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Heavy Week-End 2026, live report jour 3

«Encore plus d'eclectisme pour le dernier jour»
FRED H
Journaliste
07/06/2026
16 vues
Live Report : FredH
Photos : Stéphane Masson (@steph_pictures_pics)

Au lendemain du passage de l’ouragan Gojira, c’est encore de nouveaux changements d’ambiances qui nous attendent pour cette ultime journée du Heavy Week-End. La jauge a un peu baissé par rapport à hier mais le public a encore répondu présent (env. 12 000 festivaliers pour ce troisième jour). La météo reste particulièrement clémente et offre donc des conditions idéales pour les quatre derniers groupe de cette Edition 2026. Aujourd’hui, pas de heavy/power, exit la grosse brutalité, place à du metal indus, du Metalcore horror-shock, de l’alternatif et de l’electro-techno metal à l’humour absurde.

Shaârghot


07/06/2026, 17:30>18:10


C’est le collectif parisien de Shaârghot qui hérite aujourd’hui du rôle pas toujours facile d'ouvreur. En quarante minutes, le combo va mettre tout le monde d’accord. Malgré son univers dystopique et l’esthétique évoquant un avenir apocalyptique violent et décadent, le groupe français ne va pas nous laisser de répit. Entre les musiciens couverts de noir ou habillés de la tête aux pieds de costumes futuristes inquiétants, les interventions scéniques de deux sinistres Mantis (sorte de mantes religieuses maléfiques) et d’autres acolytes tout aussi étranges, les slams, les circle pits, des « Jump », une gratte qui lance des étincelles, des déplacements de foule en gauche-droite, le temps passe beaucoup trop vite. Musicalement solide et visuellement impressionnant, Shaârghot a parfaitement réussit sa mission de lanceur d’hostilités.


Ice Nine Kills


07/06/2026, 18:30>19:30


A peine le temps de s’en remettre que voilà Ice Nine Kills qui débarque. Le Metalcore horror-shock du groupe américain puise principalement son inspiration dans des longs métrages du cinéma d'horreur (mais pas que). A chaque titre, les étasuniens proposent au moins une idée de mise en scène en lien avec le thème du morceau. Le chanteur Spencer Charnas passe ainsi son temps à changer d’accessoires : l’imperméable transparent et la hache de Christian Bale dans « American Psycho », des couteaux, une pelle, le Nécronomicon, une tronçonneuse (factice), le célèbre gant de Freddy Krueger des « Griffes de la Nuit », etc. Si on ajoute à cela, des fausses pubs entre les chansons, des clips/détournements de films (« Matrix », « Psychose », …), des complices grimés en morts-vivants façon The Walking Dead ou en clown psychopathe, un mannequin éventré pour que le frontman puisse s’acharner dessus, pas vraiment le temps de s’ennuyer. Derrière l'aspect visuel, ce mélange de riffs tranchants (sans mauvais jeux de mots) et de refrains efficaces fait office de grand bal sanguinolent qui ne laisse pas indifférent. .


Three Days Grace


07/06/2026, 20:00>21:15


Changement de registre (plus émotionnel) à 20h00 avec Three Days Grace et leur mélange de hard rock, post-grunge et metal alternatif. Le combo canadien a visiblement une solide fan base en France et beaucoup ont faits le déplacement jusqu’à Nancy. Ces aficionados sont venus en masse reprendre en chœurs jusqu’à s’époumoner les nombreux hits du groupe interprétés ce soir. Autour de moi, les fans attendant « leur(s) » morceau(x) préféré(s). « Pourvu qu’ils jouent …», « j’espère qu’il y aura … ». Dès que ces « petits miracles » arrivent, c’est de la folie. En bons front men qui connaissent leur affaire, les chanteurs Adam Gontier (avec la crête iroquoise) et Matt Walst (le blond) se relaient pour embarquer l’auditoire. Les nombreux hits s’enchaînent créant à plusieurs reprises des moments de communion particulièrement réussis. Entre puissance et mélodie, Three Days Grace livre une prestation sincère, efficace et parfaitement calibrée pour un festival de cette ampleur.


Electric Callboy


07/06/2026, 22:00>23:30


Lorsque les lumières s'éteignent pour laisser place à Electric Callboy, l'ambiance franchie une nouvelle fois un cap. Dès l'introduction, l'amphithéâtre entier se transforme dans une sorte de gigantesque piste de danse pour métalleux. Les Allemands maîtrisent parfaitement leur sujet. Leur cocktail mêlant metalcore, electro, techno et humour absurde alterne breakdowns violents et refrains complètement délirants. Jouant à fond la carte du volontairement kitsch et déjanté (perruques, serre-têtes, tenues sportives, …), le groupe parodie beaucoup de clichés du metal et de la pop culture. Dans les gradins tout comme dans le parterre devant la scène, le public danse, saute et chante sur chaque titre. Qu’on apprécie ou non leur musique, il faut reconnaitre au combo teuton une énergie communicative totalement folle qui offre une conclusion des plus festive à un festival des plus réussi.


Énormes mercis aux équipes de Gérard Drouot Productions et à Olivier Garnier de Réplica pour l’accueil et la diversité de la programmation de cette Édition 2026 du heavy Week-end. Rendez-vous l’an prochain.

FredH