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Hellfest 2023, mon live report de la 2ème journée @Hell Haine

«Deuxième journée sous la chaleur et les bonnes surprises»
HELL HAINE
Journaliste
27/06/2023
1211 vues
Et c’est parti pour le J2 de cette édition du Hellfest 2023 ! Ce vendredi sera pour moi une petite journée niveau concert car j’avoue que ce n’est pas la meilleure journée niveau programmation me concernant. Cela me donnera l’occasion de faire quelques interviews, profiter des copains et du site.

La matinée commence cependant tôt puisque, comme beaucoup vu le monde déjà présent, je veux voir la progéniture de Corey Taylor & co en ouverture sur la Mainstage avec leur formation VENDED. Bon, on dit que les chiens font pas des chats, toussa… clairement c’est bien le fils de son père et lui comme le reste du groupe assure un super concert (pour ceux qui aiment le style Slipknot). Un bon réveil pour se mettre en jambe.

Je me dirige vers la Warzone pour SYNDROME 81 et leur post- punk teinté oï un peu mélancolique. Quand on parle de Syndrome 81, forcément on pense à Brest et la grisaille ambiante.
Sur scène, cela transparaît, c’est assez cinglant et désabusé. Il y a une énergie mais pas forcément l’énergie brut du punk quelque chose de plus sombre que le chanteur semble porter sur ces épaules. En revanche dans la fosse, c’était pur punk dans le pogo !



La Valley n’étant pas loin je vais zieuter LLNN qui n’est pas de tout repos. C’est un post metal oppressant que les danois vont nous balancer à la gueule. A l’heure de l’apéro, ça reste violent...mais plaisant. Étant dans un mood assez léger ce jour, je continue d’écouter le concert tout en allant voir la fameuse Roue de Charon que les festivaliers s’échinent à tour de rôle à faire tourner sans discontinuer. J’avoue qu’avec LLNN en fond, il y avait vraiment quelque chose d’hypnotisant. Je repasserai dans la soirée pour la voir de nuit avec une autre perspective.

Je m’apprête à quitter le site pour aller faire ma petite série d’interviews avec des groupes aussi sympathiques les uns que les autres et pour ce faire je passe devant The Sanctuary ! Le nouvel antre du merch officiel du Hellfest où les festivaliers ont attendu des heures pour avoir leurs t-shirt, hoodie, porte clé, peluche etc...etc.. bref, quelque chose en souvenir de cette édition. A noter, que ce lieu offre une zone d’ombre quand on attend des plombes et un petit refuge quand il pleut et que de nuit, il s’illumine joliment et les yeux du bouquetin ailés (oui bon, Baphomet) surplombant l’édifice nous transperce de ses yeux rouges.



Je reviens en fin d’après-midi passant par la Hellstage qui accueille tous le week-end aussi des groupes, des fois qu’on n’en ait pas assez. Et je me poste devant UNDER THE CONFLICTS, groupe du cru, pour un set punk-hardcore bien fun. Autant vous dire que oui il y a du fun – ça se finira en bataille de frites de bain tout cela orchestré par un requin qui vient bien mettre le bordel, mais niveau musique, ça rigole pas et ça tabasse bien ! Il faut dire qu'ils sont fans de hardcore et de nanards, dont ils parlent joyeusement entre 2 morceaux. Typiquement la définition de « ce n’est pas parce qu’on rigole qu’on est pas sérieux » et c’est très appréciable. Et comme nous sommes des gros chanceux, nous aurons droit à un nouveau morceau 'Challans Hardcore'. A revoir absolument !

Mais Greg m’attend… dès la fin du set, je file à la Valley pour être pas trop mal placée pour Greg Puciato.
GREG PUCIATO on a failli pas le voir car le doute planait sur sa venue, le monsieur ayant annulé quelques dates. Mais fort heureusement, il est venu et était bien là ! Une fois de plus, nous allons constater que c’est un vrai frontman doté de capacités vocales un peu au-dessus de la moyenne. Il pioche dans ses albums solos, mais clairement les moments les plus acclamés sont la reprise de Them Bones (Alice In Chains) qu’il avait déjà interprété l’an passé avec Jerry Cantrell et One of Us is The Killer (The Dillinger Escape Plan) dont les fans se sont délectés. Arpentant la scène inlassablement, il communique volontiers entre les chansons avec le public. Mais le set est de trop courte durée. ‘September City’ clôt le set comme il clôt l’album nous laissant en attente de la suite qui, on espère, arrivera vite.



