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Report Fixation à L'Olympia le 26/03/2023

«Fixation ouvre de façon magistrale cette magnifique soirée à L'Olympia.»
STEPHANE MASSON
Journaliste
Hard Rock
26/03/2023
2040 vues
LIVE REPORT DEVIN TOWNSEND @L’Olympia, Paris – 26 mars 2023 By Hell Haine

Ce rendez-vous du dimanche soir était encore un concert qui avait été reporté parmi la tonne de concerts reportés et que les fans ont attendu avec patience. Et leur patience sera récompensée.

Cela commence avec Fixation, groupe de metalcore norvégien qui fait de plus en plus parler de lui. Et ils bénéficient d'un accueil chaleureux de l'Olympia déjà bien rempli.

C'est pro, ils font le taf et le font bien. Le chanteur arpente la scène va voir le public, et une grosse complicité se dégage avec ses musiciens. Ils enchaînent les morceaux et nous aurons droit à leur nouveau single ‘Ignore the Disarray’ qui sortira 4 jours plus tard, morceau qui passe bien malgré le petit problème technique que doit gérer le bassiste.

C’est punchy et cela chauffe bien la salle avant de passer dans des univers assez différents avec les groupes qui suivront. Il y a un bon équilibre entre les morceaux et des moments d’interaction avec le public réceptif. Le chanteur profitera pour raconter qu’ils partagent le bus tour depuis 3 semaines avecKlone et qu'ils ont retenu une seule chose : « allumez le feu !! » (Bon, là, ça a un peu fait flop^^)

Globalement, ce set de 30 minutes leur permettra de conquérir quelques fans supplémentaires et de nous chauffer gentiment avant de passer aux choses sérieuses.

Setlist :

1- Neurosis
2- Stay Awake
3- Ignore the Disarray
4- Violent Tendencies
5- Bloodline
6- What We Have Done

Place aux poitevins Klone et leur metal prog atmosphérique.

Petit plaisir particulier de la soirée : voir Klone dans cette belle salle de l’Olympia. Ce que le groupe semble tout aussi apprécier.
Pour cette tournée, c’est Jelly Cardarelli qui remplacera le placide et talentueux Morgan Berthet à la batterie, et vu le CV du monsieur, on a pas de souci à se faire.

Si les musiciens envoient dès les premières notes, on sent Yann un peu plus à la peine au chant. Impression renforcée lors de ‘Rocket Smoke’ pendant laquelle les growls passent difficilement. Mais cela s’améliorera au fur et à mesure du concert, notamment sur les morceaux du dernier album « Meanwhile » plus calmes et atmosphériques. C’est un grand voyage que l’on fait, comme le nom du précédent album. Klone a l’art et la manière de nous embarquer avec des sonorités parfois aériennes, parfois massives. C’est intense !

Guilaume Bernard et Aldrick Guadagnino occupent la scène en appuyant leur riffs puissants et Enzo
Alfano offre une basse solide. Si on reproche parfois à Klone de ne pas être des plus communicatifs entre les morceaux, c’est lors de l’interprétation qu’ils créent cette communication, cette communion avec le public. Contrairement à une formation classique si Yann reste un peu en retrait, les musiciens eux viennent souvent sur le devant de la scène et Enzo ira jusqu’à venir jouer sur les crash barrières renforçant la proximité avec le public ravi.
Un moment trop court, qu’on aurait aimé voir durer encore quelque morceaux, mais la suite nous consolera.

PS : A la fin du concert, je croise Guillaume, un des guitaristes, qui me confirme que Yann a pris froid juste avant et qu’il était un peu en difficulté et pas content de sa prestation. On leur pardonnera connaissant la qualité habituelle de la formation.

