THREE LANE ROAD
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AOR/Rock

Three Lane Road
Enora
Journaliste

THREE LANE ROAD

«''Three Lane Road'', un album court et pas vraiment original, Three Lane Road ne ratisse pas très large avec son premier album»

6 titres
AOR/Rock
Durée: 24 mn
Sortie le 15/10/2016
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AUTOPRODUCTION

Arrivés tout droit du Texas en 2015, les hardrockers de Three Lane Road vont faire revivre les années 80. Wayne Brito (chant/guitare), Jz Dunegan (guitare/choeurs), Allan Davis (guitare/choeurs), Steve Musket (basse) et Chuck Geisel (batterie) ont déjà pas mal d'années de pratique derrière eux, et leur style rétro qui mélange Hair Metal et Hard Rock a déjà séduit le coeur de nombreux nostalgiques. Leur album éponyme, “Three Lane Road”, est un véritable voyage à travers les époques.

L'album commence sur les chapeaux de roue avec “I Want”, et sa rythmique simpliste mais accrocheuse. La voix de Wayne colle parfaitement à ces riffs âgés mais semble se détériorer au fil de la chanson. La justesse n'est malheureusement pas le maître mot de l'homme, et si son implication est palpable, il est difficile de rentrer totalement dans ce titre qui devient de plus en plus fade. On passe alors à “I'll Fly With You”, une sorte de ballade un peu déguisée qui rappellera aux plus aguerris le Rock d'Aerosmith, avec un chant qui est devenu un peu plus juste sans être exceptionnel. La guitare lead du refrain de “Strange Way” nous fera rapidement taper du pied, mais malheureusement rien d'autre ne dépassera non plus de cette composition, à part peut-être le solo.

Beaucoup plus accrocheur et épique, “Time Of Our Lives” débute sur un riff à la Iron Maiden, avec une rythmique plus véloce qu'auparavant. Quelques passages particulièrement bien sentis viendront dynamiser ce morceau, avant un solo réellement inspiré qui nous fera finalement attérir sur “Dreams” et une voix entêtante, voir même carrément dérangeante lorsque Wayne commence à utiliser sa voix de tête. Côté rythmique, c'est toujours assez plat, et j'ai malheureusement l'impression d'avoir déjà entendu ce riff ailleurs. Le dernier titre, “Lift Me Up”, ravira sans doute les amateurs de Rock tout doux et molletonné, mais avec moi la mayonnaise ne prend pas malgré la volonté des musiciens.

Pour un premier album, les américains sont loin de m'avoir convaincu. Jouant avec la facilité d'un “Rock à Papa” qui n'a plus rien à prouver à son public, Three Lane Road ne sort pas du lot. De plus, seulement six titres, dont un seul excède quatre minutes et demie (et de très peu), c'est vraiment court quand on a autant de bouteille. Messieurs, j'attends votre prochaine sortie.