Wild Cat
Enora
Journaliste

DANKO JONES

«''Wild Cat'', pas de réelle révolution musicale, Danko Jones aurait-il une petite baisse de régime ?»

11 titres
Rock
Durée: 38 mn
Sortie le 03/03/2017
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Le Hard Rock est un style qui séduit à nouveau des foules de plus en plus grandes, et pas seulement pour les groupes emblématiques. Lancé en 1996 au Canada, Danko Jones (guitare/chant) a choisi d'appeler humblement et sobrement son groupe Danko Jones. Le groupe connaîtra plusieurs perturbations de line-up, mais avec l'arrivée de John “JC” Calabrese à la basse et Rich Knox à la batterie, il n'en bougera plus. Le groupe commence par sortir deux EP, puis enchaîne avec pas moins de huit albums. Le dernier, “Wild Cat”, fait parler de lui pour son énergie et sa fraîcheur dans un style qui pourrait être qualifié de “vieillissant”. Je vous laisse juger par vous-même.

Le groupe commence avec une rythmique plutôt classique sur “I Gotta Rock”. Un titre accrocheur, des riffs entrainants et toujours la voix au timbre assez particulier de Danko. Tirant un peu sur le punk, ce titre tourne tout seul, et on passe sans s'en rendre compte à “My Little RnR”. Un peu plus Old School, cette composition est parfaite pour se motiver à aller travailler le matin, mais n'accompagnera toutefois pas mes séances de sport. En effet, s'il est plutôt dansant, le tempo reste plutôt lent. On accélère alors avec “Going Out Tonight” et sa guitare lead franchement rafraîchissante, mais sur un sujet plutôt bateau et avec des choeurs motivants.

Le groupe enchaîne avec “You Are My Woman”, un titre plutôt lent et reposant que je vois bien passer dans un bar le soir, avant de chasser les derniers clients. “Do This Every Night” mélange quelques influences Stoner à une rythmique très Punk gérée par la basse omniprésente de JC, mais la voix survoltée de Danko viendra ajouter une dose d'énergie au mélange, tout comme sur “Let's Start Dancing” et son phrasé très rapide. Le titre éponyme, “Wild Cat”, est fortement susceptible de lancer un mosh pit devant une scène de festival, alors que le groupe s'amuse sur scène en haranguant le public comme ils savent le faire.

Retour de quelques harmoniques sur “She Likes It” et ses tonalités à la limite du Rock Psyché des années 70, mais le groupe revient sur ses standards avec “Success In Bed”, un titre plutôt énergique aux accents de hit. Les riffs saccadés séduiront son public, pendant que “Diamond Lady” pourra les faire s'interroger sur ce virage nettement plus calme. Si la rythmique se veut énervée, la batterie de Rich ne suit pas, et le chant de Danko ne permet pas au titre de décoller. Le son est bien trop uniforme. “Revolution (But Then We Make Love)” suivra cette baisse de niveau, et on a tendance à s'ennuyer une fois le deuxième refrain passé, malgré la tentative de break.

Bien qu'assez inégal avec une baisse de niveau observable sur la deuxième partie, cet album reste largement écoutable. Les riffs simples du combo canadien tournent pour la plupart tout seul, et même si vous n'accrochez pas à l'univers de Danko Jones, il n'est pas dérangeant de les entendre en tant que fond musical. Les musiciens s'amusent toujours autant, et je vous parie que les lives seront du même acabit : une grande fête.

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