Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Cowards & Lindbergh & Marble Feather | SDS - Toulouse

«Trois groupes pour bien finir la semaine et la fessée de la semaine avec Cowards !»
ANIBAL BERITH
Journaliste
Sludge/Black Metal
14/10/2016
5291 vues
Toulouse est plein de bonnes surprises pour les fans de Metal et tous ses sous-genres. Avec une rentrée sur les charbons ardents impulsées par nos très dynamiques associations SPM Prod et Noiser, avec la tournée Destruction, la venue de Kyle Gass, le show de Born Of Osiris, les coreux de Nasty, le folk d’Equilibrium etc…etc… et tellement d’autres dates à venir telles que Behemoth, Inquisition et Enslaved.

Ce soir, Noiser nous organise une soirée très éclectique avec pour fêter la rentrée de l’association toulousaine, trois groupes au style différent, atypique et percutant.

Rendez-vous donc en ce vendredi 14 octobre au Saint Des Seins avec deux groupes locaux, Marble Feather, et son noise rock, en pleine tournée pour la promotion du split avec Drawers et annonçant l’arrivée d’un prochain album pour 2017 ; Lindbergh et leur post hardcore revenant sur le devant de la scène après un an d’absence et les parisiens de Cowards, qui font beaucoup parlé d’eux depuis leur dernier et second album « Rise To Infamy » paru en 2015 et en tournée française pour la promotion du Ep « Still » dans les bacs le 2 décembre prochain.

Arrivé de bonne heure pour mon interview avec Adrien le guitariste/chanteur (seconde voix) et fondateur du groupe et Guillaume le bassiste, c’est en sirotant une bière tranquillement que j’attends le combo devant ma caméra dans le local technique prêté gentiment par l’orga pour que tout se passe bien.
La demi-heure passée avec Adrien et Guillaume m’aura permis de mieux comprendre l’univers de Cowards, interview que je vous invite à découvrir en lien avec cette page.

Pas trop de monde encore dans la salle de concert toulousain, cependant, ça se remplit tranquillement. Ce sera pour moi 3 découvertes ce soir et tout d’abord le set de Marble Feather pour lancer la soirée placé sous le signe de musique puissante et saturée.

Marble Feather

Aux influences multiples, Sam, Raph, Mike et Jordi entame leur set de ½ heure. Occupant bien la scène du SdS, c’est avec envie que le combo délivre ses morceaux tout en communiquant avec le public.

Délivrant une musique variée, teintée de noise, de grunge, de blues et bien d’autres, le quartet joue une musique rock dont les guitares dégueulent du gros son, par moment gras. Le rythme est bien cadencé par le groove du batteur au look plus conventionnel et au jeu très efficace. Bien appuyé par le jeu scénique du guitariste aux bras tatoués et du bassiste emporté voire envoûté par sa musique, le lead guitare donne du volume à ce noise rock puissant tout en se contorsionnant avec sa guitare.

Les morceaux offrent de longs plans musicaux mettant à dures épreuves les instruments des toulousains qui au fil des minutes se déchainent de plus en plus offrant un set délivré de tout complexe.

Le public d’une grosse centaine de personnes (130 pour être précis) va rapidement se laisser embarquer par la musique du combo toulousain qui offre une très bonne entrée en matière comme première partie de cette soirée placée sous le signe des guitares saturées.

Toutes les photos de Marble Feather ici: https://www.unitedrocknations.com/live-report-marble-feather-459

Marble Feather


Lindbergh

Quelques minutes de patience, le temps de changer quelques cymbales et de prendre ses marques lorsque le second groupe de la soirée prend place sur la scène intimiste du Saint des Seins, Lindbergh.

Au nombre de trois, le combo midi-pyrénéen offre également un rock puissant avec cependant un son moins gras pour une musique plus énergique. Un style différent pour ravir le public avide de variété respectant le thème de la soirée.

Déboulant sur scène avec le titre ‘Made Of Ice’, Steve (guitare/chant) à la chevelure brune frisée, Nicolas le barbu à la basse et Florian aux cheveux longs attachés à la batterie, conquiert le public rapidement avec un style plus aérien, plus léger et une communion efficace.

Dès les premières notes on ressent la complicité du trio bien décidé à se faire plaisir et à faire plaisir. Les titres au nombre 9 pour ce set de ¾ d’heure, s’enchainent tout naturellement créant ainsi une montée en puissance permanente.

Le trio se lâche au fil des titres pouvant atteindre une posture psychédélique lorsque Steve et Nicolas se rejoignent au milieu de la scène tabassant les cordes de leur instrument respectif sous le groove rythmé de Florian qui ne lâche rien tout le set durant.

