Haunted By Silhouettes, interview du groupe pour la promo de ''The Last Day On Earth'' (2019)
Enora
Journaliste

04/10/2019
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Après un premier album, "Shortcuts to Dead Ends" (2018), très remarqué, le groupe norvégien Haunted By Silhouettes a dévoilé il y a peu une nouvelle création, "The Last Day on Earth", sur laquelle United Rock Nations a tenu à leur poser quelques questions !



Salut les gars, et tout d'abord merci de répondre à cette interview pour United Rock Nations !
1) Est-ce que vous pourriez présenter le groupe ? Comment décririez-vous votre style musical ?

Haunted by Silhouettes est un groupe de Melodic Death Metal originaire de Trondheim, en Norvège. Nous avons commencé début 2013 en tant que trio et depuis, nous avons sorti deux EPs et deux albums. Et nous avons complété notre line-up.


2) Pourquoi avez-vous choisi le nom « Haunted By Silhouettes » ?

Le nom du groupe est le résultat d'une longue réflexion autour de nombreux noms différents et le mot « silhouette » a finalement attiré notre attention. L'utilisation de « silhouettes », à la fois métaphore et tentative de manifestation des côtés les plus sombres de l'humanité, est apparue alors que Mathias jouait avec l'idée d'un scénario tout en écrivant un nom ; un scénario où les côtés les plus sombres d'une personne se manifestent par des silhouettes sur les murs qui l'entourent dans sa maison pendant une sombre nuit d'automne. Une question se pose alors : « À quoi ressembleraient ces silhouettes ? Quelles formes prendraient-ils ? ». Fait amusant : L'une des autres suggestions de l'époque, « Post-Mortem Portraits », apparaît en fait comme le titre d'une chanson de notre nouvel album.


3) Peut-être que nous pourrions commencer par une petite description de l'histoire du groupe. Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? Comment est-ce que vous avez décidé de former un groupe ensemble ?

J'ai [Stian] rencontré Mathias dans un autre groupe appelé « Waiting For Salvation » en 2011 ou 2012. Ce groupe comprenait un bassiste, Fredrik VojeVinje. Après avoir joué dans Waiting for Salvation pendant environ un an, nous avons senti que la musique et le flux créatif ne nous convenaient pas. Nous avons donc choisi de quitter le groupe pour former ce qui est maintenant Haunted By Silhouettes. Avant de commencer à chercher le reste des membres, nous avons écrit l'EP « The Final Mind Plague ».


4) Vous êtes un groupe norvégien, et ce pays a une place majeure dans l'univers de la musique Metal. Est-ce que vous sentez en quelques sortes le poids de cet héritage ? Comment expliquez-vous le nombre impressionnant de groupe de Metal dans les pays scandinaves ?

Je ne peux parler qu'en mon nom [Stian], mais je ne sens pas le poids de cet héritage sur mes épaules, mais bien sûr, vous pouvez sentir l'énergie de la scène musicale underground en Norvège. La quantité de groupes de Metal en Scandinavie pourrait venir du fait que la musique représente souvent le temps qu'il fait en Scandinavie. Il fait souvent froid, c'est un climat dur et brutal, et la musique peut être une forme d'évasion.


5) Haunted By Silhouettes a récemment sorti son second album, « The Last Day On Earth », comment vous sentez-vous à ce sujet ? Comment était-ce de travailler sur ce nouvel opus et comment les fans ont-ils réagi ?

Nous sommes extrêmement fiers de cet album, de la direction prise par notre musique et du travail réalisé. C'est aussi notre premier album en tant que groupe signé sur un label, alors cette nouveauté est très excitante. Les fans ont très bien réagi et le nombre de nos écoutes est plus élevé que jamais.


6) Votre précédent album, « Shortcuts To Dead End » est sorti il y a un an, en 2018, vous êtes allés très vite dans l'écriture et l'enregistrement de nouvelles chansons, n'est-ce pas ?

Nous sentions que nous devions simplement continuer à travailler sur notre musique et sur le chemin que nous suivions depuis « Shortcuts To Dead End ». C'est beaucoup de travail et de soirées tardives, mais nous pensons que c'est payant lorsque vous écoutez le disque. Alors, quand on a eu fini les concerts qui étaient prévus, pendant un moment on est retourné en répétition et on a commencé à travailler sur de nouvelles idées.


