GREEN LUNG
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Doom, Hard Rock, Heavy Metal

This Heathen Land
Aldo
Journaliste

GREEN LUNG

«IT'S A HAT TRICK!!! (encore un...)»

9 titres
Doom, Hard Rock, Heavy Metal
Durée: 42 mn
Sortie le 03/11/2023
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La perfide Albion pourrait bien être à l’origine de la nouvelle sensation du moment sur la scène Hard/ Metal
Formé en 2017, le quintet londonien qui nous intéresse ici en est déjà à sa troisième saillie, et il se pourrait bien -patrie de naissance du rugby oblige- qu’il (le quintet...suivez un peu...) soit à l’origine d’un joli Hat-Trick (soit le fait de plaquer trois essais par le même joueur lors d’un seul match).

Car déjà, avec le premier essai « Woodland Rites » mais plus encore via le second « Black Harvest », les rosbeefs vinrent marquer positivement nos oreilles avec une formule qui pourrait être décrite comme le croisement du proto-heavy-doom des Brummies de Black Sabbath, et le hard des débuts du Pourpre Profond. Poussant un peu plus loin le curseur du gothique à la « Hammer » (l’omniprésence de l’orgue Hammond), l’on pouvait trouver quelque similitude à la démarche du Ghost de Tobias Forge.

Sauf que là où notre ami suédois assaisonne sa tambouille de pop, le Poumon Vert balise plus rigoureusement son matériau en ancrant son discours dans les années 70. La Folk boisée de « Song of the Stones », bucolique et incantatoire, au solo lumineux, côtoie le swing ternaire et volontaire du premier single teigneux « Mountain Throne » et de son corollaire « Hunters in the Sky". Le Doom gothique éthéré dans les couplets, lourd dans les refrains de « One for the Sorrow », évoquant parfois le Procol Harum de « Night in White Satin », téléscope les riffs harmonisés de « The Forest Church » et « The Ancient Ways » qu’on aurait tout aussi bien pu croiser chez Queen.

Les références foisonnent dans cette matière organique, au son résolument Vintage et riche. L’organe nasillard de Tom Templar évoque quant à lui le mix parfait entre le franc du collier Ozzy et le plus délicat Tobias Forge, avec ponctuellement la théâtralité d’un Bruce Dickinson des grandes heures de la Vierge de Fer. Les chœurs s’accordent parfaitement aux riffs souvent « Brian May – like » en évoquant certains morceaux de bravoure de la Reine à Freddy.

Richesse de l’écriture, variété des tempi, cohérence des atmosphères…c’est effectivement à une troisième pépite qu’on a droit des cinq britons. L’on est tout de suite accroché par les neufs pistes de ce troisième opus, et l’on invite fissa l’arbitre de la rencontre à valider cet essai splendide.

Ha, et puis évidemment, il faudra bien que vous alliez les applaudir à Clisson pour la prochaine édition du Hellfest, c’est la moindre des choses.