live. Dès son entrée en piste, le chanteur Ben Ward (il arbore un t-shirt de Bolt Thrower) nous remercie pour nos « 30 ans de soutien » et compte sur nous pour faire de cette ultime venue au Hellfest « a special journey ». Très en forme, durant tout le concert, le frontman va faire de la air-guitar auprès de ses potes, taquiner son bassiste (qui va jouer un morceau pour la 1ere fois), brandir à plusieurs reprises un drapeau breton, jouer avec la foule en mode « c’est à gauche ou à droite qu’on lève les bras et qu’on gueule les plus forts », etc. Heureux d’être là, il dédie un titre « à chacun d’entre vous et à tout fan de Heavy Metal » ('The Filthy & the Few') et un autre à Lemmy ('Renegade') dont sa statue d’acier est à moins de cent mètres de là. Pour les deux derniers morceaux, le hurleur britannique nous exhorte à « devenir fous » avant de finir sur sa célèbre phrase de clôture « it’s ORANGE Fuckin’ GOBLIN Baby ! ». Merci les gars.




Fin de première journée. A demain.

Mes Tops du jour :
• 8,97 kms parcourus.
• Les gigs totalement fous de Monkey3 et Orange Goblin.
• Le Hellfest franchi encore une étape de plus vers le « parc d’attractions » avec plusieurs nouveautés.

Mes Flops du jour :
• Files d’attentes interminables devant The Sanctuary pour le merch exclusif Hellfest. J’ai entendu un festivalier parler de 4h50 pour obtenir ses t-shirts et autres goodies.
• Cuisson à Clisson en ce 1er jour = « A point ».

FredH