7) Comparé à votre premier album, « The Last Day On Earth » est plus proche du Metalcore/Deathcore, comment expliquez-vous ça ? Etait-ce un choix de mélanger du Melodic Death Metal « traditionnel » et du Metalcore ?

Lorsque nous avons commencé à jouer ensemble, Stian et Fredrik et étaient fortement influencés par la scène Metalcore américaine et nous avons le sentiment que cela transparaît dans le premier EP que nous avons sorti. Avec le second EP, nous sommes passés à une forme plus « pure » de Death Metal, retirant certains de ces éléments… Mais lorsque Per Kristian Grimsland a commencé à jouer dans le groupe en tant que guitariste, il a ramené les éléments d'origine et ça a semblé très naturel pour nous de revenir vers tout ça.


8) Vous avez mis en ligne un clip pour la chanson « Deadlock », et c'était assez surprenant de découvrir du chant clair sur ce titre, pourquoi cette décision ?

Nous avons toujours parlé d'utiliser du chant clair et quand j'ai écrit cette chanson, j'ai tout de suite senti qu'il fallait le faire sur le refrain. Per Kristian a beaucoup d'expérience dans les projets précédents du groupe, il a donc très bien chanté cette partie.


9) Pourquoi avez-vous voulu chanter en norvégien sur le morceau « Jakta » ? De quoi parle-t-il ?

Après avoir écrit la chanson « Iskalde Blikk » qui contient les lignes de choeur en norvégien, nous voulions pousser Mathias à faire une chanson en norvégien. Il se sentait mal à l'aise avec la tâche mais l'a parfaitement gérée et nous sommes fiers de la chanson.


« Jakta » parle de la recherche apparemment impossible à satisfaire du contentement de l'homme sous différentes formes. La soif inextinguible de choses qui peuvent nous faire sentir bien pendant un moment avant de les mettre de côté ou de ne pas y penser de la même façon car cela n'a plus le même effet. Les nouveaux vêtements, la prochaine réalisation, la meilleure voiture, la plus belle maison… Les sentiments joyeux et lumineux que nous procurent toutes ces choses disparaîtront avec le temps et de nouvelles choses nous paraîtront plus intriguantes, encore et encore. En bref, nous poursuivons les endorphines de différentes manières tout au long de la vie et n'avons jamais ce sentiment de satisfaction longtemps. C'est une chanson à propos de la chasse (« Jakta ») d'une prochaine proie. Nous la déchirons, nous mâchons, nous nous remplissons et la carcasse reste là pendant que nous partons à la recherche de quelque chose de nouveau et de meilleur. La chanson pose aussi la question: « Est-ce que nous nous arrêterions un jour ? Pouvons-nous être contents de ce que nous avons ? Ou sommes-nous condamnés à chasser ? » Beaucoup de grands penseurs et de grandes religions nous donnent la recette du bonheur, mais y aura-t-il un moment où nous pourrons nous contenter de ce que nous avons ?


10) A l'opposé, « Death Of Janus » souligne plutôt une atmosphère sombre, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

« Death Of Janus » est une conversation imaginaire entre les deux têtes du dieu romain des passages, Janus, avant sa mort. J'incarne [Mathias] l'un de ces deux visages et notre chanteur invité, Trym du groupe Adjentist, est l'autre. Janus est devenu misanthrope et sadique avec le temps, et les deux têtes se demandent s'ils devraient utiliser leurs derniers pouvoirs divins pour faire toutes sortes de choses désagréables à l'humanité avant sa mort comme empêcher l'homme de faire plus d'enfants, les faire vivre pour toujours, geler le temps ou créer une apocalypse cosmique. Janus conclut également que rien n'a de sens et qu'il devrait le faire savoir à l'humanité avant sa mort. La mort de Janus dans cette histoire provoquera une apocalypse cosmique puisqu'il est le dieu des passages, des débuts, des portes, des transitions, du temps et de la dualité. Je voulais faire un scénario basé sur un être mythique, comme je l'avais fait sur « Wrath of Kharon », et canaliser mes réflexions misanthropes à travers eux. Janus était parfait pour ça et j'ai commencé à fantasmer sur ce qu'il adviendrait du cosmos s'il mourait. Je l'ai ensuite combiné avec le sentiment que j'éprouvais parfois cette vie et que tout ce qu'elle contient n'avait aucun sens. Que nous, les décideurs, cherchions le sens et, d'une certaine manière, pensions l'avoir trouvé, et vivions avec cette conviction qu'il y avait un sens à la vie d'une manière ou d'une autre. Rien de mal à cela, ou penser que la vie n'a pas de sens, bien sûr, c'est juste très intéressant.


