U.D.O.
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Heavy Metal
Chroniques

Steelhammer - Live from Moscow
United Rock Nations

U.D.O.

21 titres
Heavy Metal
Durée: 103 mn
Sortie le 23/05/2014
4512 vues
Qui aime bien châtie bien ! Si 2 étoiles sont décernées à cet album, c'est le jugement purement subjectif d'un fan d'U.D.O. et surtout de son leader Udo Dirkschneider. En effet, notre respect et gratitude lui sont plus que jamais acquis : avec Ozzy (qui assène avec Black Sabbath un album et une tournée de grande classe), Rob Halford (dont on attend un album cet année avec Judas Priest) et Lemmy (qui malgré quelques récentes annulations pour raisons de santé, semble bel et bien de retour sur les routes avec Motorhead), le chauve en treillis, est, à la soixantaine bien tassée, toujours bon pied bon oeil. De plus, comme les trois sus-nommés, l'intégrité d'Udo ne peut être mise en cause : 35 ans que de sa voix si caractéristique, le teuton au faciès de nain maléfique gueule sa rage depuis 1979, sans céder aux sirènes du mainstream (comme Accept qu'il quitta pour cette raison).

Et à propos de gueuler, comment diable fait-il pour assurer toujours autant, dans un style si exigeant pour les cordes vocales, alors que tant de jeunots ayant moitié moins d'heures de vol réalisent les interviews en langue des signes, emmitouflés dans des écharpes de leur grand-mère et en sirotant du Earl Grey, « parce vous comprenez je suis chanteur môa ! » ???

A peine note-t-on quelques rares pains, par exemple sur les notes les plus aigües de « Mean Machine ». Bref U.D.O., c'est l'occasion rêvée pour le chroniqueur paresseux d'asséner quelques clichés convenus : de la musique à l'allemande, honnête, roborative, puissante, mais sans fioriture et sans grande originalité ! Mais bon c'est aussi ce qu'on aime et qu'on vient chercher en l'espèce, non ?

Par contre, malgré l'honorabilité de l'album « Steelhammer » (cf l'excellent titre « Metal Machine »), que supporte la tournée objet de ce live et le plaisir de réentendre certains vieux hymnes (« They Want War », repris par le public, « Go Back to Hell », etc.... ), on se questionne tout de même sur l'intérêt profond de ce live.

Constitué de 7 titres de « Steelhammer », 12 titres issus des albums antérieurs à 2000 (avec malheureusement 1 seul titre de « Mean Machine », album trop ignoré) et de « Metal Heart » d'Accept pour clôturer et n'offrant pas de rareté ou de période intéressante déjà couverte par les 2 précédents live, il ne se passe rien de notable dans ce « Live from Moscow ».

On y entend du clavier sur certains titres (overdubs ou musicien additionnel ?), Udo dire « Spassiba » tous les 2 titres (pas la peine de la ramener, tout le monde parle russe à ce compte-là !) et une foule probablement avinée (cliché oblige) chanter le thème de la « Lettre à Elise » (sur « Metal Heart » bien sûr), qui, faut-il le rappeler, est une oeuvre de Beethoven avant d'être une attente téléphonique ringarde.

Au final, rien de désagréable dans ce live mais tout ça ne vaut pas un bon vieux Accept (avec Udo bien sûr) ou l'un des premiers U.D.O !