When Life Was Hard And Fast
Fred H
Journaliste

RICKY WARWICK

«Ricky Warwick reste fidèle à lui-même (sincère et authentique) et à son style (du bon hard rock accrocheur). Du tout bon.»

11 titres
Hard Rock
Durée: 39 min 42 mn
Sortie le 19/02/2021
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Les dernières sorties en solo de Ricky Warwick remontent à 2014 (le double CD « When Patsy Cline Was Crazy (And Guy Mitchell Sang The Blues) » & « Hearts On Trees ») et 2015 (le disque de reprises « Stairwell Troubadour »), pour ceux qui avaient participés aux campagnes de financements lancées par notre homme. Pour les autres, il avait fallu patienter un an de plus à chaque fois pour se les procurer. Quoi qu’il en soit, ces dernières années, l’irlandais du nord a pas mal été occupé avec les albums (« Heavy Fire » de 2017 et « Another State of Grace » en 2019) et les tournées de son combo Black Star Riders (fondé par l’ex-Thin Lizzy Scott Gorham pour mémoire).

Présentement, l’ancien vocaliste-guitariste de The Almighty est donc de retour en solitaire avec ce « When Life Was Hard And Fast ». Pour son septième opus, notre rocker tatoué s’est associé à Keith Nelson (qui a collaboré avec Alice Cooper ou encore Slash aux premières heures de Velvet Revolver). L’ex-Buckcherry officie ici en tant que gratteux, producteur et co-compositeur sur plusieurs pistes.

Comme à son habitude, Ricky nous narre des tranches de vies, entre vécus personnels et fictions. L’enfant de Belfast se rappelle le bon vieux temps où tout semblait plus facile et si libre (le titre éponyme aux phrasés vocaux proches d’un Phil Lynott). Il évoque la toxicomanie et ses effets sur l’entourage ('I Don't Feel At Home'). Il raconte comment trouver l’inspiration et la motivation au quotidien via un bouquin, la musique, un film, ou l’art (l’excitant 'Fighting Heart', petit clin œil au passage à sa formation perso The Fighting Hearts). Le rock n’ roll n’est évidemment pas oublié ('You're My Rock N Roll', qui porte bien son nom).

Une fois encore, le quinqua impulse son énergie communicative à des compos dynamiques ('Gunslinger', cover d’une chanson des Mink Deville de 1977). On note sur différents morceaux les chœurs du copain Joe Elliot de Def Leppard, quelques claviers discrets de Dizzy Reed des Guns N’ Roses, ou bien encore des soli de sixcordes signés de Luke Morley de Thunder ('You Don't Love Me') et de l’ex-Duran Duran Andy Taylor (le percutant 'I'd Rather Be Hit'). Il n’y a pas (vraiment) de surprises dans ce hard rock simple, direct, efficace, qui ne se pose pas de question mais qui pourtant fait du bien.

Pour varier les plaisirs, l’irish man à glisser par endroits de petits artifices. Ici des effets dans le chant (la punkisante 'Never Corner A Rat'), là une plage comme captée aux travers d’un combiné de téléphone ('Clown Of Misery'). Le gars Warwick joue aussi sur le registre plus mélancolique et nostalgique. En duo avec sa fille Pepper, le vocaliste se laisse aller et nous offre un moment délicat, qu’on imagine également émouvant (la ballade 'Time Don't Seem To Matter' et ses arrangements mêlant guitare acoustique et instruments à cordes).

Avec son « When Life Was Hard And Fast », Ricky Warwick reste fidèle à lui-même (sincère et authentique) et à son style (du bon hard rock accrocheur). Du tout bon.