The End Machine
Laurent Sage
Journaliste

THE END MACHINE

«Le hard mélodique moderne revu et corrigé par des membres de Dokken»

11 titres
Hard Rock Mélodique
Durée: 56 mn
Sortie le 22/03/2019
2022 vues
Lorsque Mick Brown, Jeff Pilson et George Lynch se réunissent pour un album (avec Robert Mason, chanteur de Warrant et ex-Lynch Mob ), il est aisé de penser que nous allons écouter un album de Dokken sans Don Dokken.

Pour être franc, la réponse est : oui et non. Le style si particulier de George Lynch et le fait de composer avec ses acolytes ne peut totalement effacer les similarités. Mais le chant beaucoup plus ''brut'' de Robert Mason apporte une autre couleur.

Le son, plus moderne nous emporte dans une autre dimension que celle du hair metal des années 80. De plus, George a su faire évoluer son jeu et il a une palette plus étendue de sonorités et une tendance à être plus dans l'expression que dans la démonstration.

L'album débute avec un riff mid-tempo ( il est vrai que Dokken ou Lynch Mob n'ont jamais été catalogués speed metal), qui a été le premier morceau à être présenté aux fans et medias. Typique de la nouvelle approche du groupe, il se relève un peu mélancolique, sûrement de part l'accordage qui confère cette impression. Le chant de Robert Mason est puissant et colle parfaitement au style. Le duo basse/batterie qui se connaît sur le bout des doigts joue serré et bien sûr George nous délivre un solo dont il a le secret. Imparable.

‘Hold me Down' est plus entraînant et aurait peut être pu ouvrir l'album. Les choeurs sont soignés, le riff est, comme toujours avec George, travaillé, jouant souvent en accords pleins ce qui apporte un son différent et donne cette couleur différente.

‘No Game' est plus classique dans l'approche mais les arpèges sur la voix de Robert font mouche. Le talent des musiciens fait qu'un morceau ''déjà entendu'' arrive encore à nous surprendre.Nous n'allons pas vous reparler des solos de George mais il a toujours ce phrasé mélangeant tapping, enroulés, chokes, si caractéristique de son style, avec en plus un sens de la mélodie important que le point d'orgue du morceau est toujours son intervention.

‘Bulletproof', un peu plus typé seventies, avec quelques licks bluesy, un morceau au tempo plutôt lent mais qui groove grâce au chant de Robert. ‘Burn the Truth' est un morceau plus ''atmosphérique'' avec une intro à la guitare accoustique et des choeurs travaillés à la Queen.

‘Alive Today' est un morceau avec lequel beaucoup de gens ont trouvé une similitude avec le ''vieux'' Dokken ou le Lynch Mob de 92. Disons que c'est une sorte de ''classic rock'' joué de manière plus moderne. ‘Sleeping Voices' est un morceau que l'on pourrait qualifier de ''power ballad'', un morceau de plus de six minutes avec une montée en puissance tout au long du titre.

L'album se termine sur note fraîche et positive (tonalité moins mélancolique, plus joyeuse) avec un morceau plus classique où l'on se laisse emporter par le groove. Presque un retour aux années 80 avec un son du 21e siècle.

Il faudra peut être plusieurs écoutes pour apprécier complètement The End Machine : ce n'est pas un album à tubes mais un album de compositions soigneusement travaillées, une horlogerie de haut niveau. Pour les amateurs de guitare vous trouverez largement votre compte, par contre pour les fans de tubes 80's l'approche sera peut être plus difficile.


THE END MACHINE
Plus d'infos sur THE END MACHINE
Hard Rock Mélodique