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Symphonic/Power Metal

The Alchemy Project
Blood Potatoe
Journaliste

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«'The Alchemy Project' s’avère un délicieux gâteau d’anniversaire aux saveurs métalliques variées, qui reste dans la tête mais pas sur l’estomac.»

7 titres
Symphonic/Power Metal
Durée: 35 mn
Sortie le 11/11/2022
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On n’a pas tous les jours vingt ans, ça nous arrive une fois seulement, comme le chantait si bien Berthe Sylva au siècle dernier.

Et pour fêter dignement ses deux décennies d’existence, Epica a décidé de mettre les petits plats dans les grands en nous offrant ''The Alchemy Project'', recueil de sept pépites métalliques faisant apparaitre de prestigieux invités, trop heureux de participer au jubilée de Simone et ses acolytes.

La fête démarre en trombe avec 'The Great Tribulation', qui voit les Italiens Fleshgod Apocalypse étoffer de leur death symphonique un opener déjà fort entrainant : intro grandiloquente, parties blastées, alternance chant growlé/lyrique, tout est mis en œuvre pour nous mettre dans l’ambiance.
'Wake The World' calme un peu le jeu avec son mid-tempo aux mélodies accrocheuses. La voix de Tommy Karevik (Kamelot) s’accorde plutôt bien avec celle de Simone et le clavier vintage de Phil Lanzon (Uriah Heep) apporte une touche 70s au morceau.

Les progueux de Shining (NO) s’invitent sur le moderne 'The Final Lullaby', agrémenté d’un solo de saxophone de sieur Munkeby, qui amène un côté jazzy fort agréable.
Le metal extrême est également de la party via 'Death Is Not The End' et plus encore avec le glaviot thrash/death 'Human Devastation', expectoré par un Sven de Caluwé particulièrement remonté. Ultra efficace même si loin du répertoire habituel du sextet.

La power-ballad 'Sirens Of Blood And Water' voit Simone s’acoquiner avec sa compatriote Charlotte Wessels et la danoise Amalie Bruun pour un trio de voix enchanteresses, violons et chœurs aériens contribuant largement à ce voyage dans l’éther. Cette alchimie est encore plus prégnante dans le final 'The Miner', pièce épique de sept minutes, forte d’une puissance émotionnelle rarement vue chez nos Bataves : harmonies vocales à tomber, chœurs emphatiques, effets électroniques discrets, claviers éthérés qui contrebalancent la lourdeur des guitares, tout cela contribue à faire de ce grand finale un joyau de métal atmosphérique qu’on rêverait de voir interprété sur scène.

Anniversaire réussi, donc, avec cette cuvée 2022 aux qualités artistiques indéniables, le groupe ayant su s’entourer pour l’occasion d’invités prompts à sublimer sa musique.