WHITE MOTH BLACK BUTTERFLY
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Pop-Rock
Chroniques
Atone
2017

The Cost of Dreaming
Fred H
Journaliste

WHITE MOTH BLACK BUTTERFLY

«Belle pépite d’électro pop rock»

14 titres
Pop-Rock
Durée: 45 min 58 mn
Sortie le 28/05/2021
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Outre le fait d’être un gars hyperactif, Daniel Tompkins aime varier les plaisirs. On peut évidemment nommer son combo TesseracT, sa période dans Skyharbor, mais on peut également citer ses très récentes escapades en solo (« Castles » et « Ruins » de 2019 et 2020) et ses projets Haji’s Kitchen, Zeta, Absent Hearts, Piano, et … White Moth Black Butterfly.

C’est avec ce collectif que l’anglais nous revient présentement (pour succéder à « One Thousand Wings » de 2013 et « Atone » de 2017). Pour ce « The Cost of Dreaming » (NdT : Le cout du rêve), Daniel a reconduit la même équipe que précédemment. Un line-up bien cosmopolite avec le guitariste-auteur-compositeur indien Keshav Dhar (Skyharbor), le claviériste-arrangeur américain Randy Slaugh (Devin Townsend, Architects, Periphery), le batteur Mac Christensen et la chanteuse-parolière britannique Jordan Bethany.

Confinement oblige, ce troisième effort a été conçu et enregistré, sur trois continents et dans différents studios, tout au long de l'année 2020. Une nouvelle fois, notre tête pensante et ses accompagnants nous ravissent de leur pop rock délicieusement cotonneux, raffiné et immersif ('Bloom' magnifié par une intervention subtile du claviériste Eric Guenther de The Contortionist).

Musicalement, l'électro est au centre de multiples morceaux (le tourbillonnant et coloré 'Prayer For Rain', 'Darker Days' traversé par un pur solo lunaire exécuté par le saxophoniste Kenny Fong). Hormis une ou deux plages plus sombres (le presque dérangeant 'Use You'), les compositions sont globalement lumineuses. Tels des dormeurs entrant dans le monde des rêves, on est comme en apesanteur (l’atmosphérique 'Sands Of Despair'). Grâce à des mélodies lentes et entêtantes, soutenues par des instruments à cordes délicats ('Ether'), on ne peut qu’être touchés par la sensibilité et les émotions transmises (la très pop 'The Dreamer').

Au niveau du chant, Daniel évolue seul que sur peu de titres (l’envoutant 'Heavy Heart', 'Unholy'). Le garçon étant plutôt très partageur, il embarque sa compatriote pour plusieurs duos (l’apaisant 'Soma', la rêverie 'Liberate'). Leurs voix nous transportent, nous emportent, en totale alchimie ('Portals', l’hypnotique 'Spirits'). Le sieur Tompkins laisse à Jordan toute la place pour s’exprimer. Sur quelques pistes, il s’efface même totalement ou se contente « simplement » de quelques chœurs (le magnifique 'Under The Stars'). Le mix vocal a été confié aux bons soins du producteur Forrester Savell (Karnivool, Skyharbor). L’australien réalise un formidable travail d’orfèvre parfaitement équilibré et maitrisé. L’écoute au casque et autres écouteurs se révèle être un pur bonheur.

Dans la continuité de précédent opus, ce « The Cost of Dreaming » de White Moth Black Butterfly est une belle pépite d’électro pop rock. Le disque se clôture sur ces quelques mots « We were born to fly » (NdT : Nous sommes nés pour voler). On le confirme, une fois encore, le papillon noir déploie ses ailes avec beaucoup de grâce.