The Onlooker
Herger
Journaliste

WINDSWEPT

«Un album dans la lignée de ce que sait faire Savenko. Pour les fans de l'Ukraine!»

8 titres
Black Metal
Durée: 37 mn
Sortie le 01/03/2019
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Le label ''Season Of Mist'' publie le deuxième album du groupe Windswept. Ce combo est un projet de Roman Savenko, l'homme qui est derrière Drudkh et qui fût à l'origine du groupe Hate Forest. Cet album se nomme « The Onlooker ». L'homme est un fou de travail et compose régulièrement, on peut même dire qu'il n'arrête pas car rien qu'en 2018, il avait sorti le dernier album en date de Drudkh mais aussi un EP, deux titres de Windswept qu'il a sorti sur un autre label.

Nous avons déjà chroniqué le premier album que Savenko avait intitulé « The Great Cold Steppe», titre qui convenait très bien à l'opus car c'est une très bonne image pour décrire la musique de Windswept. Allons tout de go, ceux qui ont appréciés Windswept avec leur premier album, apprécieront le second car ils ont gardés la même continuité. Savenko propose, depuis ces débuts, des riffs rageurs avec une pointe de mélodie et surtout ce côté linéaire voir répétitif qui peut en rebuter certains. Pour notre part , il n'y a pas de problèmes car il faisait la même chose dans le groupe Hate Forest et sur les premiers opus du groupe Drudkh avec ce côté Heathen / Folk mais on est plus proche des compositions de Hate Forest, avec ce côté 'Raw' mais avec des vocaux différents de ce que l'on peut entendre dans Hate Forest. On pense aussi à un autre de ses projets : Blood Of Kingu. Citons pour étayer nos propos, le titre « Disguting Breed Of Hagglers » ou les riffs dévastateurs ne laissent aucun répit et donnent l'impression de tout effacer sur leurs passages, aidés par une batterie démente. Le chant est celui de Savenko, qui n'occupe pas le poste dans Drudkh.

Comme souvent, dans de longs morceaux, le chant crié n'est pas utilisé en permanence. Il reste agressif comme il pouvait l'être sur le précédent album et comme sur le morceau ''Stargazer''.
L'ambiance, comme à l'accoutumée avec les titres de Savenko, nous fait ressentir la nature ukrainienne, et ici, comme avec Hate Forest, ce sentiment de blizzard et ces visions de paysages des Steppes comme nous pouvons l'entendre sur « Gustavz Meyrink's Prague ».
Bon pour finir, les aigris pourront reprocher des compositions linéaires. Cela est habituel de sa manière d'écrire depuis ses débuts. Pour ses fans, ils continueront d'apprécier ce caractère hypnotique des titres donnés par ces riffs linéaires et répétitifs.

Un album dans la lignée de ce que sait faire Savenko. Pour les fans de l'Ukraine!
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