Comble du spectacle au moment où Steve se rue sur son ampli, saturant sa guitare à grands coups de riffs créant un effet sonore volumineux et strident en fin de set.

La joie se lit sur les visages des musiciens tout comme sur celui des aficionados ayant suivi le set avec passion.

Setlist : Made of ice / Winters of gold / Waves / Comorian sky / Forensic scenes (FUGAZI) / The Atom Boy's Diary / 5.12.32 / Chasse Papier / Cinecitta

Toutes les photos de Lindbergh ici: https://www.unitedrocknations.com/live-report-lindbergh-460

Lindbergh


Cowards

Un court instant de répit et c’est au tour des parisiens de Cowards de délivrer leur musique saturée et affreuse dans le sens où l’univers du quintet est si particulier qu’il n’est pas accessible à tout le monde.

Difficile de leur définir un style puisque tel qu’Adrien et Guillaume me l’ont confirmé avant de monter sur scène, Cowards jouent la musique qu’ils ont envie d’entendre.

On pourra donc effectivement dire que l’on ressent des influences du black metal sur certains riffs, du sludge pour le son saturé des guitares, du hardcore par le côté urbain du chant et bien vous vous mettez le doigt dans l’œil, Cowards c’est Cowards, point barre et quand ils ont en marre d’écouter leur disque, ils en font un autre.

C’est dans cette logique (ou pas) qu’Adrien à la guitare et au chant, Guillaume à la basse, Thibault à la guitare, Julien au chant et Cédric à la batterie nous ont gratifié de deux albums (« Shooting Blanks and Pills » et « Rise to Infamy ») d’un ep « Hoarder » et d’un second ep à paraître le 2 décembre prochain « Still ».
C’est sous l’impulsion d’une année un peu vide selon Adrien malgré une prestation remarquée au prestigieux Hellfest, que cette idée du Ep est née, pour clôturer en beauté l’année et s’octroyer une petite tournée à laquelle j’assiste ce soir.

C’est sous une lumière crachant rouge sang que le quintet prend place et attaque fort avec le titre ‘Shame Along Shame’, le 1er titre de « Rise... ». Le ton est donné, les guitares sont saturées, le son est gros, volumineux et les vocalises affreuses. Julien hurle ses paroles secondé par le chant tout aussi hurlant d’Adrien grimaçant tant il vit sa musique.

De concert, il envoie ses riffs grassement accompagné de Thibault et de Guillaume jouant de l’autre côté de la scène. Le guitariste posant ses riffs dans le noir, le bassiste avec son instrument immense déambulant tel un mort vivant par moment sur le devant de la scène surplombant involontairement le public d’un regard inquiétant.

Les 8 titres s’enchainent sans pause, parcourant ainsi la moitié du second album des franciliens et l’intégralité du ep en avant-première. L’atrocité monte au fur et à mesure que le set défile, les morceaux ayant un caractère affreux sont admirablement bien construits pour ne laisser personne indifférent. Cowards sont là pour tout dévaster et Julien s’en donne à cœur joie à balancer ses vocalises au timbre urbain pouvant paraître torturées, tandis que, Cédric tabasse sa batterie jusqu’à plus soif, torse nu sous la chaleur des projecteurs du Saint des Seins.

Un set d’une quarantaine de minutes passées trop vite tellement nous avons pris la claque de la soirée. Adrien et toute son équipe (si je puis dire) ont fait le job, partis comme ils sont venus déverser un set incroyable sans fioritures. Très peu de communication avec le public, juste de la musique, efficace, directe et qui a retourné le SdS tellement nous sommes restés scotchés !

Cowards s’en est allé comme ils sont venus, sans un bruit après nous avoir donner la fessée…
Si le combo parisien passe près de chez vous (ou pas), n’hésitez pas, allez prendre vous aussi la fessée !

Setlist: Shame Along Shame / Like Us / Let Go / Frustration (is my girl) / Low Esteem / Bend The Knee / Still (Paris most nothing) / Anything But The Highroad

Toutes les photos de Cowards ici: https://www.unitedrocknations.com/live-report-cowards-461

Cowards

Une bien belle soirée dans l’esprit Noiser avec un plateau varié et un public fidèle. Merci à Clem pour l’accred m’ayant permis de shooter l’intégralité du show, à Sarah de Dooweet pour m’avoir organisé l’interview de Cowards et aux groupes toujours aussi accessibles et disponibles pour les photos et discussions en tout genre.

Anibal Berith