Steel Factory
Laurent Sage
Journaliste

U.D.O.

«U.D.O revient aux affaires avec un tout nouvel album aux influences ACCEPT très marquées.»

13 titres
Heavy Metal
Durée: 58 mn
Sortie le 31/08/2018
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Inutile de présenter Udo, tout metalleux, qui suit le mouvement depuis les années 80 et qui se respecte, connaît le personnage.
Depuis deux ans, U.D.O tourne en revisitant les classiques d'ACCEPT. Normal me direz vous pour un chanteur ayant marqué de son empreinte le groupe mais étonnant quand on relit certaines de ses précédentes déclarations. Toujours est il que pour avoir vu le show sur scène lors du Chania Rock Festival cet été ( bientôt le live-report sur United Rock Nations), le groupe n'a rien à envier à son illustre référence.
Il est donc évident qu'après avoir joué le répertoire d'ACCEPT pendant deux ans cela allait se ressentir sur les nouvelles compositions.

Tout d'abord, parlons de la production, excellente, réalisée par le danois Jacob HANSEN ( VOLBEAT, PRETTY MAIDS, PRIMAL FEAR…) qui donne au groupe un son puissant, moderne, adapté au style plutôt axé 80's de cet album. A noter aussi que c'est le premier album qu'uno enregistre avec son fils à la batterie.

''Tongue Reaper'' ouvre le bal avec une intro typique ACCEPT, avec quelques phrases guitaristiques, puis un riff vient emporter le calme relatif aidé en cela par l'entrée en double grosse caisse du morceau. Le refrain vous ramènera au bon vieux temps d'ACCEPT avec des choeurs en contrepoint qui donnent cet aspect si unique à leur musique.
''Make the Move'' est une chanson aux très forts relents ''Living for Tonite''. Dire que l'influence d'ACCEPT n'est pas présente sur cet album est impossible. Mais on ne peut reprocher au groupe cette filiation. Et puis il est quand même plus agréable d'avoir deux ACCEPT pour le prix d'un plutôt que deux Justin BIEBER ! Le duo basse batterie emmène morceau, les solis de Andrey SMIRNOV sont excellents et il n'a rien à envier à Wolf HOFFMANN.
''In the Heat of The Night'' est un morceau beaucoup plus heavy avec un tempo assez lourd et un gros duo basse/batterie. Du classique.
''Raise the Game'' est un morceau qui débute par un gros riff de guitare et qui contient un pont avec un phrasé oriental, dû aux origines russes du guitariste.
''Rising High'' nous replonge avec plaisir dans le ''speed metal'' de l'époque. Un pur morceau de ''classic heavy metal'', avec tous les clichés que cela comporte mais la section basse/batterie envoie du lourd sur le passage du solo de guitare avec un guitariste rhytmique qui ajoute une réelle plus value au morceau.
''Hungry and Angry'' est un pur hymne qui devrait faire un malheur sur scène : introo basse/batterie, riff imparable, solo de guitare, la voix d' Udo vient nous murmurer que nous sommes ''lucky'' avant de tout emporter sur le refrain. Ça groove, on headbange, on est dans la fosse et on partage ce moment avec délectation. Le style de morceau que j'aurais plus vu être choisi en single car imparable.

Le reste de l'album est fait du même metal, celui qui a participé à la légende du bonhomme. Seule la balade finale (avec une intensité qui monte crescendo jusqu'au final plus apaisant) composée par Udo et Andrey diffère un peu et vient apporter une touche de douceur dans ce pur album de heavy à ''l'ancienne''.

Si les plus jeunes d'entre vous ne connaissent pas ce qu'était le metal à l'époque des années 80, cet album vous permettra de combler votre lacune, quant aux autres, ils replongeront avec plaisir dans ce ''Steel Factory'' qui n'a rien à envier à ses glorieux prédécesseurs.