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Corpus Delicti en interview exclusive

CELINE DEHEDIN
Journaliste
Rock Gothique
07/06/2025
2406 vues
L’initiative de ce concert privé est une superbe idée, qu’est-ce qui vous a donné envie de l’organiser ?

Nous avons un nouveau batteur Fabrice qui remplace Laurent, et nous avons un festival en juillet en Pologne. Depuis décembre nous n’avions pas joué, et nous avions envie de nous faire plaisir avant d’attaquer les festivals, et tester les nouveaux morceaux de l’album sur scène, pour nous rôder un peu dans un cadre amical.

Qu’avez-vous pensez du public ce soir ?

On les connait tous, et la salle aussi. Tout le monde était un peu écrasé par la chaleur, mais c’était accueillant et enthousiaste. On ne s’est pas trop inquiété parce que beaucoup sont des amis.

J’ai ouï dire que vous avez un nouvel album en préparation, quelle est sa date de sortie ?

Entre le 21 et le 29 novembre de cette année. Il est quasi terminé. Nous avons enregistré les batteries dans un studio à Saint-Cézaire et après tout le reste a été fait chez le guitariste. Il nous reste le mix à finir.

Vous êtes des pionniers, pensez-vous que la musique new-wave peut encore trouver sa place, parmi toute la diversité musicale actuelle ?

Oui bien sûr, car il y a une grosse scène mondiale. Le genre rock le plus écouté est encore le post punk. C’est une niche, et il y a toujours la jeune génération qui écoute ce style musical. Nous le remarquons depuis 3 ans que l’on tourne. Même à l’international, nous jouons devant plein de jeunes qui ont entre 18 et 25 ans, à Bogota, 90% de la salle avait moins de 25 ans et ils connaissaient les paroles par cœur. La musique est devenue tellement facilement accessible avec le streaming. Certes les artistes ne vendent plus d’albums mais ça remplit les salles de concert. Dans les années 90, lorsque nous avons commencé, il fallait vendre des disques. Aujourd’hui il est plus facile de se faire entendre. C’est intéressant ce mélange de genre entre ceux des années 90 et ceux qui nous découvrent aujourd’hui. Il y aussi transmission à travers les générations.

Vous aimeriez jouer au Hellfest ?

Nous avons un agent qui s’occupe de nous depuis un an, donc nous espérons y jouer. Elle est américaine et habite à Londres. Nous espérons qu’avec le nouvel album qui sort, cela permettra de promouvoir davantage notre musique et de nous donner la possibilité d’y jouer.

Pourquoi autant d’années d’écart entre le dernier opus et le prochain ?

Tout simplement parce que l’on s’est séparé après une dispute. Mais depuis nous avons évolué et nous nous sommes réconciliés. Nous étions tellement sollicités de partout dans le monde, qu’à un moment, il faut mettre son égo dans la poche. Ça fait 30 ans que nous faisons de la musique ensemble, on ne peut pas ne plus jouer ensemble, c’est tellement une évidence.

Que nous réserve ce nouvel album ?

Un nouveau batteur déjà en la personne de Fabrice. Au vu des échos que nous avons, visiblement l’identité du groupe est restée intacte, tout en l’amenant vers quelque chose de plus moderne, et un peu plus actuel. C’est ce que l’on nous avait dit sur le premier single ‘Chaos’ et c’est aussi l’impression que nous avons avec les nouveaux morceaux. On cherchait à retrouver notre son, tout en l’amenant à évoluer. Nous passons beaucoup de temps avec nos fans. Quand on discute avec des jeunes 16 à 20 ans, on s’aperçoit qu’ils écoutent une grande diversité musicale. Nous faisons la musique que nous aimons tout en gardant une certaine signature sonore et de la cohésion. Nous avons beaucoup analysé avec du recul, comment nous composions les morceaux à l’époque. Nous avons gardé cette patte musicale dans le jeu de batterie, tout en le modernisant. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on peut composer plus facilement.

Ce nouvel album, vous l’avez composé dans quelles conditions et en combien de temps ?

La résidence s’est faite à Nimes, il nous manquait juste 2 titres. Nous voulions en enregistrer une quinzaine pour en sortir une dizaine. Nous avons donc composé ces 2 morceaux en résidence.

Quelles ont été vos inspirations dans l’écriture des chansons ?

Les textes, d’abord. Aujourd’hui chacun peut s’enregistrer chez lui, c’était d’une facilité d’arriver avec des morceaux tout prêt. Dans certains morceaux nous avons gardé telle partie, puis nous l’avons testé en live et nous l’avons développé de façon instinctive. Nous avons fait tourner des boucles entre nous puis Seb a posé le chant. Nous avons toujours composé en répétitions, en mode page blanche. Nous sommes influencés par des groupes qui ont une frappe assez particulière. Nous nous nous nourrissons de ces sons plus actuels.

Vos dates de concerts pour la rentrée ?

Pour la région PACA, ça ne sera pas avant 2026. Nous avons 4 festivals entre juillet et novembre à l’étranger. Il y aura une date pour la sortie de l’album, mais ça sera surement sur Paris.

Pour terminer, au vu de votre carrière, si vous aviez un mot à adresser à vos fans ?

Nous avons repris, parce que nous savions qu’il y avait une attente du public. Nous adorons discuter avec le public et nous avons appris plein d’histoires incroyables. En Amérique du Sud, certaines personnes nous ont pris la main en nous disant que notre musique leur a sauvé la vie, en pleurs. C’est arrivé au moins une dizaine de fois. Tout cela nous rends riches de sens. L’investissement esthétique du public, nous touche aussi énormément. Chaque concert est donc une fête.

(merci à mon petit assistant David, il se reconnaitra :-)