Wolven Degrade
Anibal BERITH
Journaliste

THE BLACK SORCERY

«Tout en s'imposant dans ce registre grind/black bestial, les canadiens ont su se renouveler et rendre ce second méfait attrayant et différent du premier en élevant le niveau de bestialité !»

10 titres
Black / Death Metal
Durée: 29 mn
Sortie le 28/03/2019
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Tout juste un an après le surprenant et bestial ''.​.​.​and the Beast Spake Death from Above'', le quintet canadien The Black Sorcery revient semer sa terreur musicale dans nos pauvres oreilles aseptisées par la troisième vague de black metal triste à périr ou le death metal moderne où trop d'influences interfèrent que l'on ne sait plus identifier le genre !

Avec ce second opus intitulé ''Wolven Degrade'', les canadiens ne surprennent pas et restent dans ce registre grind/black bestial qu'ils maîtrisent à la perfection et c'est tant mieux !!
Nous savions que le groupe était à contre-courant et le fait de revenir aussi vite avec ce second album de 10 titres et moins de 30 minutes enfonce le clou en magnifiant cet univers sale et dérangeant !

Avant de s'attaquer au côté musical, intéressons-nous à l'artwork qui élève d'un cran la bestialité du quintet avec une femme nue se faisant sodomiser par un loup-garou démesurément grand et puissant ! Toujours sur un fond monochrome afin d'accentuer le côté crade et malsain de la scène, du grand art !

Musicalement, vous l'aurez compris par vous-même, on reste dans le même registre avec un univers malsain, sombre et des riffs rapides et sales accompagnés de blast beats, de vociférations bestiales et de hurlements terrifiants.
Plutôt courts, les titres enchainent sans transition, avec peu de variété et c'est ce qui fait que l'album est dément !
Le son grésille, les blasts sont secs, le chant affreux, les soli dissonants...aucun artifice, c'est brut de décoffrage, c'est de la musique enregistrée dans une cave comme à la grande époque des premiers groupes qui ont révolutionné le metal en proposant quelque chose d'extrême !

Le sceud n'est pas fait pour rassembler la foule et plaire à tout le monde, les artistes ont un univers bien précis et le délivrent avec envie et honnêteté ! Ceux à qui ça déplaît, passez votre chemin, il n' y a rien à voir et c'est ce côté authentique qui est appréciable avec ce groupe !

Seule l'intro 'War Fangs' diffère du reste de l'album par son cri de loup sur fond de guerre et son final à l'orgue d'église avant d'annoncer la bestialité et la dissonance de l'album dès 'Intolerance Enthrone'.
L'univers est plus grind que black à contrario du précédent opus qui mettait plus l'accent sur le côté black de la musique. Ça tartine ('Body Coffin Betrayal', 'Angry Spit of the Witches Piss'), ça vocifère, ça écrase par moment ('Putrescent Infected', 'Wolven Degrade'), on se sent revenus fin 80s ('Sawed Strings and the Fall of a Marionette') et surtout ça ne laisse pas indifférent !

The Black Sorcery est plein de ressources et d'inspirations pour proposer une seconde galette aussi rapidement dans un style musical atypique et peu accessible. Tout en s'imposant dans ce registre grind/black bestial, les canadiens ont su se renouveler et rendre ce second méfait attrayant et différent du premier en élevant le niveau de bestialité !

Tracklist :

1. War Fangs 00:28
2. Intolerance Enthrone 03:31
3. Putrescent Infected 02:01
4. The Crone 03:29
5. Body Coffin Betrayal 03:17
6. Wolven Degrade 02:50
7. Sawed Strings and the Fall of a Marionette 03:11
8. Angry Spit of the Witches Piss 04:02
9. Worse Still the Fog of Man Settles 03:17
10. Revelation of Dark Succumbing 03:25