The Grand Antiquation
Enora
Journaliste

MEADOWS END

«« The Grand Antiquation » confirme tout le bien qu'on pense de Meadows End tant le groupe a su proposer des albums construits et toujours d'excellente facture »

8 titres
Symphonic/Melodic Death Metal
Durée: 41 mn
Sortie le 08/03/2019
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Meadows End fait parti de ces groupes dont on aimerait voir le nom plus souvent. Bien qu'ayant commencé sa carrière en 1998 en Suède, le groupe attend 2010 pour dévoiler un premier album, « Ode to Quietus », puis les succès s'enchaînent avec « The Sufferwell » en 2014 et « Sojourn » en 2016, mais c'est bien à « The Grand Antiquation » qu'on va s'intéresser aujourd'hui.

L'ouverture de cet album, la magistrale ‘Devilution', est tout simplement une merveille de composition avec des choeurs dans les aigus qui dominent, comme des âmes en perdition, une scène de tourmente infernale où la guitare de Jan Mehle et la basse de Mats Helli se soutiennent mutuellement. L'aspect mélodique se savoure sur le refrain. Plus agressif, ‘Storm of Perdition' aurait presque quelque chose de Black sympho dans son atmosphère et ses propositions musicales. Les choeurs vont visiblement nous accompagner tout au long de l'album. Tantôt fantomatiques, tantôt accusateurs, ils se font la voix de l'âme humaine alors que le corps s'égare dans les abysses de la vie. La lenteur est le mot d'ordre pour ‘Svept i Sorgepläd' qui porte en elle des influences dans la lignée directe de groupes comme Wolfheart, ce qui ne peut que jouer en faveur de Meadows End qui nous offre pour le moment un album de très haute volée !

La batterie de Daniel Tiger prend ensuite l'ascendant sur ‘Night's Bane' qui, étrangement, reste sur une rythmique chaloupée qu'on devinait déjà sur le morceau précédent et qui n'est pas sans rappeler le Folk. Un passage chanté par une voix féminine apporte au titre une pointe de douceur empoisonnée. Meadows End joue avec les ambiances sur ‘Non-Dreaming Eye' en alternant passages baroques et mélodiquement dramatiques, et moments sobres et froids où la batterie règne sans partage. ‘Her Last Sigh Goodbye' propose quelque chose d'assez différent en donnant dans la mélancolie davantage que dans l'agressivité. La voix de Johan Brandberg passe d'ailleurs du scream à de vrais cris. Et voici venir la sensuelle mais mortifère ‘The Insignificance of Man', menée par une voix féminine. En soutien ou lors de passages solo, le clavier de Robin Mattsson continue de faire des merveilles. La conclusion, ‘I Stilla Vemod Vandra' est à la hauteur du reste !

« The Grand Antiquation » confirme tout le bien qu'on pense de Meadows End tant le groupe a su proposer des albums construits et toujours d'excellente facture au cours de sa carrière. Puissance et mélodicité sont au rendez-vous sur ce nouvel opus qui crée et nourrit une ambiance dramatique plus qu'appréciable et réussie !


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