11) Les fans de Parkway Drive vont probablement beaucoup aimer votre album, en particulier la chanson « The Well ». Est-ce que ce groupe est une influence importante pour vous ?

Comme on l'a dit, le Metalcore était particulièrement important dans notre processus d'écriture en 2013 et avec des groupes comme Asking Alexandria, Bring Me The Horizon, August Burns Red, etc. Parkway Drive avait aussi une grande influence. Ils ont un style plus « traditionnel » d'écriture de leurs chansons, mais ils ont ce côté Metalcore que nous avons vraiment aimé. Stian et Fredrik aimaient tous les deux ce groupe alors cette influence est toujours là. Une autre grande influence est Killswitch Engage, que Per Kristian Grimsland écoute beaucoup.


12) La dernière chanson de « The Last Day On Earth » s'intitule « Before The Last Pyre Ends » et elle sonne vraiment comme une conclusion. Etait-ce votre idée d'avoir un véritable épilogue à l'album, si je peux l'appeler comme ça ?

Comme pour l'album « Shortcuts to Dead Ends », cet album se termine par un épilogue et nous avons décidé très tôt de vouloir créer ce type de concept sur nos albums : jouer avec les sensations et la signification d'un bref morceau instrumental pour mettre fin à notre voyage musical sur cet enregistrement particulier. Comme avec « Into the Abyss » sur le premier disque, nous pensons que « The Last Pyre Ends » marque la fin de ce disque d'une manière agréable et apaisante.


13) Qu'est-ce que vous considérez comme votre plus importantes réussite sur ce nouvel album ? Et quelle chanson est votre préférée et pourquoi ?

Pour moi [Stian], la plus grande réussite a été de laisser une plus grande place aux autres membres dans le processus d'écriture et de les laisser vraiment marquer notre musique. Sur les EPs précédents, j'avais composé la majeure partie et je les ai laissé modifier et changer quelques trucs. Sur « Shortcuts To Dead End », j'ai beaucoup baissé la garde et nous avons davantage travaillé en équipe, mais sur cet album, nous avons tout créé ensemble. C'est pour moi la plus grande réussite.


Ma chanson préférée pourrait être « The Last Day On Earth ». Il a ce genre de son commercial, mais il est toujours brut et dur. Mais toutes les chansons ont un sens pour moi et elles représentent toutes une atmosphère à leur manière, ce que j'apprécie vraiment.


14) Comment se passe la composition dans le groupe ? Plus précisément sur cet album, on sent une vraie connexion entre les musiciens, alors comment était-ce pour vous de travailler tous ensemble ?

Sur cet album, nous avons tous travaillé dur sur chaque chanson, et toujours ensemble. Lorsque nous avons commencé le processus d'écriture, Stian, Per Kristian et Ola ont pris nos idées et se sont rendus à la cabane de Stian à l'extérieur d'Oppdal. Cette cabane est située au milieu des bois et c'était en hiver. Ensuite, nous avons passé trois jours à ne faire qu'écrire de la musique, manger et dormir. Nous sommes ensuite retournés à Trondheim avec la plupart des enregistrements terminés. À ce stade, Håvard et Mathias ont incorporé leurs éléments pour en faire un travail d'équipe complet. Donc, cet album nous représente tous.


15) Plus généralement, comment est-ce d'être un jeune groupe dans l'industrie musicale actuelle ? Pensez-vous que la situation est plus dure parce qu'il y a moins d'argent dans ce business et davantage de compétition ? Ou au contraire, est-ce plus facile parce qu'il est possible, par exemple, d'utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir votre musique ?

Être un jeune groupe peut être difficile à cause de la concurrence. Vous devez toujours travailler plus dur que tous les autres groupes, en faire une gestion plus professionnellement que les autres groupes et faire des illustrations mieux que tous les autres groupes. Il est donc difficile de se faire remarquer dans la masse de groupes qui existent. Mais nous avons persévéré et nous obtenons de plus en plus de reconnaissance pour le travail que nous avons effectué. À Trondheim, il y a beaucoup de bons groupes de Metal, il y a donc beaucoup de bonnes musiques parmi lesquelles choisir, ce qui rend la situation encore plus difficile pour les petits groupes. En ce qui concerne la diffusion et les médias sociaux, il s'agit d'un outil fantastique pour la promotion gratuite, mais vous devez travailler dur pour être montré. Donc, parfois, vous réussissez, d'autres fois, vous échouez.


