BRYMIR
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Symphonic/Melodic Death/Pagan Metal

Voices In The Sky
Enora
Journaliste

BRYMIR

« "Voices In The Sky" est un album qui s'appuie sur les acquis de Brymir, ce qui n'empêche pas ses musiciens de s'essayer à de nouvelles choses avec tout le talent et l'énergie qu'on leur connaît ! »

11 titres
Symphonic/Melodic Death/Pagan Metal
Durée: 52 mn
Sortie le 26/08/2022
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Forme en 2006 sous le nom Lai Lai Hei, en hommage à une chanson du groupe Ensiferum, Brymir est une formation finlandaise qui mêle Melodic Death Metal, Pagan et Sympho. Leur premier album, "Breathe Fire to the Sun", est dévoilé en 2011, suivi de "Slayer of Gods" en 2016 puis "Wings of Fire" en 2019. Leur quatrième opus, "Voices In The Sky" vient de paraître alors voyons quelles surprises il nous réserve !

Après une introduction à la guitare acoustique, Sean Haslam et Joona Björkroth nous entraînent dans 'Voices In The Sky' grâce à des riffs meurtriers délivrés à un rythme effréné. Des choeurs font leur apparition sur le refrain, contrastant avec le scream du frontman, et nous confirment que Brymir n'a rien perdu de sa fougue ! Bien plus sombre, 'Forged In War' met davantage la batterie de Patrik Fält à l'honneur. L'occasion est d'ailleurs parfaite pour souligner le très bon mixage dont bénéficie cet album puisque l'auditeur peut pleinement profiter des orchestrations mais aussi de chaque ligne instrumentale et vocale. Et avec ce groupe, ce travail est essentiel tant il y a d'éléments à prendre en compte ! Néanmoins attention aux fins des chansons qui sont souvent abruptes. Au premier abord, 'Fly With Me' s'appuie sur les mêmes outils que ceux déjà évoqués, mais quand on se dit qu'on aimerait justement voir le groupe se frotter à autre chose, un passage des choeurs change radicalement l'atmosphère du morceau et nous rassure quant à ce qui peut nous être proposé.

Avec 'Herald Of Aegir', les musiciens reviennent aux fondements Sympho de leur univers musical, jouant tantôt de chœurs épiques, tantôt de soli de guitare débordants d'énergie et toujours très mélodiques. Cette performance oscille entre les ambiances de certains albums de Meadows End et de Battle Beast pour ne citer qu'eux. On ne s'attarde pas sur 'Rift Between Us', un morceau qui suit classiquement la recette de Brymir, mais on souligne néanmoins son côté solennel et le solo de guitare du dernier tiers. 'Landfall' tombe exactement dans la définition du Melodic Death/Pagan Metal bien fait et comme on l'aime : il suffit de se laisser porter tant ce titre cumule rythmique entraînante et mélodie efficace. Avec 'Borderland', Brymir continue sur cette très bonne lancée avec cependant une ligne rythmique plus lourde qui permet de s'imaginer sans problème en train d'agiter la tête sur ce morceau en concert !

Pour 'Far From Home', le groupe insiste peut être plus qu'habituellement sur ses jeux vocaux, faisant se répondre le scream de Viktor Gullichsen dans un style très Melodeath et les voix claires du chœur parmi lesquelles on retrouve celle de Joona Björkroth (guitare) et celle de Jarkko Niemi (basse), plutôt dans des tonalités Pagan Metal ; un mélange qui fonctionne tout seul et qui fonctionne d'ailleurs tellement bien que Brymir réitère avec 'Seeds Of Downfall'. Les presque huit minutes de 'All As One' est l'occasion parfaite pour permettre au groupe de développer une atmosphère et de la faire évoluer, démontrant ainsi particulièrement que les orchestrations et les chœurs ne sont pas que des coquetteries et contribuent grandement à la force évocatrice de leurs compositions. En conclusion, le groupe nous offre une bonus track intitulée 'Diabolis Interium' qui laisserait présager le meilleur s'il se laissait aller plus souvent au Black Metal à l'avenir !

"Voices In The Sky" est un album qui trouve parfaitement sa place dans la discographie du groupe. Au risque de paraître répétitif par moments, les musiciens de Brymir ont conscience de leurs atouts et n'hésitent pas à s'appuyer dessus pour bâtir leur succès, ce qui ne les empêchent pas non plus de s'essayer à des genres dans lesquels on les attend moins, comme l'excellent 'Diabolis Interium' et ses références Black ! Ils continuent de tracer leur chemin et ça reste un plaisir de les y accompagner.