JORDAN RUDESS
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New Age, Progressive Rock/Metal

Wired For Madness
Herger
Journaliste

JORDAN RUDESS

«Un album où la démonstration technique est dominante mais ou le feeling l'est beaucoup moins. Dommage!»

8 titres
New Age, Progressive Rock/Metal
Sortie le 19/04/2019
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Voilà que sort le quinzième opus du claviériste de Dream Theater en ce mois d'avril chez MASCO GROUP. Nous voulons bien sur parler de Jordan Rudess. Pour les aficionados de Dream Theater et de Prog en général, ils savent que Jordan Rudess est le claviériste de Dream Theater depuis le mémorable ''Metropolis part 2'' sorti en 1999.

Ce dernier n'a pas perdu de temps après la sortie du dernier album de Dream Theater, en février dernier. Pour ce nouvel opus, qui se nomme ''Wired For Madness'', il a fait appel à James La Brie et John Petrucci de son groupe ainsi qu'à Marco Minnemann en remplacement de Portnoy mais aussi de Joe Bonamassa et Guthrie Govan. Comme à l'accoutumée Jordan Rudess délivre un album ou le claviériste est à bord ! Personne ne sera étonné de savoir que cette réalisation de Jordan Rudess fait la part belle au clavier quand on connait le musicien et sa maitrise de son instrument. Normal, vu son bagage technique et son passé de prof de musique dans l'une des plus grandes écoles de Musique des États-Unis.

Et c'est clair qu'en étant claviériste, il n'allait pas mettre de guitares en avant ! Rudess fait partie de cette lignée de claviériste qui ont démontré que le clavier avait un rôle éminent dans la Musique Prog. On trouve d'excellents claviers inspirés par le Jazz, le Rock, le Blues, le Classique, le Prog. Avec cela vous ajoutez la dextérité coutumière du Monsieur. Pour comprendre ce que nous venons de dire, vous pouvez prendre l'exemple des morceaux “Perpetual Shine” et du bluesy “Just Can't Win”.

Lorsque l'on écoute cet album, surtout les parties de claviers, on ne peut pas ne pas penser à Keith Emerson de ELP (Emerson, Lake and Palmer).
Mais parfois, on dit que ''trop de choses, tue la chose '' et bien l'adage tient aussi pour cette galette car on y trouve surtout beaucoup de claviers ou la technique est présente. Cela créée un sentiment que la musique devient stérile à la longue, sans âme, surtout dans les titres où le chant est quasi absent ou carrément absent. Et on en trouve pas mal sur l'album, des morceaux de ce type. On peut citer le titre “Perpetual Shine” qui est en fait un titre instrumental.
Malgré les idées que l'on peut trouver sur les deux parties “Wired For Madness part 1” et “Wired For Madness part 2”, on a quand même un certain gout amer à cause de cette surenchère technique. Seul l'émotion transparait avec les deux ballades que sont “Off the Ground” et “Just For Today” ou l'on trouve le chant de La Brie et ou l'on peut entendre de bon solo.