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Heavy Week-End 2026, live report jour 2

«Après le heavy, le savoureux CHAOS»
FRED H
Journaliste
06/06/2026
16 vues
Live Report : FredH
Photos : Stéphane Masson (@steph_pictures_pics)

Après une première journée déjà riche en émotions et placée sous le signe du heavy/power metal, l’affiche de ce jour 2 se veut bien plus extrême. A l’arrivée sur site, l’amphithéâtre du Zénith à changer de visage par rapport à la veille. Aujourd’hui, les t-shirts sont principalement à l’effigie de Gojira. Les Français n’ont prévu qu’une seule date française en 2026 et c’est au Heavy Week-End que cela se passe. Alors les fans sont là. Il y a bien plus de monde qu’hier (avoisinant les 14 000 personnes vs. les « seulement » 8 500 hier). Bien que la météo reste idéale (pas de chaleur écrasante), quelques nuages gris sont visibles.

Nova Twins


06/06/2026, 17:30>18:10


L’entame s’opère avec Nova Twins, un duo britannique (accompagné par un batteur) des plus explosif qui mélange rock, metal alternatif et hip-hop. Malgré un auditoire venu pour des formations bien plus brutales, le dynamique combo mené par la chanteuse/guitariste Amy Love et la bassiste Georgia South se montre à la hauteur. La triplette offre une prestation des plus électrique. Face à ce groove communicatif, le public ne s’y trompe pas et adhère rapidement à ce vent de fraîcheur et ces compos énergiques qui font bouger autant les têtes que les corps. Une entrée en matière audacieuse compte tenu de la suite à venir et malgré tout particulièrement efficace.


Cavalera Chaos A.D.


06/06/2026, 18:30>19:30


Mis dans les bacs en 1993, l’album « Chaos A.D. » de Sepultura a marqué toute une génération de metalleux (dont certains musiciens devenus eux-mêmes des références, on va y revenir). Plus de trente piges après la sortie, assister à une prestation des frangins Max et Igor Cavalera pour ledit missile thrash promet un moment fort. Alors, lorsque les frérots et leurs deux compères prennent possession de la scène sous une légère pluie fine (et qui durera sur trois-quatre morceaux), la foule hurle. Dès la chanson ouvreuse ('Refuse/Resist'), la fosse s'agite brutalement et les premiers circle pits se lancent. Les agents de sécurité sont d’emblée sollicités. Malgré un petit souci avec sa gratte sur le second morceau (il nous demandera d’ailleurs « how do say Guitar in french ? »... bah, Guitare pardi), Max est affuté (il a bien maigri), en grande forme, et va, à plusieurs moments, réclamer le « Chaaaooos ». Durant un peu moins d’une heure, le quatuor va nous jouer la quasi-intégralité du skeud (hormis 'Manifest' et 'The Hunt'), sans forcément respecter le séquençage du disque. En fin de set, les Brésiliens & cie nous offrent une reprise du Sabbat noir ('Symptom of the Universe' introduite par quelques notes du classique 'Black Sabbath') avant de clôturer avec rage sur la variation 'Chaos B.C'. Un retour dans le passé qui ne rajeunit pas mais qui fait grave plaisir.


Trivium


06/06/2026, 20:00>21:15


Avec Trivium, la bestialité va encore monter d’un rang. Durant une heure quinze, avec leur mélange de metalcore, de thrash et de heavy metal mélodique, le chanteur Matt Heafy et ses partenaires vont nous coller des grosses mandales dans nos che-trons. A peine arriver face à la foule, et il le refera à plusieurs reprises, le chanteur-guitarise va demander un circle pit accompagné de « bougez-vous » en français. C’est bien simple, le flot de slammeurs ne va pas s’arrêter jusqu’au dernier titre. Gros respect à l’équipe de sécurité située derrière les barrières qui ont géré tout cela parfaitement de bout en bout. Pour le grand plaisir des fans, Matt vient, souvent langue bien sortie, au plus près du bord de scène. Comme hier pour Sabaton, ici aussi, gros déluge de jets de flammes et de fumées. Les Américains ne sont pas venus pour faire de la figuration et on en a pris plein nos gueules.


Gojira


06/06/2026, 22:00>23:30


On ne va pas se mentir, avant leur prestation à la conciergerie pour la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de 2024 à Paris, Gojira pesait déjà lourd dans le game de la sphere metal. Depuis cet évènement, le groupe est devenu encore plus énorme (tournée avec Metallica, explosions du streaming, …). Pour leur seule date en France sur 2026, le combo originaire d'Ondres a voulu frapper fort. Alors que la nuit est tombée, après une courte et déjà folle introduction sonore et visuelle, le quatuor français débarque sur scène sous une folle acclamation. Dès les premiers morceaux, la messe est dite à grands renforts de jets de flammes, fumées et jeux de lumières impressionnants. Joe est totalement dans son rôle de frontman avec ses « Nancy et les environs, vous êtes chauds ? » et « Faites du bruit ». Il va nous remercier « d’être tous là pour la même chose, je ne sais pas ce que c’est, mais c’est cool » et va rendre un hommage (en français puis en anglais) aux frangins Cavalera, à leur album culte joué quelques heures auparavant et avec lequel « ils ont grandis » ainsi qu’à cette scène du début des années 90. Les moments forts vont s’enchainer. Citons, en vrac, le solo de batterie de Mario avec ses pancartes (« J’ENTENDS » puis « BRAVO » pour faire régir la foule), le clip clin d’œil à « La Planète des Signes » de 'Another World', l’excellente 'Flying Whales' (malheureusement ici sans les deux baleines-drones volantes au-dessus de la foule). Au bout d’une heure quinze, alors qu’on peut penser que c’est la fin, les bayonnais en remettent une double avec la très attendue 'Mea Culpa (Ah! Ça ira!)', sans la mezzo-soprano Marina Viotti mais avec un petit feu d’artifice s’il vous plait suivi d’un dantesque 'The Gift of Guilt'. Voilà un set de Patrons pour clôturer ce second jour.


Fin de deuxième journée. A demain.

FredH