VIRGIN STEELE
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Heavy Metal/Hard Rock (early), Heavy/Power Metal (later)

The passion Of Dionysus
DeathMan
Journaliste

VIRGIN STEELE

«Pas sûr que Dionysos écoute ce disque pour faire la fête...»

10 titres
Heavy Metal/Hard Rock (early), Heavy/Power Metal (later)
Durée: 79 mn
Sortie le 30/06/2023
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Malgré mon grand âge, je ne connais pas du tout Virgin Steele. Passage obligé sur Internet donc, pour savoir où se situe cet album dans la période du groupe. A priori tout le monde est d'accord sur le fait que le groupe était en nette perte de vitesse avec leur dernier album remontant avant la grosse mani... pardon la grosse pandémie Covid, à savoir 2018. Le groupe officie dans un heavy metal traditionnel et assez théâtral, parfois visuellement proche de Manowar comme en montre les diverses photos promotionnelles.

Que vaut cet album à la pochette assez difficile à appréhender, tirant un peu sur un univers SM ? Globalement les morceaux sont assez longs, 10 morceaux pour 80minutes, soit 8min en moyenne ! L'album s'ouvre sur deux mid-tempos agréables mais qui laissent une impression d'un groupe en pilote automatique notamment par l'idée d'être réduit à leur plus simple expression. Cette sensation est assez paradoxale puisque près de 18minutes sont passées une fois que le second morceau est terminé ! Un premier défaut émerge donc : les morceaux sont trop simples pour leur longueur.

On a parfois la sensation qu'il manque un instrument, notamment sur les parties lentes de 'You'll never see the sun again', la musique du groupe ne semble pas être massive. Le groupe passe la seconde vitesse dès le troisième morceau 'A song of possession' mais la sauce à du mal à prendre , la faute à des notes trop longues et parfois carrément à un manque de guitare sur certaines parties, remplacée par des longues notes de synthé. Attention à ne pas tomber dans le piège du morceau le plus rapide de l'album sorti en single ('Spiritual Warfare') qui n'est en rien représentatif de l'album. Une autre polémique qui perdurera à l'écoute de cet album reste sur la batterie au son douteux, et le morceau 'Black Earth & Blood' ne va pas rassurer les auditeurs ! Vers la seconde partie du disque, le morceau 'To Bind & Kill A God' commence par un riff lourd et puissant qui réveille l'auditeur ! C'est bien là où ça fait mal : l'album est très soporifique...

La voix du chanteur se dégage sur l'ensemble du disque (Ecouter le refrain de 'The Passion Of Dionysus' par exemple) mais semble poussée sur studio (Doublée notamment comme sur 'To Bind & Kill A God'), j'ai du mal à imaginer comment le groupe pourrait reproduire les morceaux en live sans appui de bandes.

Si, ce que j'ai découvert de Virgin steele m'a donné envie de me pencher sur le groupe étant donné la passion indéniable qui habite ses membres et notamment le leader David DeFeis, je crois malheureusement que cet album ne restera pas comme celui du grand retour d'un groupe dont le passé flamboyant a du mal à se muter en avenir radieux. A noter, le groupe a révélé en interview avoir déjà commencé à enregistrer le successeur de ce disque, les fans ne devraient donc pas attendre trop longtemps. Le délai peut-être réduit entre les deux sorties va t'il rallumer la flamme ?