Download 2017 - Report de la 2ème journée
Beleth Ars Goetia
Journaliste

«What this Hell ? Ca démarre à froid et ça brûle en quelques instants. Du gros son !»

Créé 10/06/2017
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BLACK FOXXES


Cette seconde journée débute sur la Mainstage 2 avec les anglais de Black Foxxes et leur grunge alternatif plombant. Dès que la première chanson commence (un cover intéressant de Neil Young), le public se fait plus dense, mais sans grande conviction, mis à part quelques signes du diable par-ci par-là, surtout face à la scène. Le son est bon.



C'est surtout à partir de la troisième chanson, « Waking Up », issue de leur dernier album sorti en 2016 (I'm Not Well, Spinefarm Records) que les gens réagissent.
Mark Holley, le chanteur, à la différence du reste des musiciens est dynamique sur scène et communique un peu avec le public.

Néanmoins, le live est bien ficelé et le public se laisse prendre au jeu. Le set se termine sur la piste éponyme « I'm Not Well » de leur dernier album, parlant d'angoisses et de dépression, permettant au groupe de signer une prestation tout à fait correcte pour débuter ce nouveau jour.

Belle découverte pour ma part !

Setlist
Rockin' in the Free World (cover Neil Young)
Husk
Waking Up
Whatever Lets you Cope
Unknown
Unknown
River
I'm Not Well


FAR FROM ALASKA



Premier concert sur la Mainstage, le public est assez fourni pour accueillir les brésiliens de Far From Alaska. Ce groupe est venu ici présenter son dernier album aux couleurs criardes, Unlikely (Auto produit). Cependant, cette scène doit accueillir en fin de soirée le mythique groupe américain System Of A Down, donc difficile de dire si cette foule est due aux fans impatients ou aux curieux.

Le son est excellent et ça fait plaisir, car Far From Alaska nous offre une superbe prestation scénique. Emmily Barreto, la chanteuse, déboule littéralement sur scène et marque immédiatement son territoire. Le groupe est vêtu de tee-shirt ultra bariolés et psychédéliques, ce qui, avouons-le va bien avec le soleil implacable de ce samedi.

Le premier titre est un mid-tempo hyper groovy à l'esprit Rage Against The Machine (notamment sur le titre « It's Ok You Can Be My Lover »). Ils ont une sacrée pêche ! La chanteuse déjantée dit quelques mots en français, bonne communication du groupe avec son public.

Le quatrième titre démarre par une slude-guitar sur pied jouée par la seconde vocaliste, chanté en duo et le cinquième titre donne un ton plus reggae/ragga, avec un interlude basse/batterie et une voix au top.

« Cobra », leur sixième titre est plus calme sur le couplet avec un refrain explosif. Ce morceau est le premier single sorti en juin dernier de leur album Unlikely.

Ego Kill Talent, groupe brésilien venu au Download pour présenter son premier opus, est invité sur scène pour interpréter un morceau Punkcore. Le set se termine sur « Dino vs. Dino », plus lent.

Ce concert est notre coup de coeur du Download !

LONELY THE BRAVE




Changement de scène, changement de style. Voici le quintette anglais originaire de Cambridge des Lonely The Brave, qui nous servent leur Rock Indé teinté de Hardcore sur la Warbird Stage. Leur dernier album Things Will Matter (Hassle Records) date de 2016, ce qui ne les empêche pas d'envoyer du lourd. Votre webzine ci présent a d'ailleurs eu l'occasion d'interviewer les deux guitaristes (à voir ici : https://www.unitedrocknations.com/interviews-lonely-the-brave-linterview-du-download-2017-384).

Le public est plutôt important dès les cinq minutes pré set et le groupe est applaudi à son arrivé sur scène. L'ambiance est donc là, ce qui est un bon point. Dès la fin du premier morceau, « Black Mire », le quintette a conquis la foule qui siffle et hurle. Et bonne nouvelle : le son est bon.