16) Un peu plus tôt, nous avons discuté de Parkway Drive, quels autres groupes ou artistes sont inspirants en ce moment selon vous ?

Nous écoutons trop de choses. En ce qui concerne le Metal, nous écoutons des choses comme Dark Tranquility, At The Gates, etc pour trouver de l'inspiration. Mais nous adorons le Prog des 70s, la Country, le Power Metal, le Hip Hop, le Pop Punk. Donc l'idée est plus de faire de la bonne musique que de se limiter au Metal.


17) Beaucoup de groupes de la scène Metalcore/Deathcore ont l'air de s'engager de plus en plus dans un mouvement de conscientisation de la population à propos de problèmes sociaux, politiques, religieux etc. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que les artistes doivent s'engager de cette façon dans la société ? Est-ce que vous considérez Haunted By Silhouettes comme un moyen de promouvoir ce genre de messages ?

Nous sentons vraiment le besoin pour les groupes de devenir des modèles et les paroles de Mathias parlent souvent de la façon dont la race humaine se traite, mais pas de manière frontale, comme le font beaucoup de groupes Punk / Hardcore. La musique est une plateforme fantastique pour toucher les gens et les amener à réfléchir à la société et à la façon dont nous traitons les autres humains.


18) Parfois, on pourrait penser que la scène Metal manque de renouveau, mais Haunted By Silhouettes semble toujours essayer d'apporter quelque chose de nouveau. Est-ce l'un de vos objectifs de toujours proposer de nouvelles choses ?

Quand nous écrivons de la musique, nous disons rarement non à une idée avant de l'avoir essayée. Et c'est un choix que nous avons fait pour que tout ce qui peut compléter une chanson sera ajouté. Sur cet album, nous avons également décidé qu'aucun des couplet ne devrait être joué de la même manière deux fois à la guitare. Cela nous oblige à ajouter des éléments ou à modifier les riffs. Nous apprécions également jouer avec les instruments électroniques et le piano, car nous estimons que cela donne à nos chansons plus de profondeur et les rend plus grandes.


19) Vous êtes sur le point de commencer une tournée norvégienne pour promouvoir « The Last Day On Earth », pouvons-nous espérer vous voir en France un jour ?

On adorerait jouer en France et on chercher actuellement des possibilities pour jouer en Europe en 2020.


Merci pour cette interview !



After an impressive first album, “Shortcuts to Dead Ends” (2018), the Norwegian band Haunted By Silhouettes recently unveiled a new creation, "The Last Day on Earth", about which United Rock Nations wanted to ask them a few questions!



Hi guys, and first of all, thank you for this interview for United Rock Nations!
1) Do you mind introducing the band a bit? How would you describe your musical style?

Haunted by Silhouettes is a melodic death metal band from Trondheim Norway. We started early 2013 as a three-piece band. Since then we have released two ep’s and a full-length album. Also completed the lineup.


2) Why did you choose the name “Haunted By Silhouettes”?

The band name came as a result of a brain storming of many different names and the word “silhouette” caught our attention. The use of “Silhouettes”, both a metaphor and an attempt to manifest mankind’s darker sides, came about as Mathias toyed with the idea of a scenario while writing the name down; a scenario where a persons' darker sides manifest as silhouettes on the walls around him in his house one dark autumn night. A question then follows: “What would these silhouettes look like to that person? What shapes would they take?”. Fun fact: One of the other suggestions from back then, Post-Mortem Portraits, actually appears as a track on our upcoming album.


3) Maybe we could start with a short description of the band’s history! How did you meet each other, how did the band start, how did you decide to play together?

Stian and Mathias met in another band called “Waiting For Salvation” back in 2011 or 2012. In that band there was a bassist named Fredrik VojeVinje. After playing in Waiting For Salvation in about a year or so, we felt that the music and creative flow did not suit the three of us so we chose to leave the band to form what is now Haunted By Silhouettes. Before we set out to get the rest of the members we wrote the EP “The Final Mind Plague” and released it before completing the lineup.


4) You’re from Norway, which is a really important country in the history of Metal music. Do you somehow feel the weight of this legacy? How do you explain the huge amount of Metal bands in the Scandinavian countries?

