The Sea I'm Diving In
The Effigy
Journaliste (Belgique)

NEUN WELTEN

«Neun Welten est inspiré sur quelques titres, malheureusement c'est loin d'être le cas sur l'ensemble. »

11 titres
Dark Folk
Durée: 50 mn
Sortie le 21/07/2017
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Neun Welten se présente comme étant un groupe dark folk situé à Leipzig en Allemagne. Il a déjà près de vingt ans de carrière mais laisse très peu de trace discographique, ce qui ne l'empêche pas de donner de nombreuses prestations au fil du temps. Le premier maxi cd « Auf Ewigwald » sort en 2001 et le second « Valg », voit le jour en 2004.

Un premier album pointe le bout de son nez en 2006. Il s'agit de « Vergessene Pfade », suivit en 2009 par « Destrunken ». Renseignement prit, il semble que le groupe ait perdu des membres depuis lors et n'en garde que trois d'origine sur les six. Nous retrouvons ici Aline (violon, piano), David (guitare, basse, cello) et Heinolf (guitare, chant) huit ans après le dernier album pour enfin découvrir leurs nouvelles compositions sur The Sea I'm Diving In.

Une intro pour placer l'ambiance et le groupe arrive tout en douceur avec « Drowning ». Musique planante, voix parlée, puis chantée. Le contexte est posé pour un voyage dans les limbes. Certaines sonorités de guitare ne déplairaient pas à Chris Isaak. Solitude et mort, décrépitude du monde, « The dying Swan » ne sera pas la note positive du jour. Malgré les thèmes abordés, cela n'empêche pas une certaine beauté dans cette douce noirceur.

Entrée du piano qui prend une place prépondérante pour le début de « Cursed ». Le titre restera sombre et lent tout comme le suivant « Nocturnal Rhymes ». Sans être désagréable, ce chant à moitié susurré devient lassant sur la longueur. L'album étant un enchaînement de titres de la même trempe, il n'est pas facile d'y adhérer entièrement en une seule fois.

« Floating Mind » donne plus de puissance dans son introduction mais est vite rattrapé par ce chant lancinant. Malgré tout nous avons là un bon titre qui se dégage des autres et apporte une réelle bouffée d'air frais à l'auditeur. Le groupe revient à sa routine sur « Earth Vein ». Les lignes de chants et de violons sont cependant très belles et enchantent facilement nos oreilles.

Un départ encore plus lent qu'à l'habitude pour « Lonesome October ». Pas de doute, la dépression peut gagner l'auditeur. Guitare sèche, violon et piano pose la mélodie sur une structure basse-batterie qui puise dans le slow classique. C'est une impression de continuité que donne les arpèges de guitare de « Lorn ». Les lignes de guitare électrique apportent une variation bienvenue mais pas assez pour attirer notre attention.

Le mélange de voix féminine et masculine de « Human Fail » apporte heureusement un petit plus à ce titre assez insipide. Il est d'ailleurs dommage que ce duo de voix ne soit pas plus employé sur cet album. L'effet est directement rendu avec plus de beauté et de mélancolie, ce qui n'est pas pour nous déplaire. La clôture du disque est plus rythmée avec « In Mourning ». Le tempo s'élève et le refrain est plus accrocheur.

Nous avons dans les mains un album qui n'est pas mauvais mais qui ne possède pas grand chose non plus pour qu'il marque les esprits. Quatre titres se détachent bien du lot et c'est assez pauvre sur l'ensemble d'un album entier. Le reste peut servir de musique de fond lorsque l'on a envie d'un moment de tranquillité paisible. Et après tout, pourquoi pas ? La musique douce du groupe peut nous plaire, mais dans des moments bien choisis de la journée et c'est déjà pas mal.
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