The Burning
Fred H
Journaliste

BRITISH LION

«Bien plus qu'un simple petit 4 heures en attendant le futur Iron Maiden. Steve Harris croit dur comme fer en son British Lion. Ça tombe bien, nous aussi.»

11 titres
Hard Rock
Durée: 60'17 mn
Sortie le 17/01/2020
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Le nom de Steve Harris est et restera à jamais rattaché au légendaire combo Iron Maiden. Combien d'incontournables (morceaux voire opus aux complets) perpétrés depuis (bientôt) 40 piges et 16 galettes studios ? Bref, hormis un petit featuring basse-backings vocals pour le premier effort de sa fifille Lauren (« Calm Before the Storm » paru en 2008), l'anglais n'avait – jusqu'à lors – commis qu'une seule infidélité envers la vierge de fer.

Baptisée British Lion, cette dite incartade, livrait mi-2012 sa 1ere rondelle éponyme. Huit ans plus tard, le célèbre bassiste (toujours accompagné par le vocaliste Richard Taylor, les guitaristes David Hawkins et Grahame Leslie, et le cogneur Simon Dawson) récidive. Cette seconde escapade, nommée « The Burning », est le résultat de plus de deux ans de travail (certaines chansons ont déjà été interprétées sur scènes et plutôt bien accueillies lors des récentes tournées).

Pas la peine de tergiverser trop longtemps. Oui, à l'instar du 1er disque, on retrouve le style Maiden-ien et la patte de tonton Harris ('Lightning' et son faux air de 'Wasted Years'). Oui (encore), on reconnaît ce sens de la mélodie qui vous rentrent assez rapidement dans la tête (la cavalcade 'Spit Fire'). Oui (ter), on note quelques similitudes avec la petite fillette d'acier lors des joutes de grattes ou lors de quelques gimmicks/intonations du chanteur (les ho-hoho de 'Last Chance'). Et oui (enfin), de manière évidente, on a le droit à ce toucher de basse (aux doigts, pas de médiator) et ce son si familier qui claque et qui demeure toujours bien présent.

Et pourtant, cataloguer nos 5 larrons comme une sorte de mauvaise copie de qui-vous-savez serait pour le moins trop réducteur. Déjà pas de titres qui s'étirent trop sur la durée (de 4 à 6'30). Point non plus de longs passages progressifs. La prod, goupillée par le sieur Harris himself (on n'est jamais mieux servi que …), est parfaite et ne délaisse personne. Notre maître ès 4-cordes (il effectue aussi quelques claviers ici et là) et ses compères donnent dans le Hard Rock racé. La bande délivre des compos globalement énergiques (le rapide ouvreur 'City Of Fallen Angels'). Le lion à décider de rugir et de sortir les griffes. Les duels des sixcordistes Hawkins et Leslie sont carrément jouissifs ('Father Lucifer', 'Bible Black')

Le chant de Taylor ne plagie en rien celui de Mister Bruce « Scream For Me » Dickinson. Servi par des refrains et des mélodies somme toute efficaces, l'homme nous embarque de sa voix chaude entre pistes relevées (l'addictif 'Elysium', l'excellent 'Legend', le très bon 'Land Of The Perfect People') et parties plus délicates (la ballade 'Native Son').

« The Burning » est bien plus qu'un simple petit 4 heures en attendant le futur repas frugal du prochain Iron Maiden (que les récentes rumeurs annoncent pour 2020). Steve Harris croit dur comme fer en son British Lion. Ça tombe bien, nous aussi.

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