I have to speak on the behalf of myself [Stian Hoel Fosse], but I don’t feel any weight of this legacy on my shoulders, but you can feel the energy in the underground music scene here in Norway. The amount of metal bands in Scandinavia might come from the fact that the music often represents the weather in Scandinavia. It’s often cold, harsh and brutal and the music might be an escape from that.


5) Haunted By Silhouettes recently releases its second album, “The Last Day on Earth”, how do you feel about it? How was it to work on this new album and how did your fans react to it?

We are extremely proud of this album, the direction the music is taking and the work everyone has put into it. It is also our first as a signed artist, so that part is very exciting. The fans has reacted very well to it and ours streaming numbers are getting higher than ever.


6) Your previous album, “Shortcuts to Dead Ends” was released a year ago, in 2018, you were really fast in writing and recording new songs, any comment?

We felt that we just had to keep working on the music and the path we were on from Shortcuts. It’s been a lot of work and late nights, but we feel that it has payed of when you listen to the record. So when we finished up playing gigs for a while we got back into the rehearsal space and got working on new ideas right away.


7) Compared to your first album, there is more groove in “The Last Day on Earth”, and more of a Metalcore/Deathcore vibe, how do you explain that? Was it a choice to mix ‘traditional’ Melodic Death Metal to ‘Metalcore’?

When we started playing together both Stian Hoel Fossen and Fredrik VojeVinje were heavily influenced by the Metalcore scene in America and we feel that shines through on the first EP we released. With the second EP we kind of drifted to a more “pure” form of death metal, stripping of those elements, but when Per Kristian Grimsland started as guitarist he brought back the elements of core, grove and in that way it felt very natural for us to implement those elements on this record.


8) You released a video clip for the song ‘Deadlock’. It was kind of surprising to hear clean vocal on this song, why this decision?

We have always talked about doing some cleans and when I wrote that song I instantly felt that it needed cleans on the chorus. Per Kristian has a lot of experience from earlier band projects, so he did an amazing job of singing that part of the song.


9) Why did you decide to sing in Norwegian on the song ‘Jakta’? What is it about?

After writing the song “Iskalde Blikk” which has the chorus lines in Norwegian, we wanted to push Mathias to do a song in Norwegian. He felt pretty uncomfortable with the task but handled it perfectly and we are proud of the song.


“Jakta” is about mankinds seemingly unending search for contentment in various forms. The unquenchable thirst for things that can make us feel good for a while before we put them aside or don't think about them the same way because it doesn't have the same effect anymore. The newest clothes, the next accomplishment, the best car, the loveliest house. The bright and happy feelings for all these things will, in time, fade away and new things will look more intriguing to us, again and again. In short, how we chase endorphins in various ways and forms again and again through life and never have this feeling for long. The hunt (Jakta) for the next prey. We tear it apart, chew, get full and leave the carcass in search for something new and better. The song also asks the question: “Would we ever stop and stay? Be content with what we have?”. Or are we doomed to hunt? Many great thinkers and religions gives us the recipe for contentment, but will there come a time where we can be content with what we have?


10) On the opposite, ‘Death of Janus’ is rather conveying a dark atmosphere, can you tell us a bit more about this song?

“Death of Janus” is a thought-up conversation between the Roman God of passages Janus' two heads right before he dies. I am one face and our guest vocalist Trym from Adjentist is the other. Janus has become misanthropic and sadistic with time, and the heads are discussing if they should use their remaining godlike powers to do all kinds of nasty things to mankind before he dies. Stop man from producing more children, make them live forever, freeze time or fast-forward time to a cosmic apocalypse. Janus also concludes that there is no meaning to anything and he should let humanity know that right before his death. Janus' death in this story will bring about a cosmic apocalypse since he is the god of passages, beginnings, gates, transitions, time and duality. I wanted to make a scenario based around a mythical being, like I did on “Wrath of Kharon”, and channel my misanthropic ponderings through them. Janus was perfect for this and I started to fantasize about what would happen to the cosmos if he died. I then combined it with the feeling I get sometimes that life and everything in it has no meaning. That we, the meaning makers, look for meaning and, in a way,think we have found it, and live on with this belief that there are meaning to life in some way or the other. Nothing wrong with that, or thinking life is meaningless, of course. Just very interesting.


11) Parkway Drive’s fans will probably really like your album, especially the song ‘The Well’. Is the band an important influence for you?