Tous les membres sont en noir, sobre, mais cette prestation manque un peu de dynamisme, car mis à part les guitaristes Mark Trotter et Ross Smithwick et le bassiste Andrew Bushen, les autres musiciens ont tendance à rester statiques. Il en va de même avec la communication avec le public, qui reste un peu limitée.

Le groupe a néanmoins acquis le public à sa cause, car la foule s'est bien imprégnée du rock puissant des anglais.

Setlist
Black Mire
Dust And Bones
Deserter
Radar
Jaws Of Hell
Backroads
The Blue, The Green
Control


DEVILDRIVER




En cette chaude après midi, la foule nombreuse est en délire pour accueillir la bande de Dez Fafara, ancien leader de Coal Chamber sur la Mainstage 2. Le dernier album des américains (Trust No One, Ward records), est sorti en 2016 et ils distillent leur Death efficace devant une foule déjà déchainée.

Dès le premier morceau « End Of The Line », les pogos s'installent et au bout de dix minutes, les slameurs volent.

Le son assez fort, comparé aux autres groupes, avec des saturations à certains moments.
Tous les membres du groupe sont en noir, le backdrop ne fait pas dans la finesse, mais c'est sacrément efficace.

Tous les membres bougent beaucoup sur scène et le chanteur Dez Fafara communique souvent avec le public. Le set se compose d'anciens titres et de quelques nouveautés issues de leur dernier album.

Live sans concession, diablement efficace, pour un public déchainé.

Setlist
End Of The Line
Not All Who Wander Are Lost
Daybreak
I Could Care Less
Clouds Over California
Ruthless
Meet The Wretched


PROJECT BLACK PANTERA




ALTER BRIDGE




Le public est très nombreux pour accueillir le groupe Alter Bridge, originaire de Floride qui joue en Mainstage. La formation avait annulé son concert de novembre dernier à Paris sans explications : c'est donc un show très attendu par les amateurs.

Fait étrange, leur setlist ne comprend aucun titre de leur dernier album The Last Hero (Napalm Records), sorti un an auparavant. La foule est néanmoins très réactive et ça jump sévère à l'avant du pit, avec un gros pogo en milieu de show.

Le son est bon, malgré quelques pics de hausse à certains moments. Les membres du groupe sont habillés en noir et bougent légèrement sur la scène, ce qui est un peu dommage (la météo étant ce qu'elle est, on ne les comprend que trop bien). Néanmoins, le chanteur Myles Kennedy reste proche du public en s'essayant à quelques mots de français.

La chanson « Metallingus », très connue, est appréciée ! Le pit est en délire, entre jumps et pogos.

Le set est efficace, alternant des riffs rapides et d'autres plus lents. En gros : concert dynamique et très apprécié par le public.

Setlist
Come To Life
Farther Than The Sun
Addicted To Pain
Cry Of Achilles
Isolation
Blackbird
Metalingus
Duo Guitares – Mark & Myles
Rise Today


CODE ORANGE



Les américains de Code Orange arrivent sur la Warbird Stage. Ce groupe de Punk Hardcore promet un show qui ne fait pas dans la dentelle. Dès le début, ça bouge énormément sur scène. Ces jeunes musiciens de Pittsburg ont notamment tourné avec Killswitch Engage et Deftones (rien que ça !) et viennent défendre leur dernier album en date, Forever (2017, Roadrunner Records).

Dès le second titre, l'alternance de chant de Reba Meyers et de la batterie de Jami Morgan donne le ton et un circle pit est formé. Le guitariste, Eric Balderose, un vrai fou est complètement déchainé.

MAIS ! Mais… Au fur et à mesure, ça s'essouffle. Beaucoup de gens quittent le pit. La voix est inaudible, les musiciens fatiguent. On peut même parfois se demander s'ils ne s'enquiquinent pas un peu.

Un Hardcore peut être trop difficile d'accès qui rend ce concert un peu décevant.

