VANISH
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Power Metal

The Insanity Abstract
Enora
Journaliste

VANISH

«« The Insanity Abstract » n'a ni la base mélodique efficace du Rock, ni le côté épique et souvent entraînant du Power, ni la lourdeur et la puissance du Heavy, ni la recherche et la virtuosité du Prog.»

12 titres
Power Metal
Durée: 61 mn
Sortie le 29/09/2017
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La première chose qui est claire c'est que Vanish est un groupe dont le style est difficilement identifiable. Certains parleront simplement de Rock, d'autres de Power Metal, d'autres de Heavy, voire même de Metal Prog. Bien que ces genres ne soient pas antinomiques, il peut être surprenant d'écouter ce groupe en ayant en tête qu'il s'agit de Power, par exemple. Je vous propose donc de vous faire votre propre avis sur la question avec leur nouvel album : « The Insanity Abstract ».

Le titre éponyme qui ouvre cet album a le rôle d'une introduction musicale où des voix parlées se superposent à une batterie minimaliste, à des bruits de sirènes de police, à des notes de piano… « The Pale King » débute par une mélodie aux guitares et claviers, rapidement rejoint par le chanteur, tantôt avec une voix caverneuse, tantôt avec une technique de chant très proche du Power Metal. « Follow » reprend les mêmes codes mais de façon plus épique et entraînante. La batterie et la basse trouvent ici une meilleure place. Le morceau « Make-Believe (Slipstream Part 1) est bien plus mélodique et organisée dans sa composition puisque le clavier semble ici réellement indépendant des guitares, ce qui permet la création d'un background musical de meilleure qualité. Le refrain avec des choeurs est également assez agréable.

Un climat plus sombre et mélancolique s'instaure dès le début de la chanson « Lilith Cries » où on retrouve un trio piano-batterie-basse pour assurer la ligne musicale. Le refrain se rapproche des compositions de certains groupes de Sympho, ce qui peut faire regretter la perte de simplicité du morceau. « Frame By Frame (Slipstream Part 2) » est une bonne combinaison de Power et de Prog dans son esprit, mais elle n'emprunte ni à l'aspect épique du premier, ni à la virtuosité du second.

Avec « Unforgivable Darkness », Vanish commence à nouveau à construire une ambiance sombre ; mais cela ne dure que quelques secondes puisque le groupe revient à ses mélodies plus légères. « We Become What We Are » est la ballade de cet album, mêlant passage au piano, ensemble de cordes en background sonore, chant quasi-lyrique, batterie discrète… C'est ensuite au tour de « Disbelief (Slipstream Part 3) » qui oscille (encore une fois) entre atmosphère sinistre et douceur habituelle du groupe.

Le morceau « The Way Madness Lies » débute avec un clavier presque trop endiablé autour duquel des guitares dissonantes laissent tomber quelques notes. La mélodie a un arrière goût de déjà vu et n'apporte rien de plus que les précédents titres. « Somewhere Along The Line » semble plus simple et légère dans sa composition si on aime les vocalises lyriques du chanteur qui s'en donne à choeur joie avec son vibrato. L'album s'achève sur « When The Mind Bursts » qui sonne comme une longue fresque musicale de dix minutes.

La conclusion sera rapide pour ne pas être trop douloureuse : « The Insanity Abstract » n'a ni la base mélodique si efficace du Rock, ni le côté épique et donc souvent entraînant du Power, ni la lourdeur et la puissance du Heavy, ni la recherche et la virtuosité du Prog. Les titres se ressemblent entre eux, aucune direction réelle n'est donnée à l'album, et certains aspects de la composition pourraient être allégés pour éviter l'impression ostentatoire de théâtralité qui s'en dégage.