WOLFHEART
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Melodic Death Metal

Tyhjyys
The Effigy
Journaliste (Belgique)

WOLFHEART

«Wolfheart conquière une nouvelle fois le monde du death mélodique avec un très bon album !»

8 titres
Melodic Death Metal
Durée: 44 mn
Sortie le 03/03/2017
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Wolfheart, le groupe finlandais de Tuomas Saukkonen est de retour avec un très bon album de death mélodique « Tyhjyys ». C'est en 2012 que Tuomas décide l'arrêt de tout ses projets musicaux pour en débuter un nouveau : Wolfheart. Le premier album « Winterborn » est entièrement réalisé par Tuomas et le seul musicien qui interviendra en plus sur le disque sera « Mika Lammassaari (Eternal Tears Of Sorrow) qui viendra exécuter les solos de guitare. Ce disque rencontre le succès des fans et des critiques. Plusieurs tournées suivront jusqu'à l'enregistrement de « Shadow World » en 2015 qui verra le jour chez Spinefarm.

Le groupe ne sélectionnera que quelque dates de concert, avant tout en festival pour casser la routine du studio mais se mit à la pré-production du troisième album dès 2016. Après la sortie du premier album Mika rejoint officiellement Tuomas comme guitariste alors que la basse est tenue par Lauri Silvonen (Bloodred Hourglass) et la batterie est assurée par Joonas Kauppinen (Disease Of Nation).

C'est une guitare sèche à la sonorité très pure qui débute le titre introductif « Shores Of The Lake Simpele » Une ritournelle répétitive ou les instruments se rajoutent un par un avant l'entrée en force du groupe. C'est lourd et martial, un superbe solo mélodique accompagne la fin du titre. C'est une bonne introduction pour rentrer de plein-pied dans le vif du sujet avec un « Boneyard » ravageur dans son début. L'essentiel du titre se fera cependant en mid-tempo avec une rage non contenue, un superbe break acoustique sur nappe de synthé avant la reprise des hostilités rapides mais mélodiques.

C'est un riff que ne renierait pas Amon Amarth qui démarre « World On Fire ». Entre accélération en double pédale et mid-tempo, les nappes de synthés harmonisent le tout et donnent une grandiloquence qui sera à son apogée lors du solo. Un retour à la douceur pour le début de « The Flood », un titre plus posé sur la longueur malgré les montées en puissances totalement épiques et accrocheuses. « The Rift » nous replonge dans la dévastation totale. Quand le groupe déchire, il n'y va pas par quatre chemins. Les accompagnements donnent une impression de grandeur. Nous sommes peut-être malmenés mais toujours en beauté.

La lourdeur se fait plus oppressante sur « Call Of Winter ». Un phrasé répétitif à la guitare mène le titre à un niveau mélodique qui se confronte à des solos de guitares assez alambiqués. « Death White » est quand à lui un mid-tempo avec une sonorité rappelant le vieux Katatonia. Ce morceau plus court et compact réussi son accroche sans aucun mal. Le titre éponyme termine l'album avec une mélodicité classieuse.
La lourdeur et le mid-tempo se mélange très bien et nous sommes transportés tout du long par l'émotion dégagée.

Wolfheart a fait fort avec cet album de qualité. On accroche à l'intégralité des titres et il est facile de faire le voyage avec le groupe. Une belle puissance, de bonnes compositions. Nous n'avions pas besoin de plus pour nous réjouir.