Au lieu d’attendre gentiment le prochain concert à la Valley, je me dirige vers la Warzone pour FLOGGING MOLLY. Je ne m’étalerai pas sur le concert, car mon collègue Fred couvre le concert et en parle très bien, mais franchement, Flogging Molly sur scène, c’est la vie ! C’est festif, c’est joyeux, ça communique : tout y est pour un concert de malade ! Et la fosse se transformera en autoroute à slam, ce qui vu d’en haut était plutôt rigolo et rajoutait au spectacle (une petite pensée pour ceux qui étaient dessous^^ ).

Je me précipite à nouveau à la Valley pour TRIGGERFINGER et leur rock stoner groovy.
Les fans sont là et beaucoup attendent cette nouvelle formation, puisque Monsieur Paul, bassiste, a quitté le groupe peu de temps avant et c’est Geoffrey Burton, qui a accompagné déjà quelques grands noms et déjà Triggerfinger à la guitare qui officie sur les dates restantes de cette tournée. Si Monsieur Paul était reconnaissable par sa carrure imposante, Geoffrey lui est repérable à son couvre-chef (mais comment fait-il par cette chaleur!!??). Reste que la ligne de basse reste incisive et solide pour accompagner l’énergie du batteur et la classe de Ruben Block, front-man aguerri et qui a mis dans sa poche le public de la Valley avec son humour pince sans rire et sa voix de crooner.



Il est l’heure de manger. J’erre donc sur le site à la recherche de quoi me sustenter. Une fois la denrée du soir trouvée, je me pose innocemment avec un pote en face de la Mainstage 2 ne sachant plus trop ce qui y passe. On se regarde très rapidement en se demandant quelle est cette voix vocodée ? Je regarde dans mon running order : Machine Gun Kelly. Bon définitivement pas ma came, je migre vers la Valley où je me pose en attendant Botch.

BOTCH ça faisait un moment qu’ils avaient déserté le paysage musical. Visiblement, ils étaient attendu au tournant, vu le monde à la Valley. Et ils ne vont pas décevoir. La longue période d’hibernation ne se fait pas sentir et ils vont tout balayer ! Se remettre dans le bain n’a pas dû être chose facile et pourtant rien ne laissait imaginer pour ceux qui ne les connaissaient pas qu’il y avait eu ces longues années d’arrêt. Tout était en place et d’une énergie, voire d’une violence incroyable. En espérant qu’il ne faille pas attendre 21 prochaines années pour les revoir.
Botch, du travail de pro (désolée ...)

Je conclus cette journée avec GOGOL BORDELLO. Je les avais vu il y a une quinzaine d’années et j’avais souvenir d’un concert assez fou et déjanté. Ça n’a pas bougé d’un iota : c’est toujours le même bordel sur scène entraînant avec eux le public bondé de la Warzone qui s’en donne à cœur joie. Eugene Hütz, le chanteur américano-ukrainien, est survolté. Le spectre du conflit en Ukraine est forcément dans les esprits et les couleurs de l’Ukraine habilleront la scène. Côté musique : ça va dans tous les sens. C’est un melting-pot culturel avec une accordéoniste et un violoniste qui viennent apporter cette touche gypsy à leur punk chaotique. Les musiciens sont intenables faisant à fond le show. Ça va à toute vitesse et bien que ce soit le dernier concert de la journée, le groupe comme le public sera généreux jusqu’au bout !

L’heure du dodo a sonné !

Mes tops :
Greg Puciato
Flogging Molly
Botch

Mes flops :
rien en cette journée où je n’avais pas beaucoup d’attente