Report Blitz Union à l'Elysée Montmartre le 02 avril 2024
«Blitz Union fédère l'Elysée Montmartre»
STEPHANE MASSON Journaliste
Metal EDM
02/04/2024
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LORD OF THE LOST + THE RAVEN AGE + UNION BLITZ @L’Elysée Montmartre le 2 avril 2024 by Carole Pandora
Concert Base Productions
Quoi de mieux pour reprendre le boulot sans trop râler en lendemain de week-end prolongé que la perspective d’un concert le mardi soir ?
Un concert oui, mais en version goth indus à paillettes pardi !
Nous voilà donc réunis entre amateurs du genre pour la tournée anniversaire des 15 ans de LORD OF THE LOST à l’Elysée Montmartre pour une dose de bonne
humeur, d’indus dansant .. et bien sûr de sequins, paillettes, trucs qui brillent, par amour du bling.
C’est BLITZ UNION qui ouvre le bal. Je ne connaissais pas ce groupe venu de Prague, mais autant dire qu’avec la description sur leur site j’étais franchement curieuse (parce que oui parfois, pas tout le temps, j’essaye de me renseigner à l’avance sur les premières parties que je ne connais pas, et de manière encore plus rare, j’essaye d’écouter un peu en avance … les trois quart du temps ça foire et je finis par me dire « bon c’est pas grave je découvrirai en live »).
« Imagine RAMMSTEIN meets LINKIN PARK meets PINK. Not Possible ? Well then check out Czech EDM rock band BLITZ UNION” Voi-là Vous êtes dubitatifs ? Ca peut se comprendre … mais pour le coup promesse étonnamment tenue !
Une imagerie goth-indus, des riffs bien bourrins, et des passages qui sonnent beaucoup plus pops avec par-dessus tantôt du growl, tantôt de la voix claire. Ca peut surprendre mais ça fonctionne beaucoup mieux que ca à quoi on pourrait s’attendre.
D’ailleurs ça fonctionne très bien aussi avec le public qui réserve un accueil chaleureux au groupe. Loin des shows de premières parties parfois un peu timide avec un public qui a du mal à se chauffer, là on est direct dans le feu de l’action avec les premiers slams et (histoire d’achever dès le départ mes genoux foireux) du « tout le monde accroupi » pour mieux sauter après … et ce deux fois d’affilé dans la même chanson (aaaargh) !
Du coup un gros oui pour ce groupe plein de potentiel qu’on ne demande qu’à suivre pour voir ce qu’ils vont devenir.
On enchaîne ensuite avec THE RAVEN AGE, « l’ovni » de la soirée sur le plan style musical.
Les anglais forts de leur dernier album « Blood Omen » sorti en 2023 sont la caution « heavy » de la soirée. Exit l’electro qui caractérise les deux autres groupes à l’affiche, c’est en quelque sorte un retour aux bases qui caractérise cette deuxième partie de soirée.
Là encore, soyons honnête, je ne connaissais pas trop le groupe et ne m’était pas penchée dessus tout simplement parce que je ne suis pas la meilleure cliente qui soit sur le heavy (bon ok, oui forcément je sais que l’un des guitaristes est le fils de Steve Harris, je ne vis pas complètement dans une grotte, bien qu’on pourrait le croire sur certaines choses).
Sans grande surprise, c’est le petit dernier Blood Omen qui est mis à l’honneur avec pas moins de 5 titres sur 8 joués.
Si je dois avouer que le show ne m’a pas transcendée à titre personnel (comme je l’ai dit plus haut ce n’est pas spécialement mon truc … nul n’est parfait !) il faut reconnaître que le groupe sait faire le show, c’est carré et ça a très bien pris avec le public qui n’était pas avare en slams et autres démonstrations d’affection version public. Il y avait d’ailleurs clairement des connaisseurs dans la salle !
Setlist :
1- Changing of the Guard
2- Parasite
3- Essence of Time
4- Forgive & Forget
5- Seventh Heaven
6- Angel in Disgrace
7- Serpents Tongue
8- Fleur de Lis
Après une dernière pause, c’est donc parti pour le plat de résistance et la rétrospective des 15 ans de Lord of The Lost ! Leur concert au Hellfest ayant été un des meilleurs du festival à mon sens, j’étais particulièrement contente de les revoir en salle aussi vite.
