Interview promo d'Ylva Eriksson et Joakim Lindbäck Eriksson de BROTHERS OF METAL ! Interview promo d'Ylva Eriksson et Joakim Lindbäck Eriksson de BROTHERS OF METAL ! 

Interview promo d'Ylva Eriksson et Joakim Lindbäck Eriksson de BROTHERS OF METAL !
Carmziofa
Rédacteur en Chef

29/11/2019
598 vues

Salut tout le monde ! Bienvenue sur United Rock Nations, nous sommes en compagnie d’Ylva Eriksson et Joakim Lindbäck Eriksson de BROTHERS OF METAL ! Comment allez-vous ?
- Tout va très bien, merci !

1) Alors, parlons un peu de votre premier album, « Prophecy of Ragnarök » ; ça a été un vrai succès avec plus de 25 millions d’écoutes sur les plateformes, comment est-ce que vous expliquez ça ?
- Oh whaou, c’est vrai [rires]! On est vraiment choqués de ce succès parce qu’on cherchait surtout à s’amuser. On était une bande d’amis, dans un studio tous ensemble avec l’idée de faire de notre mieux mais surtout de profiter, et on est incroyablement heureux que ça ait aussi bien marché et que des gens aient aimé notre album.

2) Et est-ce que vous ressentez une certain pression du coup, à l’idée de devoir faire encore mieux avec votre nouvel album ?
- Bien sûr, mais c’est aussi une super source de motivation parce qu’on espère que cet album va faire honneur au premier. Donc on ne peut pas vraiment parler de pression, d’autant plus que notre idée reste de nous faire plaisir avant tout, et c’est le principal !

3) Expliquez-nous un peu comment vous composez vos chansons !
- C’était assez différent par rapport au premier album mais on essaie autant que possible de simplement sortir entre amis, prendre une bière ou deux et écouter les idées de tout le monde avant de jouer avec jusqu’à créer des chansons. Disons que quelqu’un peut venir avec une idée précise en lien avec la mythologie nordique, ou avec un sujet en tête, et on se met à y réfléchir mais, la plupart du temps, c’est surtout en s’amusant qu’on compose.

4) Mais est-ce que vous travaillez tous ensemble ?
- Dans l’idéal, on travaille tous ensemble, oui. Mais souvent, l’un de nous, comme Johan, notre batteur, ou l’un de nos guitaristes, commence à discuter d’une idée. Une fois qu’on est tombé d’accord sur les grandes lignes, on peut se mettre à essayer des trucs tous ensemble. Chacun de notre côté, on utilise beaucoup d’éléments de la mythologie comme sources d’inspiration mais, au final, c’est quand on est tous ensemble qu’on fait la plus grosse partie du boulot.

5) Ce nouvel album, « Emblas Sagas », peut sembler plus calme, plus modéré que le précédent, à l’exception de quelques chansons comme ‘Njord’ par exemple. Est-ce que c’était vraiment l’un de vos objectifs de proposer quelque chose de nouveau ?
- Oui, tout à fait ! D’ailleurs, nous avons pris soin d’apporter de nouvelles choses ensemble, avec des chansons et des éléments qui sont importants pour nous. Et c’était vraiment fun pour nous de nous laisser aller et de voir ce qui allait sortir de ce nouveau processus ; et je pense que le résultat est au rendez-vous.

6) On le remarque sur plusieurs chansons, comme en particulier sur le titre introductif de l’album « Emblas Sagas », mais vous [Ylva Eriksson] offrez une performance vocale très différente de ce qu’on a pu découvrir sur le premier album, non ?
- Ah, à propos du chant ? Je pense que c’est parce que je continue à découvrir ma voix de plus en plus, et j’ose essayer de nouvelles choses, peut être plus variées. Mais c’est surtout qu’il n’y a aucun challenge auquel je renoncerai [rires] ! Donc je tenais à sortir de ma zone de confort et donner le maximum. Et je pense que nous cherchions des références à des genres musicaux plus anciens donc c’est la direction que j’ai essayé de suivre, en restant forte. Mais comme on l’a dit, on adore s’amuser donc tout peut arriver.

