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The Dying Hunt

Blood Potatoe
Journaliste

STATIC ABYSS

Quatrième opus de Static Abyss, ''The Dying Hunt'' mêle lourdeur et vélocité en une mixture death des plus délectables.
11 titres
Death Metal Doom
Durée : 37
Sorti le 28/08/2026
14 vues

Static Abyss est un jeune combo de death metal formé en 2021 à Oakland par deux vétérans du circuit sévissant dans Autopsy. En effet, le chanteur Chris Reifert et le guitariste Greg Wilkinson, probablement pas assez occupés avec leurs quinze projets différents, ont trouvé judicieuse l’idée de former une nouvelle entité, complétée par le batteur de Necrot, qui lui aussi devait s’ennuyer entre deux sorties discographiques.
Cinq années et deux albums plus tard, les voici de retour avec ''The Dying Hunt'', un troisième long format aux thématiques toujours aussi joyeuses, tel que les maladies mentales et la descente aux enfers d’un insomniaque assailli de cauchemars. Et quoi de mieux qu’un death bourrin et tortueux pour mettre en son ce basculement dans la folie !
'Skull Blast' saute, dès ses premières notes, à la gorge et aux oreilles de l’auditeur avec une attaque death dans la plus pure tradition américaine du style. Le chant est hargneux, les guitares abrasives, la section rythmique pachydermique.
'Lobotomized At Last' enfonce le mandrin dans le crâne avec son alternance de tempi et son break final inquiétant.
A son death US, le trio ajoute quelques subtilités et moments inattendus, tel ces guitares dissonantes sur le titre éponyme et 'Bleeding In The Fog'. 'Nowhere Forever' enchaine les tremolos endiablés sur un low-tempo presque sludge quand 'Volcanic Womb' se la joue Celtic Frost, chant à la Tom Warrior inclus.
A ce titre, Chris Reifert assure des parties vocales solides et assurées, son growl reconnaissable faisant merveille sur l’ensemble des titres. Son chant atteint des profondeurs abyssales sur l’ultra pesant 'Sinew Leech' et se teinte parfois de reverb.
Greg Wilkinson, au four et au moulin, tronçonne du riff et fait gronder sa basse avec entrain. Le gaillard ne s’économise pas et balance des parpaings rythmiques qu’on n’aimerait pas se prendre sur le coin de la tronche.
Quant à l’ami Gailey, il martèle ses futs tel un Vulcain cocu jusqu’aux oreilles, faisant étalage de tout son talent sur le conclusif 'Darkness At The End Of The Light'.
Le trio pousse les curseurs dans le rouge à deux reprises, sur les concis 'Wall Of Delusion' et 'Defleshed And Forlorn', glaviots punks à la limite du crust qui ne sont pas sans rappeler Napalm Death dans leur violence primaire.
Enregistrée aux Earhammer Studios par Sieur Wilkinson himself, cette cuvée 2026 bénéficie d’une production claire et puissante, qui sied à merveille aux compositions.
Suffisamment long pour rassasier les amateurs de bourrinage sans pour autant lasser sur la durée, ''The Dying Hunt'' se permet de rafraichir le genre, ce qui en cette période caniculaire ne peut qu’être salué.