MANTAR interview promo de The Modern Art of Setting Ablaze
United Rock Nations

11/10/2018
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1/ Comment vous sentez-vous à quelques jours de la sortie de "The Modern Art of Setting Ablaze"?



Je suis persuadé qu'il s'agit de notre meilleur album. Nous avons hâte qu'il sorte, et c'est aussi un poids en moins sur nos épaules. Nous sommes sacrément fiers de ce que nous avons réalisé, et nous sommes sur le point de le crier au monde entier, et ça, c'est vraiment la meilleure partie! Nous avons travaillé tellement dur sur cet album, et nous sommes presque à la fin d'un été rempli de festivals, d'interviews et de dates de promotion, donc là nous sommes plutôt en mode "mission accomplie, place aux vacances!" maintenant. Vraiment, ça ne pourrait pas être plus parfait!

2/ Vous avez donné beaucoup de concerts ces 2 dernières années. Cela a-t-il eu un impact sur vous, sur votre inspiration, et sur votre processus de création? Si oui, qu'est-ce que cela vous a apporté?



Eh bien, on ne soupçonne pas tout le travail et tous les efforts que l'on investit dans ce petit groupe. Comme nous faisons tout nous-même, c'est devenu un travail à plein temps pour chacun de nous; quant aux concerts, c'est le côté fun de la chose, même si ce n'est que le haut de l'iceberg. C'est un peu notre récompense. Ne vous méprennez pas, jouer un set de Mantar de 50 minutes reste un exercice des plus difficiles pour nous, mais ça nous ramène à la réalité, à la raison pour laquelle nous faisons tout cela.

3/ Lorsque nous avons écouté le nouvel album, nous l'avons trouvé moins sombre que le précédent, plus lourd aussi, et plus groovy. Es-tu d'accord avec notre ressenti?



On ne réfléchit pas tellement à ce que ça va donner lorsque nous écrivons de nouveaux morceaux, donc le fait que l'album sonne moins sombre n'est pas quelque chose de prémédité. C'est ainsi, on ne l'explique pas, tout comme les tonalités hardcore sur certaines chansons. Comme nous ne sommes que tous les deux, l'essentiel pour nous ce sont les riffs et le groove, et, dans le meilleur des cas, qu'ils s'accordent parfaitement ensemble.


4/ Où avez-vous enregistré l'album, et avec quel producteur? Pourquoi ces choix?


Nous avons enregistré l'album à Gainesville, en Floride, au Black Bear studios, avec Jonathan Nunez. Nous avions enregistré les deux premiers albums à Bremen et à Hambourg avec notre ami Timo Höcke, donc nous avons voulu sortir de notre zone de confort et essayer de nouvelles choses cette fois-ci. Nous avons voulu quelque chose de nouveau pour ce troisième album: on ne peut pas se contenter faire et refaire sans cesse la même chose. Un nouveau son et un nouveau point de vue peuvent soulever des différences intéressantes. Au final, ça s'est révélé être un bon choix, et travailler au soleil, mais sans jouer du reggae, nous a fait du bien.

5/ Parlons de certaines chansons de cet album


a/ Taurus est assez différente du reste de l'album, et a un tempo bien particulier. Vous pouvez nous en dire plus?

Pour être honnête, il s'agit de ma préférée. Il y a ce passage hyper lourd, apocalyptique à la fin, qui est très sympa à jouer. Ça a été l'une des premières chansons que nous avons écrites pour cet album. J'ai trouvé un beat, mais ça ne plaisait pas à Hanno. Donc il m'a forcé à ne pas trop penser comme un batteur mais plutôt en termes d'images, celle notamment où je rouerais quelqu'un de coups, et de le traduire ensuite à la batterie. Ça a l'air farfelu comme ça, mais c'est ainsi que nous sommes parvenus à écrire cette chanson.

b/On aime beaucoup le slow tempo de "The Formation of NIght". Tu peux nous en dire plus sur cette chanson?

Comme Taurus, c'est l'une des premières chansons que nous avons écrites. On a commencé à travailler dessus à l'été 2017, lorsque nous répétions entre deux festivals. Nous avons ensuite tourné jusqu'à la fin de l'année, et nous l'avons terminée en Janvier 2018. C'est du Mantar typique, qui combine des riffs lourds et un chant sombre. On aime vraiment bien ces morceaux midtempo. On pourrait presque dire que c'est une chanson rock, mais le chant de Hannos la transforme en un morceau bien à nous.

6/ Quels sujets abordez-vous sur ce nouvel album?


Eh bien... qu'il faut regarder autour de soi. La situation politique mondiale est grottesque et terrifiante à la fois. Nous ne considérons pas Mantar comme un groupe politique, mais nous restons malgré tout chacun des citoyens. Certaines problématiques se sont frayées jusqu'aux paroles, ou ont influencé l'écriture de l'album, comme "Age of the Absurd", qui n'y va pas par quatre chemins.




7/ L'artwork est fascinant. Plus intense, plus dense. Peux-tu nous dire un mot sur ce dernier et sur l'artiste que vous avez choisi?



On en a déjà parlé sur les réseaux sociaux, et il y a d'aileurs un peu plus d'informations sur le livret du CD. La pochette est une oeuvre d'art intitulée "Lichtbringer" réalisée par Bernhard Hoetger, chez nous à Bremen, durant la période hitlérienne. Il vénérait Hitler et voulait s'attirer ses faveurs... Mais il n'y réussit pas, quell dommage! Ce que nous voulons faire passer à travers cela c'est que le système "être humain" et l'instinct des gens est toujours aussi faible qu'il y a 2000, 500 ou 80 ans et que cela restera ainsi. Il n'y a donc aucune oeuvre d'art qui exprime mieux cela que celle sur notre pochette. Les gens sont faibles et suivent de faux leaders. Cela ne changera jamais, malheureusement.

