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Far Away, Nord et Jiro - Backstage by the Mill

«Évacuer l'éco-anxiété par la violence des sons»
LEA
Journaliste
Alternative Metal
08/11/2024
1567 vues

Jiro


La soirée commence calmement, les gens arrivent timidement. La salle est loin d’être pleine, une vingtaine, trentaine de personnes doivent être présentes. Jiro ouvre la soirée. Au fur et à mesure du set, je note leurs fortes sonorités metalcore, certaines influences venant de Landmwrks, la voix est parlée parfois. Le chanteur Romain, tente d’interagir avec son public qui ne répond pas vraiment, encore peu emprunt de l’ambiance en ce début de soirée. Son Circle Pit fait un léger bide, trois téméraires préférant se lancer dans un mosh pit improvisé, plutôt que de former un cercle qui, avorté, n’arrive jamais. Il interagit avec le public, parfois s’accroupit pour mieux s’approprier l’espace et donner plus de proximité. Les musiciens rigolent sur scène, s’amusent.

Nord


Après un changement de plateau, c’est Nord qui arrive sur scène. Dans des sonorités plus proches de Slift cette fois, les Lillois enchaînent les sons face à une salle qui se remplit un peu. Parmi les derniers morceaux, une balade, le chanteur raconte comment elle est née, la dédie à Éric car c’est de son histoire dont la chanson parle, Éric qui est dans la salle ce soir, nous dit-il. Naturellement, tout le monde tourne la tête de gauche à droite pour essayer de mettre un visage sur ce nom. Le chanteur prévient, il en « pleure déjà ». Les gens sont calmes, le public est plus distrait que pour le groupe précédent. Nord enchaîne les morceaux sans vraiment plus d’interactions avec le public.
À la fin de leur set, et avant d’introduire Far Away, le chanteur fini sur une touche d’humour « Je vous remercie vous, vous connaissez le classique », afin de célébrer la venue du public pour les écouter et les voir.

Far Away


Ils commencent en anacrouse - pour les musiciens -, in medias res - pour les plus littéraires. Sans attendre d’être sûrs que le public est à l’écoute, ils envoient. Cela fait 4 ans qu’il ne sont pas remontés sur scène. De part et d’autre de celle-ci, les deux écrans verticaux qui ont servis jusque-là à afficher les logos des groupes, prennent tout leur sens. Le thème de leur dernier album, celui pour lequel la release party a lieu, est la solastalgie, l’éco-anxiété. Ainsi s’enchaînent des vidéos de machines industrielles, de déforestation, des images de la centrale solaire Crescent Dunes si controversée. Puis des plans macros sur des fourmis, des abeilles, l’eau - « il n’y en aura plus dans 30 ans » - prend le guitariste un malin plaisir à rappeler, mais on sent du sarcasme derrière. D’ailleurs, en parlant de thématiques environnementales, les références à Gojira ne manquent pas, tant dans les sonorités que sur le patch de l’arbre de The Link fixé sur la cuisse du pantalon du guitariste. Durant le set, les gens se rapprochent de la scène, ils deviennent moins timides. Entre temps, de nouvelles têtes sont arrivées et finissent le concert en headbangant appuyés sur les retours.
Le set de Far Away se termine par le morceau Solastalgia Pt.3…pour finalement jouer, après un rappel par le public, un morceau de leur premier album dont certains sont des fans de la première heure, sondés par le guitariste qui prend un malin plaisir à voir qui les suit depuis le début de l’aventure.