Les allemands sont heureux de parcourir avec nous ces 15 années de présence scénique et particulièrement dans une salle aussi belle que l’Elysée Montmartre (leur dernier passage dans la capitale ayant été à Le Petit Bain, ils ne peuvent s’empêcher de se féliciter de la taille de la salle .. d’ailleurs si celle-ci n’est pas sold out, ils n’ont clairement pas à rougir du remplissage !).
On part sur un groupe étonnamment sobre ce soir tout en noir sans trop de paillettes, sequins et autres robes en simili brillantes (m’enfin on a quand même Gared au clavier qui dès le départ nous a gratifié d’un top boule à facettes de toute beauté !). C’est avec Till Death Us Do Part que le set commence … de manière finalement assez logique puisque le groupe a décidé d’aborder cette tournée anniversaire de manière chronologique en puisant dans chaque album et pour suivre au mieux leur évolution.
Sur scène ils sont égaux à eux-même : si Chris Harms demeure un frontman très charismatique, il n’éclipse pas les autres membres pour autant, chacun présent à sa manière y compris Benji Mundigler, le nouveau venu à la guitare et au synthé depuis le début de l’année, et le batteur de ce début de tournée (dont j’ai honteusement oublié le nom, qui remplace Niklas Kahl pour les premières dates de la tournée, ce dernier ayant été hospitalisé quelques jours avant). On ressent vraiment leur plaisir d’être sur scène et ça déborde d’une bonne humeur communicative … avec un public clairement conquis d’avance.
Alors que l’on parcourt l’histoire du groupe au fil des albums personne ne boude son plaisir et la sécurité a du travail pour récupérer tous les slameurs. Chris finit par retirer une couche et ahhhh on a enfin une autre caution sequins sur scène ! (Certes on est goths, mais connaissant le groupe ce côté presque minimaliste sur les tenues ça devenait un peu louche !).
On pioche un peu partout certes mais on a les classiques (coucou Loreley !) et les derniers opus Judas, Die Tomorrow, Blood and Glitter sont dans les plus représentés.
Chris revient seul sur scène pour Lighthouse pour le moment acoustique du concert à la lumière des téléphones portables … le moment idéal selon lui pour demander
des slams, justement parce que en général là qu’il n’y en a aucun ! Autant dire que ça se n’est pas fait prier dans la fosse.
La soirée se termine avec les covers issues de leur tout dernier album Weapons of Mass Seductions (Shock to the System, Unstoppable, et Bad Romance) incontournables pour achever les cordes vocales et bien évidemment One Last Song parfaite pour clôturer une excellente soirée !
J’en profite pour dire que j’ai un faible pour les groupes qui ne s’embarrassent pas du rituel du rappel : je ne peux qu’être d’accord avec eux, on sait que le groupe va revenir, du coup autant ne pas perdre de temps et caler directement une chanson en plus dans le set !
Setlist :
1- Till Death Us Do Part
2- Last Words
3- Sex on Legs
4- Live Today
5- Heart for Sale
6- Die Tomorrow
7- Go to Hell
8- Six Feet Underground
9- We’re All Created Evil
10- In Silence
11- Raining Stars
12- Lorely
13- Forevermore
14- Be Still and Know
15- Euphoria
16- For They Know Not What They Do
17- The Future of a Past Life
18- Blood & Glitter
19- Lighthouse
20- Shock to the System (Billy Idol cover)
21- Unstoppable (Sia cover)
22- Bad Romance (Lady Gaga cover)
23- One Last Song
Vous l’avez compris c’était une excellente soirée, parfaite pour redonner un peu de motivation en ce début de semaine avec un groupe généreux (23 titres tout de même, je vous ai épargné l’inventaire) qu’on a plaisir à voir sur scène - qui ne méritait pas cette note pourrie à l’Eurovision, mais en même temps l’Allemagne a un faible pour la dernière place- et que je vous recommande à 200 % si vous avez l’occasion d’aller les voir !
Pour ma part la prochaine fois sera au Mystic festival en Pologne (Gdànsk) au mois de juin et j’ai hâte d’y être !