The Eternal Throne
Anibal BERITH
Journaliste

DYSPHOTIC

«Avec ce premier album, Dysphotic maîtrise parfaitement les ambiances sombres et terrifiantes grâce à des compositions bien pensées, de durées moyennes évitant de tomber dans la facilité du riff répétitif, et poussant à la variété.»

11 titres
Black/Death Metal
Durée: 43 mn
Sortie le 12/11/2018
276 vues
AUTOPRODUCTION

Formé en 2015 à Sante Fé (Nouveau Mexique, EU), le quartet Dysphotic propose en cette fin d'année 2018, son premier album. Intitulé ''The Eternal Throne'', Zac Hogan, Augustine Ortiz, Ben Durfee, Corbin Pfeffer, délivrent un blackened death puissant et enragé ! Axé autour de 11 titres glissant sur près de 3/4 d'heure, bienvenue dans un univers angoissant et terrifiant !

Globalement, l'album est varié et ne se contente pas de rester dans le confort d'une musique sombre et malsaine. Epousant de nombreuses influences pour parvenir à composer l'oeuvre, les américains savent marier les genres sans s'éloigner de leur objectif : fournir une musique à l'ambiance caverneuse !
C'est sur ce postulat que l'on plonge rapidement dans les abysses de leur monde infernal par le râpeux et lancinant 'Away from the Light' qui démontre rapidement ce vers quoi le quartet tend à nous faire subir. Bien que la composition se targue d'un beau soli très heavy à mi-parcours, le titre n'en est pas moins sombre. Le chant du frontman Corbin Pfeffer est gras à souhait tout en dégageant une sonorité éraillée accrocheuse. Les riffs tronçonnent, cependant, la ligne mélodique reste plus claire conférant cette ambiance très Black Metal. Les ambiance Black / Death s'emboîtent parfaitement, le côté sombre du Black prenant l'ascendant par son côté angoissant ('Corbin Pfeffer') et dissonant ('Aura of Insanity' et 'Daemon Sultan').

Toute cette atmosphère malsaine qui plane sur le disque laisse entrevoir de la légèreté notamment lorsqu'on écoute le groovy 'Abyssal Plain'. Démarrant agressivement juste après le titre introductif lancinant, c'est surprenant et l'on se laisse rapidement entraîner par les riffs presque dansant, surprise que l'on retrouve sur quelques passages de 'Anathema' même si ce dernier s'annonce gras et dégoulinant.

Le reste de la galette est clairement démonstratif de l'univers des américains avec quatre titres qui ne donnent pas envie de rire. Le sérieux angoissant du groupe reprend possession du disque notamment par le malsain 'Aether and Chaos', qui par ces riffs dissonants, plonge l'auditeur vers un post black plutôt assommant et loin d'être plaintif...on n'est pas là pour s'apitoyer sur son sort !
L'enchainement du sceud est terrifiant ('enebrae Aeternum'), violent ('Supreme Ritual') et amène vers un passage digne des thrillers les plus terrifiants de la littérature ou du cinéma ('Curse of the Augur') pour nous asséner le coup de grâce avec le lourd et dérangeant 'Abductor'.

Avec ce premier album, on peut dire que Dysphotic maîtrise parfaitement les ambiances sombres et terrifiantes grâce à des compositions bien pensées, de durées moyennes évitant de tomber dans la facilité du riff répétitif et poussant à la variété. De nombreuses touches inspirées (plans groovy, soli heavy) viennent pimenter cet univers malsain pour en sortir un disque équilibré, varié et dont l'univers oppressant est parfaitement réparti sur les onze titres donnant envie de ré-appuyer sur a touche play.

Tracklist :

1. Away from the Light 04:01
2. Abyssal Plain 03:31
3. The Formless Void 03:16
4. Aura of Insanity 03:32
5. Daemon Sultan 02:44
6. Aether and Chaos 04:47
7. Tenebrae Aeternum 06:44
8. Anathema 03:13
9. Supreme Ritual 02:19
10. Curse of the Augur 04:34
11. Abductor 04:22
DYSPHOTIC
Plus d'infos sur DYSPHOTIC
Black/Death Metal