BLUES PILLS




Vêtue de noir et pieds nus, c'est ainsi que la déesse suédoise Elin Larsson entre en scène (Mainstage 2), suivi des musiciens, en mode seventies. Leur dernier album Lady In Gold (Nuclear Blast) date de 2016 et certains musiciens ont joué auparavant au sein du groupe de rock psychédélique Radio Moscow.

Premier morceau, c'est Elin qui mène la danse, le reste des musiciens restant très statiques et n'interagissant pas avec le public. Même si elle se démène, ce premier titre reste un peu mou.
Le second titre, « Black Smoke » démarre sur un blues puis explose. Quand tout s'emballe le public réagit.
« Bliss » est plus rythmique, funky et groovy et le public tape dans ses mains. Même constat pour les titres suivants, tantôt plus lents, tantôt groovy. Le public est captivé.

Concert aux forts accents rock des années 70 avec une chanteuse qui mène le show d'une main de fer.

Setlist
Little Boy Preacher
Black Smoke
Bliss
Little Sun
Elements And Things (cover Tony Joe White)
You Gotta Try
High Class Woman
Devil Man


THE LIVING END



Les australiens de The Living End posent leur Punk Rock Psychobilly sur la scène Spitfire, devant un public assez clairsemé. Leur dernier album, Shift (Dew Process) est sorti en 2016.
Pas de grosse foule, mais un public assez réactif et très enthousiaste dès le premier morceau. Petit à petit, le monde afflue de plus en plus.

Dès le début du set, les verres du Download valsent au dessus du pit. Les premiers pogos éclatent, le groupe sait y faire ! Cinq minutes plus tard, le public s'est rendu aux australiens. Il a fallu très peu de temps pour que The Living End enflamme le festival.

Le son a un bon équilibre et l'ambiance est au beau fixe : ça slame de tous les cotés et le pogo ne s'arrête pas. Le groupe, tout habillé de noir, communique bien avec son public, même si les musiciens sont assez statiques (mais entre la contrebasse et la chaleur, on ne leur en veut pas). Ce show dégage une bonne énergie dont le public est réceptif.

Un concert efficace et bon enfant.

Setlist
Roll On
The Second Solution
Hold Up
Monkey
How Do We Know
Who's Gonna Save Us ?
Prisoner of Society
E-Boogie
West End Riot


EPICA




Epica fait le plein devant cette Mainstage. Ce groupe de métal symphonique hollandais, mené par la chanteuse Simone Simons vient ici nous présenter son dernier né, The Holographic Principle, sorti en septembre 2016 chez Nuclear Blast.

Le public répond présent aux demandes du groupe et chante tout les refrains, aucun souci à ce niveau là. Le groupe bénéficie d'un bon son dans l'ensemble, malgré les conditions en extérieur.

Concernant la prestation scénique, le groupe est plus que rodé après sa longue tournée promotionnelle (notamment un live à Paris avec le groupe Powerwolf). Néanmoins, ce concert a lieu en journée et ne nous permet pas d'apprécier le lightshow de la tournée, compensé avec de la pyrotechnie, malgré la forte chaleur (on plaint nos photographes). Les premiers rangs bronzent à vitesse grand V !

Côté musiciens, tout le monde est très en forme en cette fin d'après midi : Coen Janssen bouge de part et d'autre de la batterie, Isaac Delahaye est plus qu'en forme et Ariën Van Weessenbeek envoi du lourd derrière ses fûts.

L'expérience est au rendez vous, sans fausses notes, faisant la part belle au dernier album et aux incontournables du groupe. Simone et sa voix sont radieuses. Isaac envois ses solos puissants, c'est efficace.

Le seul groupe symphonique à l'affiche ne fait pas tâche et ses fans sont au rendez-vous.

