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Progressive/Power Metal
Chroniques

Tragic Separation
Fred H
Journaliste

DGM

«DGM ne réinvente rien avec son power progressive metal et certaines influences restent encore un peu trop présentes. Malgré tout, il serait dommage de passer à côté de ce disque d’une indéniable qualité.»

10 titres
Progressive/Power Metal
Durée: 56 min 47 mn
Sortie le 09/10/2020
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Quatre ans après leur dernière offrande « The Passage », les italiens de DGM s’en reviennent. Intitulé « Tragic Separation », ce nouvel et dixième opus donne une fois encore dans le power progressive metal.

Tous les éléments familiers au style des transalpins sont présents. Si vous kiffez les compos accrocheuses et relevées, les refrains entrainants et les riffs de grattes (ultra) techniques et syncopés, vous êtes assurément au bon endroit. La formule connue (et éprouvée) n'évolue donc pas ou alors très peu. Les influences Symphony X-iennes sont toujours là (le rapide et redoutable 'Flesh And Blood'). Le sixcordiste virtuose et producteur Simone Mularoni (qui s’est associé en 2019 avec l’ex-Queensrÿche Geoff Tate sous le blase de Sweet Oblivion) demeure impressionnant dans la maitrise de son instrument. Amis shredders, que d’accélérations fulgurantes, que de cassures en veux-tu en voilà, que de soli de dingues (le « je fonce à toute allure » 'Stranded').

Les adeptes de speederies décoiffantes, de batterie galopante et de claviers aériens vont se régaler. On a le droit à quelques beignes forgées dans le metal puissant (le furieux 'Turn Back Time'). Servi par un mix et une production comme il faut, le quintet fusionne dextérité musicale, accents prog (la très belle piste éponyme, 'Land Of Sorrow'), titres énergiques et mélodiques ('Fate', 'Silence') et même un rien d’AOR (le catchy 'Surrender'). L’efficacité est là.

Derrière son micro, Mark Basile nous charme de son timbre chaud et impeccable (l’entêtant 'Hope'). Bon boulot tout ça. Bizarrement, le skeud se clôture par une courte plage instrumentale assez étrange, plus calme et surtout mélancolique (le délicat 'Curtain').

Il y a du tout bon et même du bien solide sur ce « Tragic Separation ». DGM ne réinvente rien avec son power progressive metal et certaines influences restent encore un peu trop présentes. Malgré tout, il serait dommage de passer à côté de ce disque d’une indéniable qualité.