World's Best Hope
Seb Gallagher
Journaliste

ALL 41

«Terry Brock et ses acolytes de ALL 41 nous présentent un premier album en demi-teinte mais qui à coup sûr ravira fans des membres du groupe et adeptes du style. »

11 titres
Heavy Rock
Durée: 45 mn
Sortie le 07/07/2017
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All 41 vous ne connaissez pas ? C'est normal ! Par contre si je vous dis Terry Brock ? Vous me direz tous ah !!! Bien sûr !!! C'est donc dans un nouveau projet et tout fraîchement signé chez Frontiers Music Srl que notre frontman, accompagné par des pointures du style telles que Robert Berry (Three, Alliance) à la basse et au chant, Gary Pihl (Boston, Sammy Hagar, Alliance) à la guitare, et Matt Starr (Ace Frehley, Mr Big) à la batterie, vient nous présenter ce tout premier album nommé « World's Best Hope ».

Ouvrant cet opus avec simplicité et efficacité à l'instar d'un « After the Rain » plutôt bien construit nous faisant penser légèrement à du Bon Jovi …, nos génies américains nous entraînent dès les premières notes dans leur univers qui, malgré un fort accent de groupe déjà connu, garde tout de même un intérêt pour aller écouter la suite.

Par la suite, les titres tels que « Cyanide », « Down Life's Pages » ou encore un super « Mother Don't Cry » nous transcendent déjà. D'une grande puissance et nous donnant l'illusion dès la première écoute que l'on connaît déjà ces titres, notre quatuor réussit à nous bluffer en nous présentant trois premiers titres avec une instru impeccable et un chant d'une justesse hors pair nous entraînant à aller voir plus loin.

Commençant par un très bon riff Maidenien , « Walk Alone » nous surprend tout autant que les titres précédents, propre dans tous les sens du terme, nous gratifiant d'un solo grandiose, encore une fois tout est réuni pour passer un excellent moment de musique. Un gimmick plus qu'accrocheur, une rythmique impeccable, la recette est parfaite et les tubes s'enchaînent.

Nous rapprochant de la fin en faisant l'impasse sur deux bons titres mais un peu en-dessous du lot, nous voilà arrivés à l'avant-dernier titre « Who Knows » qui, comme la majeure partie de cet opus, nous fait faire un retour en arrière dans le heavy rock des années 80 et nous lâche une fois de plus un super solo ravageur foutrement millimétré.

Et là le bouquet final, la cerise sur le gâteau, l'éponyme et dernier titre de l'album démarrant tranquillement avant d'éclater sobrement, nous tient en haleine de la première à la dernière seconde de manière crescendo, en gardant cohérence et entrain avec, par moments, de légères sonorités à la Scorpions, mais retombant vite à plat nous laissant alors un peu sur notre faim.

Terry Brock, avec ce nouveau projet ALL 41, nous expose un album en demi-teinte tantôt d'une efficacité insolente tantôt plat. Ce premier opus, malgré une majorité de très bons titres, tombe un peu à plat mais réussira sans aucun doute à ravir adeptes du style et fans des protagonistes présents sur cette galette. Un album plutôt agréable faisant passer un bon moment mais ne transformant pas l'essai. La suite de ce nouveau projet nous donnera, on l'espère, plus de frissons à l' avenir.