Setlist :

1- Elusive
2- Rocket Smoke
3- Bystander
4- Keystone
5- Night and Day
6- Immersion
7- Army of Me
8- Yonder

Et voici venu Devin Townsend messieurs, dames ! Et le monsieur sur scène c’est toujours un petit évènement en soi tant le bonhomme est bon, généreux, amusant et talentueux. En revanche, disons le tout de suite, ça va être court. A peine plus d’une heure de set + deux morceaux en rappel, c’est un peu frustrant quand on connaît la large discographie du musicien et le bonheur que c’est de le voir sur scène, mais bon…

« Let's have some fun ! » c’est comme ça que Devin débutera le concert, malgré ses petits problèmes de santé localisés dans la sphère ORL (lui aussi) mais qui seront imperceptibles.
Ce mec est fou, ses musicos aussi. On en parle du guitariste /clavieriste Mike Keneally qui joue d’entrée de jeu de la guitare et du clavier en même temps sur ‘Lightworkers’ premier morceau et premier extrait du nouvel album. Album qui sera un peu sous représenté à mon goût, car il aurait été chouette d’entendre ce nouvel opus sur scène, mais comme dit plus haut : grosse disco, temps limité, forcément des choix ont dû être fait.
Ils enchaînent directement sur le puissant ‘Kingdom’ qui déclenchera hurlements et pogos. L’ambiance est aussi folle dans la fosse que sur scène.

Petit moment de plaisir personnel : ‘Dimensions’ où Devin nous montrera encore un de ses talents en jouant du thérémine sur lequel est posée une des peluches pieuvres de la scène. Instrument fascinant, le frontman s’amusera avec pour créer une ambiance de science-fiction.

La set list de la soirée pioche dans quelques-uns des albums du monsieur nous montrant la richesse de ses compos et pendant tout ce temps, Devin se fait un malin plaisir à nous montrer l'étendue de ses talents, comme faire un bout de solo d'une main pendant qu'il boit de l'autre : quel crâneur !!

Avant ‘Deep Peace’, il raconte que depuis toutes ces années il reste heureux de faire ce qu'il fait et de jouer dans des endroits comme ce bel endroit qu’est l’Olympia. Il est vrai que les conditions sont parfaites, tant au niveau du son que des lumières qui viennent magnifiquement habiller la scène.

Comme il a toujours un mot pour rire, il nous explique comment il est dur pour un homme de son âge de passer 6 semaines dans un tour bus qui sent le bouquetin (renard en V.O. mais bouquetin en français c'est mieux). Et fait preuve d’attention envers son public et ses jeunes fans, puisqu’il donne une peluche pieuvre à une petite fille qui était front-row (le moment meugnon de la soirée).

Difficile de résumer un concert de Devin tant il se passe des choses au niveau musical et humain et que l’on peut raconter des dizaines d’anecdotes. Mais tout n’est que ravissement ! Un ravissement de courte durée car ‘Bad Devil’ dixième morceau de la setlist marque la fin d’un concert passé à toute allure.

Et c’est non sans humour, encore une fois, qu’ils quittent la scène, nous expliquant le concept du rappel et donc, reviennent pour ces rappels ...en Moonwalk. OK, alors malgré tout le talent du groupe, pour le Moonwalk, va falloir bosser un petit peu :-)

Autre moment fun : à force de voir le canadien se moucher dans ses doigts, un fan finit par lui jeter un paquet de kleenex qu’il utilisera même si la méthode avec les doigts semble plus appréciée.

Pour ce rappel, ils enchaîneront le tout doux ‘Call of The Void’ et le diamétralement opposé ‘Love ?’ qui déchaînera le public une dernière fois.

Voilà, c’est fini....comme le chantait Jean Louis Aubert. Les superlatifs manquent pour décrire ce qu’il se passe sur scène lors d’un concert de Devin Townsend, tant le talent est grand. Le mieux : c’est de le vivre !

Setlist :

1- Lightworker
2- Kingdom
3- Dimensions
4- The Fluke
5- Deadhead
6- Deep Peace
7-Heartbreaker
8- Spirits Will Collide
9- Truth
10- Bad Devil

Rappel :
11- Call of the Void
12- Love ?

Merci à Base Productions pour ce magnifique concert dans des conditions idéales !