FEED THE RHINO
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Metal - Post Hardcore

The Silence
Maitre Jim
Journaliste

FEED THE RHINO

«Les anglais de Feed The Rhino sont de retour avec leur 4ème album»

11 titres
Metal - Post Hardcore
Durée: 40 mn
Sortie le 16/02/2018
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FEED THE RHINO est un groupe qu'on peut qualifier de post-hardcore/métal originaire du Kent, dans le Sud-Est de l'Angleterre. Formé en 2018, le groupe a gardé son line-up originel et revient avec The Silence, son 4ème album.
Musicalement, le son des anglais est inspiré de diverses influences métal, noise, hardcore, rock, screamo. Des ingrédients capables d'amener force et légèreté à leur musique. A l'écoute, on pourrait facilement classer l'album à côté de ceux de Killswitch Engage, Norman Jean ou Glassjaw.


The Silence est donc un savant mélange métal / hardcore très moderne. Dans l'air du temps. Avec un chanteur capable d'assurer aussi bien les parties mélodieuses que les passages plus hurlés, plus agressifs. Non sans talent d'ailleurs. Coté production, c'est nickel, il n'y a rien à dire : c'est très propre. L'album ouvre sur les 3 singles et nous donne un aperçu du son de Feed The Rhino.

Bon… quel est le problème alors ? Eh ben mis à part 2 ou 3 morceaux pêchus, ils se ressemblent tous. Et ce n'est pas une question de style, que pourtant j'affectionne. Mais ça tourne toujours autour d'un mid tempo qui traine un peu en longueur suivi de refrains aériens. Ce que je reproche : des riffs pas assez appuyés et des guitares trop convenues. Question rythme : pas assez de vitesse ; c'est trop lent mais pas assez heavy. Sans guitares ni batterie déchainées, le chanteur est finalement tout seul à incarner l'identité du groupe, et c'est bien ça qui gêne...

A mettre tout de même au crédit de Feed The Rhino, les morceaux comme Nerve of a sinister killer ou Featherweight, le dernier de l'album, sortent du lot. Ils sont nettement plus rentre-dedans. Ça cogne plus et les mélodies restent plus en tête. Lost in proximity amène aussi un peu de punch tant sur le rythme que sur les guitares, tout en gardant la mélodie. D'ailleurs, on notera un bel exercice de voix sur le refrain, où les screams en backing et le chant s'entremêlent parfaitement.


Mais au final, malgré une fin plus intéressante à mon goût, le rendu de The Silence reste trop lisse. Qu'on s'entende bien, ce n'est pas un mauvais album, mais il ne réussit pas à s'emballer. Pas assez de riffs marqués, pas de mélodie qui se distingue, pas de composition hors norme. Il manque clairement le coup d'éclat qui fera que l'album restera dans les mémoires. Tous les ingrédients du genre sont pourtant là, mais ça manque de puissance, malheureusement.