SEVENTH WONDER
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Progressive Metal
Chroniques
Tiara
2018

The Testament
Fred H
Journaliste

SEVENTH WONDER

«Belle réussite dans le registre Prog metal. Si vous êtes fan du style et/ou de Seventh Wonder, vous ne serez pas déçus. »

9 titres
Progressive Metal
Durée: 53 min 12 mn
Sortie le 10/06/2022
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La fois passée, entre leurs deux derniers opus en date (« The Great Escape » de 2010 et « Tiara » en 2018), Seventh Wonder nous avaient faits poireauter huit piges.

Pour leur présent sixième album, intitulé « The Testament », les suédois ont raccourcis les délais avec « seulement » quatre ans d’écart. Le précédent méfait avait mis la barre assez haute. Qu’en est-il de cette nouvelle livraison ? Eh bien ! Vous savez quoi, c’est du tout bon les amis.

La trame générale reste sur des bases de Progressive metal (marque de fabrique du combo). Par moments, tout cela est bousculer par quelques accents AOR ('Invincible'). Les morceaux proposés sont bien denses. Il y a de la matière, ça c’est certain. Le groupe ne ménage pas les/ses effets (arpèges, cassures et variations rythmiques, harmonies à la pelle, voix superposées, réverb’ à gogo, …).

Notre « Septième Merveille » mise sur les capacités de ses instrumentistes (tous talentueux) et elle a bien raison. Le guitariste Johan Liefvendahl défouraille une belle collection de riffs souvent renversants ('The Red River'). Que dire de ses soli de dingue ('Warriors'). Alors que le bassiste Andreas Blomqvist fait « sautiller » sa 4-cordes, Andreas Söderin et ses claviers sont des plus actifs ('Under A Clear Blue Sky').

Séparément, chaque zicos nous gatte. Alors, quand les trois dits compères décident de croiser le fer dans une même chanson, cela devient tout bonnement dantesque (l’énergique 'The Light'). La triplette nous gratifie de quelques joutes assez folles (l’instrumental 'Reflections'). Les soli gratte/basse/synthé et les acrobaties techniques s’enchainent avec bonheur. Ce sont de véritables « feux d'artifices » musicaux qu’on nous offre là ('Mindkiller'). Le travail fourni est plutôt impressionnant.

Hormis quelques longueurs parfois notables (certains passages auraient sans doute gagné à être raccourcis), il n’y a globalement pas grand-chose à redire. La production est excellente. Tout est bien équilibré. C’est du bon boulot. Dans ce maelstrom, afin de calmer un peu le jeu entre deux cavalcades, le quintette a inclus des parties plus « calmes » ('I Carry The Blame' et son refrain juste mo-nu-men-tal).

Pour être complet, il convient de mentionner l’excellente prestation du chanteur Tommy Karevik. Son timbre chaud nous fait tourner la tête. Servi par tous un tas d’idées en accompagnements (arrangements orchestraux, apartés acoustiques, présence de violoncelle, chœurs en soutien), le frontman de Kamelot nous embarque et …. Qu’est-ce que c’est bon (la belle ballade 'Elegy').

En résumé, « The Testament » est une belle réussite dans le registre Prog metal. Si vous êtes fan du style et/ou de Seventh Wonder, vous ne serez pas déçus. Une acquisition qui s’impose donc. Point final.