Setlist
Edge Of The Blade
A Phantasmic Parade
The Essence Of Silence
Unchain Utopia
Assension – Dream State Armageddon
Cry For The Moon
Sancta Terra
Beyond The Matrix
Consign To Oblivion


PARADISE LOST




Les anglais font le plein sur la Mainstage 2 ce qui est assez surprenant car leur Death/Doom/Gothique n'est pas forcément facile d'accès. Mais le public semble impatient de voir les british et les fans sont au rendez-vous, tous les refrains sont reprit en choeur.

Groupe mythique de la scène Doom européenne, leur dernier album, Tragic Illusion 25 (Century Media) date de 2013. Ce concert sonne donc comme un mélange des différents albums de Paradise Lost.

Pas se soucis de son, c'est propre, mais visiblement pas sur scène, au vu des quelques erreurs du batteur sur le début du set.

Comme d'habitude, les zicos sont de noir vêtus, mais n'aiment visiblement pas le soleil car ils sont couverts de Biafine ! Gregor Mackintosh présente sa nouvelle coupe : finies les dreadlocks, place aux cheveux courts teints en blond.
Le petit backdrop montre que le groupe est plus habitué aux petites salles qu'aux grands festivals. Pas de folies sur scène de la part du groupe, si ce n'est juste Aaron Aedy qui, comme à son habitude, nous gratifie de ses danses.

Pour les habitués aucunes surprises, c'est propre et très bien interprété. Nick Holmes est en voix et se permet de faire un peu d'humour, chose pas habituelle pour lui.
L'ambiance est au top et la setlist est très bien choisie pour l'occasion. On ne s'ennui pas !

Un concert dantesque. On attend la sortie de Medusa (2017, Nuclear Blast) et la prochaine tournée pour en reprendre un peu.

Setlist
No Hope In Sight
Pity The sadness
One Second
The Enemy
Faith Divides Us – Death Unites Us
Hallowed land
Embers Fire
Beneath Broken Earth
Say Just Words


AQME



Le public est déjà très nombreux à 18h20 pendant les balances pour voir un des groupes phare de la scène métal alternatif française des années 2000 : AqME. Leur dernier album (Dévisager Dieu, AT(h)OME) date de 2014 et le groupe effectue un retour progressif sur scène car 2017 sonne l'heure du quinzième anniversaire de leur premier album, Sombre Effort (1999, AT(h)OME). C'est donc un show tout spécial qui aura lieu sur cette scène Spitfire du Download.

Le groupe entre sur scène et toutes les mains se lèvent dans le public en faisant le signe des cornes. A peine trois minutes après le début du set, les premiers slameurs commencent à se montrer, dont le chanteur lui même (Vincent Peignart-Mancini), sur le titre « Avant Le Jour ». L'ambiance est au beau fixe, le public est réceptif, comme lorsque le chanteur annonce le titre « Je suis » : tout le monde tape dans les mains. Ca jump dans tous les sens !

Le son est bon et les musiciens sont tous vêtus de noir. Le backdrop est lui aussi très sobre, présentant le logo sur groupe.

AqME reprend la même setlist que son concert du Trianon en seconde partie de Eths (avril 2017), en ajoutant quelques titres pour donner un set plus long.

Concert efficace avec un public réceptif et motivé.

FIVE FINGER DEATH PUNCH




SOILWORK




Les suédois de Soilwork envoient leur Death mélodique face à une foule très réactive sur la Warbird Stage. Le dernier album sorti en 2016 (Death Resonance, Nuclear Blast) était une compilation de différents EP et morceaux nouveaux ou issus d'albums inédit en Europe.

Le son est au top et la prestation est énorme. L'ambiance est là, le pit est en feu et vient clore de belle manière cette chaude journée. Place aux shows du soir.

Le groupe enchaine proprement leur titres, tels que « Ride Majestic » ou « Nerve », devant un parterre de fans ou le pogo ne s'arrêtent jamais.

Un live propre et d'une efficacité redoutable.

SOLSTAFIR




CALIBAN