RICK SPRINGFIELD
Plus d'infos sur RICK SPRINGFIELD
Blues Rock

The Snake King
Laurent Sage
Journaliste

RICK SPRINGFIELD

«Un rayon de soleil blues/rock dans la grisaille actuelle. Yeah baby !»

12 titres
Blues Rock
Durée: 55 mn
Sortie le 26/01/2018
9101 vues
Auteur,compositeur et acteur, Rick SPRINGFIELD est né en Australie. Il a gagné en 1981 le Grammy Award pour Best Male Rock Vocal Performance. Il a classé 5 titres sans le top 10 aux Etats Unis.

Il a été acteur dans la série Hopital Central et a joué son propre rôle dans la série Californication . Il a commencé à jouer de la guitare à l'âge de 13 ans (il en a 68). Peut se targuer d'avoir sorti 18 albums. Le 19e arrive dans nos bacs aujourd'hui.

Je ne connaissais qu'un ou deux morceaux de son répertoire et j'ai découvert avec ce nouvel opus une petite bombe rock/blues.

« Land of the blind » qui ouvre l'album est une chanson qui me rappelle vraiment Bruce SPRINSTEEN, tant dans l'écriture, le son des guitares que par la voix. Puis arrive « The devil that you know » : le piano, les cuivres, l'harmonica, la guitare, le morceau sonne blues/rock, la voix chaude de Rick est parfaite pour ce style de morceau. Les choeurs, le refrain accrocheur, le solo de guitare, il n'y a pas à dire, ils savent ce que rocker veut dire.
« Little Demon » : intro à la guitare dobro, guitare blues, ça balance, ça groove. Les cuivres (samples?) apportent cette touche roots, solo de guitare à la wah-wah. C'est bon les gars, vous nous avez convaincus. Le rock n'est pas mort.
« Judas Tree », morceau bluesy, on tape du pied, ça y est, tu es accoudé au bar en train de boire ta bière pendant que le groupe joue sur scène.
« Jesus was a atheist » (mais que fait la censure ? ) enfonce le clou (sans jeu de mots), le groupe prend plaisir à jouer et on le ressent. Je peux voir les sourires sur leurs visages. Stevie RAY VAUGHAN doit sourire d'en haut.

Les titres s'enchaînent, du rock, du blues, de la bière. Un bien bel hommage aux pionniers du rock'n'roll.

« Blues for the disillusioned » est le morceau le plus pop de l'album et aurait peut être dû apparaître en titre bonus. De belles parties de guitare solo quand même. L'album se clôt avec une chanson pop rock d'un peu plus de 10 minutes. A écouter dans votre décapotable lorsque vous roulez en longeant la côte californienne.

Seul problème pour les non-anglophones, c'est qu'on échappe aux paroles intelligentes du sieur SPRINFIELD.

Par contre, pour tous les amoureux du blues/rock, des cuivres, des solos de guitare joués avec feeling, des voix chaudes, cet album devrait tourner sur vos platines pendant un moment. Un rayon de soleil dans la grisaille actuelle.