J’arrive à la Rayonne essoufflée pour attraper le show de Vulvodynia, un groupe que j’adore et que je suis très curieuse de voir en live depuis le changement de leur chanteur en 2023.
J’ai quelques minutes de retard mais déjà je ne suis pas déçue, la moitié du groupe arborent fièrement des tenues de plage, et l’autre des tenues sombres plus classiques pour le genre.
Je suis déjà sur le cul par la prestance des musiciens et du chanteur, il a une présence imposante et vocalement on le sent à l’aise, dans son élément. Entre les tenues loufoques et le pig squeal énervés, j’adore le clash complet des styles, ça rend super bien. Le seul truc que je dirais qui pèche un peu, ce serait la sonorisation de la voix, qui aurait pu être plus mise en avant.
En tout et pour tout, un début de soirée vraiment mémorable, et j’arrive toujours pas à croire que j’ai pu voir le groupe Sud Africain sur scène.
VULVODYNIA SETLIST:
Psychosadistic Design
King Emesis
Entabeni
The Rand Lord
A Cosmic Betrayal
Adamaster
Unparalleled Insubordination
Ensuite on en à profité pour regarder la collection de merch ornant les différentes tables, et j’ai craqué pour un sac banane Cattle Decapitation, c’est pas tous les jours qu’un groupe à ce genre d’objet à vendre. On en profite pour prendre quelque chose à boire puis on y retourne.
Cette-fois pour Revocation.
Une grande bannière avec le logo du groupe derrière, je découvre ce groupe à ce moment-là.
Je dois vous avouer? Coup de coeur direct.
C’est du très lourd, le chanteur à des growls vraiment gras, et les musiciens sont vraiment impressionnants. Beaucoup de riffs vraiment techniques, d’autant plus que le chanteur est aussi guitariste. Il y à un côté progressif assez poussé par moments, que j’adore, des jeux de rythme, de changement de tonalités, de gammes, super super… fun ! Un côté assez groovy parfois, ça fait bouger, ce qui est assez rare dans ce style je trouve. Le chanteur est soutenu vocalement par l’autre guitariste et le bassiste.
Quelques transitions étaient longues, mais quand même dans l’ambiance, lumières tamisées et un drône de basse et guitare qui continuent d’avancer le mur de son.
Les pogo qui avaient déjà bien commencé pour le groupe d’avant, continuent avec toujours autant de ferveur, voire plus.
On ressort ravis du set, mais assoiffés par la chaleur qui commence à s’installer dans la salle.
REVOCATION SETLIST:
Diabolical Majesty
Godforsaken
Teratogenesis
Scorched Earth Policy
Nihilistic Violence
Confines of Infinity
That Which Consumes All Things
The Outer Ones
Après une petite pause snack et boissons, qui comme d’habitude sont vraiment excellentes à La Rayonne, on retourne à l’avant de la salle pour Shadow Of Intent.
Tout de suite je suis scotchée par leur prestation, ça commence fort et intense dès les premières secondes. J’avais oublié la rapidité du rythme dans ce groupe, et à voir en direct? Bluffant.
Les parties symphoniques sont vraiment en accord avec la brutalité de leur musique, les mélodies se répondent, ça à un côté beau, tragique, dramatique. Les parties vocales sont assurées par le chanteur et les deux instrumentistes à cordes.
Étant juste devant les amplis, j’entends très bien les solos et riffs techniques de la guitare, qui sont super précises, et c’est chouette de les entendre vraiment ressortir du mix.
Après plusieurs wall of death, et des mosh déchaînés, on reprend la sortie pour attendre l’arrivée de Cattle Decapitation avec impatience.
SHADOW OF INTENT:
We Descend...
The Horror Within
Intensified Genocide
The Migrant
Flying the Black Flag
The Heretic Prevails
Melancholy
Blood in the Sands of Time
Barren and Breathless Macrocosm
Drum Solo
The Battle of the Maginot Sphere
Malediction
The Tartarus Impalement
On se met tout devant pour Cattle pendant qu’ils s’installent, et on à un fou rire en voyant (je suppose) le chanteur traverser la scène à plusieurs reprises en costume de cafard géant. Faisant écho au thème de leur dernier album. Leur bannière gigantesque avec l’artwork de Terrasite se déferle doucement pendant que le batteur fait ses balances.
Puis toutes les lumières se baissent complètement et le set commence en force avec The Carbon Stampede, le pogo part directement.
Ils enchaînent les morceaux de façon super fluide et le pogo prend une ampleur vraiment impressionnante, le chanteur nous dit d’ailleurs qu’on à démonté Paris niveau enthousiasme, et nous remercie du fond du coeur.
Après quelques morceaux d’une technique et rapidité hallucinants, les lumières s'éteignent et on entend une voix nous parler sur fond musical, j’adore l’idée de la mise en scène. La voix parle de la fin du monde, et une construction de monde nouveau, mais je vous avoue ne pas avoir tout tout compris à cause du bruit ambiant de la salle.
Ils enchaînent sur du très lourd, incluant cette chanson incroyable ‘Forced Gender Reassignment’ pour lequel le wall of death était d’une telle force que j’en ai senti le courant d’air d’où j’étais.
Le morceau ‘Plagueborne’ est reçu avec tout autant d’enthousiasme et je prends du recul pour me dire que ce groupe existe depuis 1996, et ils sont toujours à fond sur scène, niveau énergie je me suis pris une réelle claque!
Pour la fin nous avons droit à un dernier interlude avant de finir sur le magistral ‘Death Atlas’, mais malgré le set inoubliable, un peu déçue de ne pas avoir vu le retour du costume cafard sur scène!
CATTLE DECAPITATION SETLIST:
The Carbon Stampede
The Prophets of Loss
We Eat Our Young
Scourge of the Offspring
Bring Back the Plague
Interlude (The Great Dying, Pt 1)
One Day Closer to the End of the World
Solastalgia
Forced Gender Reassignment
Dead End Residents
A Living, Breathing Piece of Defecating Meat
Plagueborne
Interlude (The Great Dying, Pt 2)
Death Atlas
Une soirée vraiment… improbable, drôle, lourde, avec de belles découvertes ! J’ai même pu parler avec quelques des groupes qui étaient vraiment adorables, merci à Vulvodynia surtout !
Un grand merci à Sounds Like Hell et La Rayonne pour l’organisation de cette soirée très attendue.