8/ Nous avons assisté à votre concert à PartySan l'année dernière; il était terrible! Comment faites-vous pour avoir autant d'énergie sur scène?


Merci! Je me souviens que c'était un concert plutôt pas mal, oui. Il y avait ces flammes géantes sur scène, lorsque nous jouions, et crois-moi, ces trucs tiennent sacrément chaud!
Pour en revenir à ta question: nous avons l'habitude de jouer en donnant le maximum de nos personnes, et à vrai dire, on ne sait pas faire autrement. D'ailleurs, on n'a jamais appris à jouer de nos instruments correctement. On met simplement les amplis à 11 et c'est parti! La scène, c'est notre petite agression-thérapie. Et si tu ne sais ni dancer ni chanter correctement, tu te dois d'au moins transpirer autant que possible pour impressionner ton public!

9/ Vous jouerez votre unique concert français le 7 Décembre. À quoi peut-on s'attendre?



On va faire de la muscu d'ici à Décembre, et vous présenter un spectacle où vous pourrez admirer nos muscles saillants et huilés entre chaque chanson. Je pense que les gens apprécieront. C'est une petite expérimentation!

1) What's your feeling a few days before the release of "The Modern Art of Setting Ablaze" !



I am pretty sure this is the best record we ever did so the excitement about finally releasing it feels like taking away a burden from our shoulders. We are damn proud of what we did...so now we are about to shoot it out into the world..and by the way this is the best part of the whole story. We worked so hard on this album and are almost at the end of a season full of summer-festivals and millions of press- and promodates...so that we are kind of in a „work-done-now-fucking-vacation“-feel now. Really..couldn't be better!

2) You did a lot of gigs these last 2 years. Is it significant for you, for your inspiration and your process creation? If yes, what does it bring you ?



Well, most people would never guess how much work and effort we put in this little band. The whole DIY-Thing makes it into a fulltime-job for the two of us and the gigs become more the fun part. Even if it's the smallest piece..it feels like the reward we get for everything when we play a good show. Don't get me wrong – it's still one of the hardest things for both of us to play a 50-minute Mantar-Set but it takes us back to the ground. It's the reason why we are doing this.

3) When we listened to the new album, we found it less dark than the previous album and more heavy and groovy. Is it right ? If yes, how could you explain that ?



We don't think too much about the style when we are working on new songs so therefore it's not a planned thing if it sounds less dark. It just happens...like the Hardcore-Vibes we got in some songs. As we are just a 2-Piece...the most important things for us are riff and groove and in best case scenario they work perfectly together.

4) Where did you record it and with which producer? Why you did this choice?



We recorded it in Gainesville, Florida...in the Black Bear Studios with Jonathan Nunez. We did the first 2 Albums in Bremen and Hamburg with our friend Timo Höcke...so we thought about getting out of our comfortzone and try something new this time. You gotta make something new for the third Album...you can't do the same thing over and over again. At least a new sound, and a new perspective can make some interesting differences. In the end it felt really good and we had a good vibe while working in a sunnier place but not playing reggae.

5) Let’s tall about some song of the album :


a. «Taurus » is a different song from the others wuih a particular beat. Tell us more about that song ? (music and lyrics)

To be honest..that's my personal favorite. It has got this heavy „nothing-can-be-done“-part at the end which is big time fun to play. It was one of the first songs we wrote for this record. I remember how we got that signature verse-beat. It was like..I came up with a beat and Hanno was complaining. So he forced me not to think too much as a drummer but more like beating up someone and reflect that on the drums. It sounds adventures but that was how we got there.

b. We love the feeling of the slow tempo song « The Formation of Night». Can you tell us more about that song ? (music and lyrics)

This also was, like Taurus, one of the earlier songs. We started working on it in the summer auf 2017, when we rehearsed between festivals. Then toured until the end of the year and finished it in january 2018. It's this sort of typical Mantarstuff that combines heavy riffs with dark vocals. Those midtempo songs are something we really dig. It's pretty much a rocksong but Hannos voice turns into a Mantarsong.

6) What are the main topics you talked about on the new album ?



Well..you gotta take a look around. The whole momentary political situation is embarassing and frightening at the same time. We don't consider Mantar as a political band but still are we both political persons. There are some issues that made it into lyrics some way or influenced us on this album...like „Age Of The Absurd“, which gets to the point.


7) We are fascinated by the artwork! More intense and intricate....Could you explain it to us and who's the artist who did it ?



We explained it once on social media and actually there is more information in the liner notes of the record. The cover is a piece of art called “Lichtbringer” in our hometown Bremen made by Bernhard Hoetger during the Hitler-Era. He was worshipping Hitler and wanted catch his recognition. But he failed! Bummer! The point and critics from our side is that the system “human being” and the instincts of people are just as weak as 2000, 500 and 80 years ago and probably always will be and therefore there is no piece of art expressing that better than the cover art we have now. People are always weak and follow false leaders...that will never change and sucks.

8) We saw you last year at PartySan and we found the show incredible! How do you manage to have this energy on stage ?



Thank you..I remember that show pretty good. We had those big flames on stage, while we were playing...and believe me those things are damn hot. But to come back to your question. We are used to play at our personal limit..and don't actually know how else to perform. Never learned how to play our instruments correctly. We just turn the amps to 11 and go. It's our little agression-therapy on stage...and f you can't dance and sing in a proper way you should at least try to sweat as much as possible to impress the audience.


9) The 7th december you will be in Paris for the unique french gig. What can we expect from this show ?



We will work out until december and present some sort of oily muscleshow between the songs. I hope the people will like that..it's kind of an experiment.