Patient 404 où quand le rock varois sort de sa cage.
CELINE DEHEDIN Journaliste
Rock Alternatif
29/05/2023
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Racontez-moi votre rencontre à tous les 5 ?
Nous nous connaissons tous depuis un moment, mais c’est la première fois que nous jouons dans le même groupe. David le batteur et Enguerran le bassiste se connaissent depuis l’enfance et ont commencé la musique à l’adolescence. Benjamin et Yoann sont demi-frères et ont fait plusieurs groupes ensemble, eux aussi depuis l’adolescence. Didier et David ont joué dans un groupe dans les années 2000 (Waléguen Against).
En 2016, Benjamin reprend sa guitare et Yoann son micro, ils décident alors de remonter un groupe et appelle très vite David pour la batterie, qui appelle Enguerran pour la basse, le groupe ‘Bearded Dogs’ est né. Deux ans plus tard, Yoann quitte le groupe pour des raisons personnelles. Seb viendra le remplacer quelques temps après et l’année suivante, Didier rejoint le groupe en tant que guitariste soliste. Alors que le set du groupe s’étoffe, le groupe se sépare de Seb puis cherche un autre chanteur ou une autre chanteuse, période assez compliquée jusqu’au retour de Yoann. Le groupe ayant mûri, les mélodies et les textes plus posés, le groupe devient ‘Patient 404’.
Racontez-moi votre parcours musical à chacun et ce qui vous a amené à la musique ?
Benjamin : J'ai commencé la musique à 15 ans, un groupe de copains qui ne savait pas faire de musique et qui n'avait pas d'instruments, j'ai pris la décision d'intégrer le groupe pour devenir bassiste dans un premier temps.
Je me suis acheté ma première basse et je n'ai plus jamais arrêté de jouer dans différents groupes, de reprises mais surtout de compositions
Enguerran : J’ai commencé la musique adolescent avec David a à la batterie, on reprenait du Nirvana, Metallica… J’ai joué dans différents groupes, surtout de reprises et avec une longue pause de 10 ans…
David : J’ai commencé la musique avec Enguerran, lorsque j’étais adolescent, j’ai toujours joué depuis, en particulier dans des groupes de compos
Didier : Guitariste autodidacte, j'ai commencé la guitare au lycée avec des potes pour monter rapidement un groupe de reprises orienté trash metal. En quelques années nous sommes passés aux compos, toujours avec la même formation metal extrême symphonique. Et puis avec les années, toujours avec des relations ou des amis communs, je suis passé dans des formations différentes de reprises de rock en tout genre ou de compos qui pouvaient aller du rock sixtees/seventees au rock speed punk mais aussi au classique et jazz grâce à mon père pianiste. J'aime relever des chalenges musicaux et j'aime les curiosités harmoniques ou rythmiques dans la musique malgré mes lacunes étant autodidacte.
Yoann : Un peu de solfège inculqué de force vers mes 10 ans; plus rien jusqu'à 14 où j'ai repris guitare et chant avec mon frère (Ben); des années à faire des reprises rock (guitare et chant), un passage chanteur métal dans un groupe inconnu; chanteur chez Bearded Dogs; les années suivantes en pause où je me suis fait violence en jouant seul dans les restau pour ne pas perdre la main; et finalement de retour chez les Dogs mais avec un chant en français; et finalement changement de nom du groupe en PATIENT 404.
Quels sont vos sources d’inspirations pour les textes ?
Les textes sont inspirés tant par les classiques que par des groupes plus modernes, en en oubliant : Noir Désir, Gainsbourg, Brassens, Saez, Fauve, Mano Solo, …
Comment et en combien de temps a été créé ‘l’erreur est humaine’’ ?
Nous voulions sortir un premier EP qui nous ressemble, nous y avons donc rassemblé les morceaux qui traitent d’un sujet qui nous touche : l’humain. Totalement auto produit, nous enregistrons les morceaux dans notre local de répétition à un rythme effréné d’un morceau tous les 6 mois...
Est-ce un travail de composition et d’écriture de groupe ?
Pour la composition, Il y a en général une mélodie amenée par un des guitaristes, nous construisons ensuite, ensemble, le reste du morceau, la structure,... Concernant les textes, ils sont écrits soit par Yoann, soit par Enguerran, ils peuvent être soit existant et adaptés, soit créés à partir de la mélodie.
Pourquoi avoir attendu aussi longtemps depuis 2013 pour enregistrer un premier EP ?
Le groupe a débuté en 2016, non en 2013 (qui est l’année de création de la page d’un précédent groupe), donc après quelques tumultes liés aux changements de chanteur, nous avons enfin trouvé la stabilité avec Yoann.
Quels sont vos projets de date pour 2023 ?
Les dates pour 2023, pas mal déjà passées mais nous allons encore joué dans différentes fêtes de la musique dans le Var, le 8 juillet au Hang Over à Brignoles, au Monster’s art de Fréjus le 22 juillet, le 2 août aux Estivales de Figanières, le 26 août au festival des cigales électriques au Thoronet, le 30 septembre à Saint André les Alpes ; dates que nous partagerons avec d’autres groupes du coin, ce qui nous fait très plaisir, nous adorons partager la scène avec d’autre groupes. Entre ces dates, nous allons aussi jouer dans des bars et restaurants du coin en semi acoustique (ou semi électrique) un concept plus tranquille mais très apprécié. Nous avons aussi d’autres dates en prévisions, mais rien de finalisé.
Quels sont vos besoins aujourd’hui (label, tourneur, attaché de presse…) ?
Si nous avons besoin de quelques chose aujourd'hui, et bien évidemment, l'auto production et l'auto promotion sont assez gratifiantes mais très chronophages aussi... Nous avons une vingtaine de compositions que nous souhaiterions enregistrer et faire découvrir à un plus large public.
La comparaison avec Noir Désir est inévitable sur ce dernier opus, êtes-vous d’accord avec ça ?
La comparaison avec Noir Désir, oui, bien sûr, cela fait partie de nos influences, la voix puissante de Yoann, les textes avec du sens, l'énergie de la musique ne sont pas sans rappeler ce groupe phare du rock français, nous en sommes très honorés.