As mentioned Metalcore was especially important to our writing process back in 2013 and together with bands like Asking Alexandria, Bring Me The Horizon, August Burns Red etc. Parkway Drive was a big influence. They have a more traditional “Metal” style of writing their songs, but has that Metalcore edge that we really liked. Both Stian H. Fossen and Fredrik VojeVinje loved Parkway Drive and that influence is still there. Another big influence is Killswitch Engage, which Per Kristian Grimsland listens to a lot.


12) The last song of “The Last Day on Earth” is called ‘Before the Last Pyre Ends’ and it really sounds like a conclusion. What was your idea with this epilog, if I may call it like that?

As with the album “Shortcuts to Dead Ends” the album ends with an epilog and we made a decision early that we wanted to make this kind of a concept on our albums. Playing around with feels and meaning of a short instrumental bit to end our musical travel on that particular record. We feel that, as with “Into the Abyss” on the first record, that Before “The Last Pyre Ends”close this record in a nice and soothing way.


13) What do you consider as your biggest achievement with this new album? And which song is your favorite one, and why?

For me personal [Stian] the biggest achievement was to let the other guys in more in the writing process and let them truly make their mark on our music. On the earlier stuff I made most of it and let them alter and change bits and pieces where I found it okay for them to change things. On “Shortcuts To Dead Ends” I let that guard down a lot and we worked more as a team, but on this record we made the whole thing together. That for me is the biggest achievement.


My favorite song might be “The Last Day On Earth”. It has this kind of commercial sound, but it is still raw and harsh. But all the songs have a meaning for me and they all represents a mood in their own way that I truly enjoy.


14) How is the writing process working in the band? Especially on this last album, we can feel a real connection between all the musicians, so how is it for you to work altogether?

On this record we all worked hard on each song, together. When we started the writing process Stian, Per Kristian and Ola took our ideas and went to Stian’s cabin outside Oppdal. This cabin is located in the middle of the woods and it was during winter. Then we spent three days doing nothing but writing music, eating and sleeping. Then we got back to Trondheim with most of the record done. At this point Håvard and Mathias implemented their elements to it to make it a complete teamwork. So this album represents all of us.


15) More generally, how is it to be a young band in the music industry as it is today? Do you think you’re more struggling than bands used to because there is less money in this business and more competition? Or, on the contrary, is it easier because you can use social media for example to promote your music?

Being a young band can be hard because of the competition. You always have to work harder than all the other bands, doing the management part of it more professionally than the other bands and doing artwork better than all the other bands. So, it’s tough to get noticed in the sea of bands. But we have soldiered on and we are now getting more and more recognition for the work we have put in. In Trondheim there is a lot of good metal bands, so there is a lot of good music to choose from and that makes it even harder for small bands. When it comes to streaming and social media it is a fantastic tool for free promotion, but you have to work hard to get shown. So sometimes you succeed, other times you fail.


16) Earlier, we talked about Parkway Drive, who else is inspiring nowadays according to you?

We listen to so much. When it comes to Metal we listen to stuff like Dark Tranquillity, At The Gates etc for inspiration, but we enjoy 70s Prog, Country, Power Metal, Hip Hop and Pop Punk. So it’s more about good music than sticking to metal.


17) A lot of bands from the Metalcore/Deathcore scene seem to be more and more involved in raising people awareness about social issues, politics, religion and so on. What do you think of it? Should artists get involved this way in society? Could you consider Haunted By Silhouettes as a way to convey this sort of messages?

We definitely feel the need for bands to be role models and Mathias lyrics are often about how the human race treat each other, but without being “in your face” about it like a lot of punk/hardcore bands do. Music is a fantastic platform to reach out to people and get them to think about society and how we treat other humans.


18) Sometimes we may think that there is a lack of revival in the Metal scene, but Haunted By Silhouettes seems to always try to bring something new, is it one of your goal to keep moving on all the time?

When we write music we rarely say no to an idea before we have tried it. And that is a choice we have made that everything that may compliment the song can or will be added. On this record we also decided that none of the verses should be played the same way twice on the guitar. That forces us to add elements or change the riffs up. Playing with electronic instruments and piano is also something we do enjoy, because we feel that it gives our songs more depth and makes it bigger.


19) You’re about to start a Norwegian tour to promote “The Last Day on Earth”, can we hope to see you in France one day?

We would love to play in France and are looking at the possibilities of playing in Europe in 2020.


Thank you for this interview!