7) Vous êtes trois chanteurs dans le groupe, comment est-ce que vous trouvez un équilibre entre le chant clair d’Ylva, le scream de Joakim et les parties parlées de Mats Nilsson ?
- Je pense que tout ça se met en place assez naturellement quand on entre en studio tous ensemble. Parfois, il faut juste essayer les différentes partitions et voir comment ça sonne. Mais nous n’avons pas vraiment de problème quand il s’agit de discuter de qui devrait chanter quelle partie parce qu’on travaille ensemble sur des idées communes de chansons qui nous tiennent à cœur. Et de toutes façons, c’est amusant d’essayer des choses, c’est probablement l’une de nos grandes forces. Je veux dire, ça ne peut pas mal tourner !

8) Au travers de vos deux albums, vous abordez beaucoup d’éléments de la mythologie scandinave, quelle valeur ont ces récits pour vous ?
- Ils sont tellement importants pour nous… Et il y a tellement d’histoires à explorer dans la mythologie scandinave ! Elles permettent de se pencher sur tous les éléments de la vie, les problématiques, les valeurs ; il y a des récits à propos de tout. En les utilisant, ça nous permet de libérer notre créativité. Sur notre nouvel album, on tenait à respecter ces histoires qui nous permettent de donner à voir un monde avec ses batailles au milieu desquels un groupe se forme et se renforce grâce à une amitié fraternelle.

9) Beaucoup de groups utilisent des références à l’époque et à la société Viking, et plus particulièrement les mythes, alors qu’est-ce qui vous rend différent dans vos choix de thèmes, ou dans la façon dont vous les abordez ?
- Ce qui nous rend différents c’est que nous avons notre propre façon de comprendre ces histoires, de nous sentir touchés par ces histoires, et d’utiliser ces éléments dans notre musique. C’est vrai que beaucoup de groupes font références à ces mêmes mythes de la mythologie nordique parce que certaines parties ont été écrites et elles sont de superbes sources d’inspiration, mais nous pensons qu’elles sont uniques pour chacun. A l’époque, ces récits étaient transmis oralement de personne à personne, donc chacun pouvait y ajouter des éléments qui lui étaient propres pour les rendre plus proches de leur vie quotidienne. Et finalement, nous faisons la même chose : nous racontons ces histoires, et elles deviennent donc nos histoires. Elles deviennent personnelles, elles deviennent différentes parce que nous les interprétons chacun à notre façon.

10) En janvier, vous allez débuter une tournée européenne avec Elveking, comment est-ce que vous vous sentez à l’idée d’être confrontés à votre public ?
- Honnêtement ça va être super! Le 14 janvier, nous allons jouer à Paris, et nous sommes ravis d’enfin rencontrer les gens qui écoutent nos albums, partout à travers l’Europe ! C’est aussi un vrai challenge parce qu’on va devoir surpasser les attentes de nos fans qui ne nous connaissent que sur album !

11) Qu’est-ce que vos fans peuvent attendre de cette tournée intitulée « The Pagan Thor » ?
- On veut surtout que les gens sentent notre énergie pendant le concert pour qu’ils aient envie de s’amuser avec nous, de croire aux histoires qu’on leur raconte. Nous passons d’incroyables moments en tant que groupe, et c’est très important pour nous de partager ça.

12) Vous êtes un gros groupe, avec beaucoup de musiciens sur scène, est-ce que ça rend les choses plus compliquées pour vous ? Comment gérez-vous ça sur scène ?
- A vrai dire, ça fonctionne plutôt bien [rires], même si on ne sait pas vraiment expliquez pourquoi ! On fonctionne comme un groupe, comme un ensemble, alors on fait notre possible pour que tout se passe bien, surtout avec des sound checks sérieux avant les concerts. On s’entraîne beaucoup et, même si de petits problèmes peuvent parfois se produire, tout finit toujours par fonctionner parce qu’on ne cherche pas à être parfaits, on cherche à s’amuser et à passer un bon moment avec nos fans.